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Le BAME aux panels de l’UCAD pour le mois des droits des femmes

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), via sa Direction de l’Animation Culturelle et Scientifique (DACS), organise avec l’ISRA-BAME et le projet PASNEEG une série de panels à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Ce mardi 10 mars, l‘ISRA BAME, l’Ecole Supérieure d’Economie Appliquée (ESEA) et Enda Pronat animeront le premier panel sur ” Les défis des femmes agricultrices“.

 Ces rencontres visent à créer un espace d’écoute, de dialogue et de réflexion sur les droits des femmes. Des intervenantes de divers horizons aborderont des thèmes comme la société, l’agriculture, les technologies, la santé et la justice sociale.

L’objectif est de faire du mois de mars un espace de dialogue, d’écoute et de réflexion sur les enjeux liés aux droits des femmes.

Des intervenantes issues de divers horizons aborderont des thématiques majeures :
🔵 Société
🔵 Agriculture
🔵 Technologies
🔵 Santé
🔵 Justice sociale
🕙 Panels : 10H – 12H
📍 Dans différents espaces de l’UCAD (voir visuels)
Un rendez-vous académique et citoyen pour penser l’égalité et construire l’avenir. Le public est largement invité à y participer.
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Le riz sénégalais face à la baisse des prix mondiaux : les acteurs plaident une loi régulant le secteur

Après près de deux ans l’ISRA-BAME renoue avec ses mardis du BAME. Pour cette 30ème édition, la production du riz, l’écoulement et la commercialisation du riz était au cœur des débats, le mardi 3 mars au Pôle de recherches de Hann. Structuré autour du thème « Le riz sénégalais face à la baisse des prix mondiaux : stratégies pour mieux produire, mieux vendre, et protéger les revenus des ménages et des producteurs », ce 30ème mardi du BAME a vu la participation des maillons essentiels qui gravitent au de la production du riz local. L’atelier s’est ouvert avec une allocution du Directeur général de l’ISRA, Dr Moustapha GUEYE, en présence de l’ancien Ministre de l’Agriculture Dr Papa Abdouaye SECK.

Au présidium se sont succédés des chercheurs de l’ISRA et de l’ANAPRI qui ont fait des études sur le riz. Il s’agit de Dr Omar Ndaw FAYE, Finda Bayo DIAKHATE, Ndèye Fatou Faye MANE et Timothy NJAGI.

Pour leur part, les chercheurs ont analysé les facteurs qui bloquent en s’appuyant sur des données solides issues de leurs travaux de recherche. « On a montré qu’en milieu rural, on consomme encore beaucoup de riz importé, tandis qu’en milieu urbain, on consomme plus de riz local. Ce qui veut dire qu’il y a beaucoup d’effort à faire en milieu rural. Etant donné qu’ils sont en transition alimentaire, ils sont en train de remplacer les céréales traditionnelles par le riz. Mais il y a également une exigence de qualité », explique Ndèye Fatou Faye MANE, Chercheure du bureau.

Les débats se sont poursuivis avec un panel politique animé par Daouda SÈNE de la Direction de l’agriculture, de Najirou SALL, Président du CNCR, Pape Sandiour DIEYE, Président du CIRIZ et Ibrahima Tamsir NIANE de l’UNACOIS.

Le riz occupe une place prépondérante pour la sécurité alimentaire du Sénégal. Sa consommation annuelle est estimée à près 88 kg par habitant. Toutefois, cette progression de l’offre ne s’est pas traduite de manière proportionnelle par une meilleure insertion du riz local sur les marchés. Selon Nazirou Sall, Président CNCR, les décideurs publiques doivent accompagner davantage le secteur notamment dans l’écoulement des produits. « Les problèmes du Sénégal, c’est un problème du marché et un courage politique qui permet de vendre les productions locales afin de produire et vendre au pays avec une maitrise du marché Sénégalais. », a-t-il affirmé.

A travers ce « mardi du BAME », l’ISRA a voulu créer un espace de dialogue multi-acteurs afin d’analyser de manière rigoureuse les goulots d’étranglement le long de la chaîne de valeur et de co-construire des solutions opérationnelles pour améliorer la commercialisation et la compétitivité du riz local. Les acteurs présents ont également plaidé pour une loi qui participerai à une meilleure régulation du secteur.

Suite à ce mardi du BAME, le Ministère de l’agriculture a décidé de subventionner le riz local à hauteur de 50fr  le KG.

Dans la Presse 🌾🌾🌾

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30e Mardi du BAME “Le riz sénégalais face à la baisse des prix mondiaux”

Le mardi 03 février 2026, l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles à travers l’ISRA BAME et le CRA de Saint-Louis, organise la 30e édition des “Mardis du BAME” sur le thème  suivant  “ Le riz sénégalais face à la baisse des prix mondiaux : stratégies pour mieux produire, mieux vendre, et protéger les revenus des ménages et des producteurs ”.

Cette animation scientifique est ouverte au public.

Pour plus d’informations, 👉 Téléchargez ICI les TDR 

 

 

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Stage Collectif COSTEA : Face au changement climatique, l’irrigation passée au crible par des étudiants à Richard-Toll

50 étudiants sénégalais et internationaux ont restitué les résultats du stage collectif du projet COSTEA, ce vendredi 20 février 202 à Richard Toll, en présence d’enseignants-chercheurs, de responsables institutionnels, de techniciens de l’irrigation, de producteurs et de partenaires locaux. Portée par un partenariat entre universités, recherche et institutions publiques, cette initiative vise à éclairer les choix futurs d’aménagement et de gestion de l’eau face aux défis climatiques et de sécurité alimentaire. La cérémonie d’ouverture a été présidé par le représentant la Direction régionale du Développement rural (DRDR) de Saint-Louis.

Cette restitution marque l’aboutissement du stage collectif du projet COSTEA, démarré le 10 février 2026, qui s’inscrit dans une démarche de recherche-action visant à mieux comprendre les dynamiques, contraintes et trajectoires d’évolution des systèmes agricoles irrigués dans la vallée du fleuve Sénégal, et à identifier des leviers concrets de transition agroécologique.

« Je tiens (…) à souligner l’importance du partenariat mis en place, qui associe l’ensemble des acteurs : la production de connaissances, leur vulgarisation, le conseil agricole, ainsi que les principaux bénéficiaires que sont les producteurs. Ces derniers s’approprient les informations, expérimentent sur le terrain et agissent de manière responsable et raisonnée, en s’appuyant sur les savoirs et les expériences partagés. » ajoute le représentant de la Direction régionale du Développement rural (DRDR).

Conçu comme une unité d’enseignement en situation professionnelle, ce stage collectif mobilise une approche systémique, territoriale et historique des périmètres irrigués. Les étudiants ont conduit des observations de terrain, des enquêtes auprès des agriculteurs et des acteurs institutionnels, et une analyse agro-hydraulique et agroécologique des territoires étudiés, notamment les périmètres de Dagana et du lac de Guiers.

Les travaux visent à produire :

  • un diagnostic opérationnel des systèmes irrigués,
  • des éléments d’aide à la décision pour les acteurs publics,
  • et une lecture agroécologique et hydraulique des aménagements existants, mobilisable dans les futurs travaux du COSTEA sur la réingénierie des périmètres irrigués.

Ce stage collectif est le fruit d’un partenariat entre l’Institut Agro Montpellier, l’Université Gaston Berger, l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), et la SAED, sous la coordination du COSTEA. Il illustre une collaboration étroite entre recherche, formation et action opérationnelle, au service de l’adaptation de l’agriculture irriguée aux défis climatiques et de sécurité alimentaire.

« Dans un contexte où la mise en œuvre des politiques publiques de l’État doit être accélérée, il est essentiel que ces réflexions soient portées à tous les niveaux, et en particulier en lien étroit avec les universités et les institutions de recherche, afin de produire des connaissances utiles et directement mobilisables. Cette dynamique contribue de manière concrète à renforcer la capacité de la SAED à mener à bien ses missions. (…) Ce stage collectif revêt une importance particulière dans le cadre du Programme DELTA, et plus largement dans la réflexion sur la réingénierie agroécologique des systèmes irrigués collectifs. » précise Khassim Malick Sarr, Coordonnateur du programme Delta.

Le COSTEA (Comité Scientifique et Technique de l’Eau Agricole) est un réseau international d’experts engagé depuis plus de dix ans dans le renouvellement des pratiques et politiques de l’agriculture irriguée. Dans sa nouvelle phase de financement (2025-2028), il accompagne les transformations des systèmes irrigués dans une double perspective de durabilité environnementale et de sécurité alimentaire, en Afrique de l’Ouest, au Maghreb et en Asie du Sud-Est.

« Pour ce qui de la réingénierie agroécologique qui sera mise en œuvre avec le programme DELTA, nous allons initier une phase 2 de ce travail à partir des mois de mai et juin 2026 avec une étude plus approfondie avec un travail de terrain. On compte aujourd’hui vraiment sur vous tous et toutes pour améliorer les résultats de ce stage par vos retours vos réflexions. Ce stage collectif est un moment très fort pour la préparation de ce terrain, un moment de diagnostic. » ajoute Sami Bourarfa, Président du COSTAE.

Restitution, en cours

Retour en images, sur lancement du stage…

 

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Produits d’intérêt territorial : Niakhar mobilise ses acteurs lors d’une journée paysanne

Ce samedi 14 février 2026, l’arrondissement de Niakhar a accueilli une Journée paysanne dédiée à la valorisation des produits d’intérêt territorial (PIT), réunissant des producteurs, transformateurs, élus locaux, organisations communautaires, services techniques, partenaires et médias. Organisée dans le cadre du projet MAHDIA, cette initiative vise à renforcer la souveraineté alimentaire, l’autonomisation économique des acteurs ruraux et la transition vers des systèmes alimentaires durables fondés sur l’agroécologie.

Les filières agricoles stratégiques du territoire :  mil, arachide, maïs, sorgho, niébé et bissap, appelés PIT dans le cadre du projet MAHDIA, étaient au cœur des échanges et des expositions. Issues majoritairement de l’agriculture familiale, ces productions constituent un levier essentiel pour la sécurité alimentaire et le développement territorial dans l’arrondissement de Niakhar.

Une vitrine des savoir-faire agroécologiques locaux

La foire paysanne organisée en marge de la journée paysanne a permis aux producteurs et aux transformatrices de présenter une diversité de produits locaux et dérivés, mettant en lumière les pratiques agroécologiques et les innovations paysannes. Cette exposition a favorisé les échanges directs avec les consommateurs, les décideurs et les partenaires techniques, tout en renforçant la visibilité des filières locales.

À l’issue de la visite des stands, le sous-préfet de Niakhar a salué la qualité des produits exposés et encouragé les producteurs à accroître leurs volumes afin de mieux répondre à la demande. Il a rappelé que des mesures d’accompagnement de l’État restent disponibles pour soutenir le développement du secteur agricole local.

Des échanges multi-acteurs pour transformer les systèmes alimentaires

La journée a été structurée autour de panels thématiques portant sur la souveraineté alimentaire, les innovations paysannes, la nutrition et la consommation locale, ainsi que le rôle de l’agroécologie dans l’emploi rural et l’autonomisation des jeunes et des femmes.

Ces discussions ont permis d’identifier les défis majeurs des chaînes de valeur locales – transformation, conservation, accès aux marchés, financement – tout en mettant en évidence les opportunités offertes par une approche territoriale intégrée.

Les autorités locales ont réaffirmé leur ambition de faire du département de Fatick un territoire agroécologique à l’horizon 2035.

Le rôle structurant du projet MAHDIA et de l’ISRA-BAME

L’animateur territorial du projet MAHDIA au Sénégal, Abdou Dieng, a rappelé que le projet vise à accompagner la transition des territoires vers des systèmes alimentaires durables en articulant production, transformation, consommation et gouvernance locale.

Il a souligné que le programme entre actuellement dans sa deuxième et dernière année de mise en œuvre, une phase déterminante consacrée à la consolidation des acquis et à l’ancrage durable des initiatives engagées.

L’implication de l’ISRA-BAME illustre le rôle essentiel de la recherche et de l’analyse économique dans l’accompagnement des politiques territoriales et des dynamiques locales de développement.

Une dynamique collective pour des filières durables

En favorisant la mise en réseau des acteurs du système alimentaire local, cette Journée paysanne constitue une étape importante vers la structuration de filières territoriales compétitives, inclusives et résilientes.

Dans un contexte marqué par les changements climatiques et la dépendance aux importations alimentaires, la valorisation des productions locales apparaît comme un levier stratégique pour renforcer la sécurité alimentaire, soutenir l’économie rurale et promouvoir un développement durable des territoires.

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Atelier National BioStar : des bioénergies pour les PME agroalimentaires d’Afrique de l’Ouest

Les 09 et 10 février 2026, le Projet BioStar a tenu à Dakar son Atelier national de retour d’expérience et de présentation des résultats pour une mise à l’échelle des solutions bioénergie en présence du DG de l’ISRA, du vice recteur de l’UGB et du Directeur régional du CIRAD, de la directrice du Changement climatique, de la transition écologique et des financements verts au Sénégal, de chercheurs, d’équipementiers et de responsables de PME transformatrices d’anacarde, de mangue, d’arachide, de riz et de riz.

Le projet BioStar vise à mener des travaux de recherche et d’ingénierie nécessaires au développement de solutions bioénergie innovantes permettant aux PME agroalimentaires d’utiliser leurs propres résidus de transformation pour produire l’énergie dont elles ont besoin et adaptées au contexte africain.

Equipement installé dans une PME agroalimentaire

Equipement installé dans une PME agroalimentaire. © projet BioStar, Cirad

Le projet a été mené dans le cadre d’une démarche collaborative qui associe chercheurs, ingénieurs, PME agroalimentaires, équipementiers et organisations professionnelles.

Tous les équipements développés dans le cadre du projet sont conçus en collaboration avec les utilisateurs et utilisatrices des PME partenaires afin de garantir qu’ils répondent au mieux à leurs besoins, ainsi qu’avec des équipementiers et des artisans locaux afin qu’ils puissent être fabriqués, entretenus et dupliqués localement en Afrique de l’Ouest.

5 filières agroalimentaires ont été sélectionnées en fonction de leur importance économique dans les pays cibles, de l’implication massive des femmes et parce qu’elles font l’objet de stratégies nationales pour leur développement durable : anacarde, arachide, karité, mangue et riz.

BioStar est un projet à vocation régionale avec des mises en œuvre au sein de PME pilotes au Sénégal et au Burkina Faso, ainsi que des activités de dissémination en Côte d’Ivoire, au Mali et au Niger.

Sécuriser l’approvisionnement énergétique des PME agroalimentaires en milieu rural

Les travaux menés dans le cadre du projet ont permis de coconcevoir, avec les acteurs locaux, des innovations bioénergie adaptées à la nature des différentes biomasses et au contexte africain afin de garantir des impacts concrets pour les PME.

Près de 40 équipements bioénergie ont ainsi été coconçus, fabriqués en collaboration avec des équipementiers locaux puis mis en service sur les sites de 22 PME partenaires.

Ces tests, réalisés en conditions réelles, ont permis de démontrer l’efficacité de ces équipements et leurs impacts pour les PME bénéficiaires : valorisation des résidus pour produire de l’énergie, réduction de la dépendance des PME aux énergies fossiles ou non renouvelables, réduction des coûts de production, amélioration des performances environnementales, amélioration des conditions de travail pour les utilisatrices et les utilisateurs…

Ces résultats confirment la faisabilité technique et la viabilité économique des solutions bioénergie développées dans le cadre du projet BioStar et ouvrent la voie à un véritable marché de la bioénergie au service des filières agroalimentaires d’Afrique de l’Ouest. Le développement de telles solutions, permettant la production d’énergie renouvelable, contribuerait à accompagner la transition énergétique des PME agroalimentaires, à renforcer leur autonomie énergétique et ainsi à accroître la compétitivité des filières agroalimentaires locales.

Afin de permettre la diffusion à grande échelle de ces innovations, l’ensemble des informations nécessaires à la présentation et à la réplication des équipements développés dans le cadre de BioStar sont en accès libre sur www.biostar-afrique.org (plans de construction, manuels d’utilisation, fiches techniques, vidéos de présentation…).

Favoriser l’émergence d’un secteur bioénergie

Ibrahima Mané, membre de l'équipe BioStar, fait une vérification sur une installation

Ibrahima Mané, membre de l’équipe BioStar, fait une vérification sur une installation. © projet BioStar, Cirad

Au-delà de la mise en œuvre de solutions innovantes, le projet BioStar a pour objectif d’appuyer l’émergence et la structuration d’un véritable secteur bioénergie en Afrique de l’Ouest et de renforcer les capacités de ces acteurs.

Tout d’abord par la mise en place de formations professionnelles et académiques et la réalisation de modules de formation disponibles au-delà de la durée de vie du projet sur www.biostar-afrique.org

Une concertation a également été menée dans les deux pays cibles avec les professionnels du secteur agroalimentaire et du secteur bioénergie afin de contribuer à développer une dynamique collective et accompagner la définition de stratégies et d’actions à mettre en place pour garantir le déploiement à grande échelle des technologies développées au niveau local.

Le projet a notamment permis la création de deux bureaux conseils spécialisés (WINDA au Sénégal et PrUNE au Burkina Faso) maillons essentiels pour le développement de solutions bioénergie, la structuration des équipementiers burkinabè au travers de l’Association des Fournisseurs en Bioénergie du Burkina Faso (AFBIO-BF) ainsi que la structuration en cours des équipementiers sénégalais au travers d’une coopérative.

Cette approche collaborative, menée à toutes les étapes, constitue un élément clé pour l’appropriation et la durabilité des activités mises en œuvre dans le cadre du projet.

Dix partenaires africains et européens

Le projet BioStar, financé par l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement, et coordonné par le Cirad, regroupe une équipe pluridisciplinaire impliquant 10 partenaires africains et européens, dont l’ISRA et l’UGB comme principaux partenaires sénégalais.

Chiffres clés BioStar

Présentation des résultats du projet par Franck Lecoq, membre de l'équipe BioStar

Présentation des résultats du projet par Franck Lecoq, membre de l’équipe BioStar. © I. Diallo, Cirad

  • 15 innovations bioénergie développées
  • 38 équipements bioénergie déployés
  • 22 PME partenaires
  • Une équipe projet de 150 personnes
  • Près de 40 équipementiers formés
  • Plus de 90 ateliers impliquant 1 100 personnes
  • Plus de 270 PME, 100 équipementiers et 1 500 travailleurs et travailleuses enquêtés
  • 50 stages et 10 thèses réalisés

Au Sénégal

  • 12 PME partenaires
  • 17 équipements bioénergie déployés
  • Plus de 20 équipementiers formés
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Nouvelle parution – Ouvrage de Dr Ibrahima Diallo

Nous avons le plaisir de saluer la parution de l’ouvrage de Dr Diallo Ibrahima “Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France, Exploitation, résistances, solidarités”. Issu d’une enquête ethnographique menée sur plusieurs terrains (Champagne, Bretagne, Poitou), cet ouvrage analyse la condition des travailleurs agricoles originaires d’Afrique subsaharienne en France.

L’auteur, chercheur à l’ISRA depuis deux ans, met en lumière les dynamiques de confiance et de défiance entre travailleurs migrants et exploitants agricoles ainsi que les relations que ces travailleurs entretiennent entre eux .

Par la rigueur de son approche et la profondeur de son analyse, cet ouvrage constitue une contribution majeure aux recherches sur le salariat agricole, les migrations de travail et les mondes ruraux.

Lien d’accès… Diallo Ibrahima – Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France

#Recherche #Migrations #TravailAgricole #SciencesSociales #Ethnographie #MigrationDeTravail #PublicationsScientifiques

 

 

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« FATOU DIOUF : QUAND L’ÉLEVAGE CAPRIN DEVIENT MOTEUR DE LEADERSHIP FÉMININ À NIAKHAR (FATICK) »

Nous l’avons retrouvé Centre Départemental d’Assistance et de Formation pour la Femme (CEDAF) de Fatick en train de donner une formation sur la transformation du lait local en yahourt. En tablier, foulard, masque au visage, Fatou est religieusement écoutée par les récipiendaires, essentiellement des femmes. D’allure nonchalante et svelte, Fatou Diouf est une femme d’une trentaine d’années dont le parcours singulier s’est forgé dans la patience et l’engagement. Depuis plus de quinze ans, elle évolue dans la transformation des produits laitiers dans la commune de Niakhar ou elle vit depuis son mariage avec un fils du village.

À une époque où peu de personnes croyaient au potentiel du lait local, encore moins à sa capacité à produire du yaourt sucré ou du fromage, Fatou a fait le pari inverse. Elle a appris, expérimenté et surtout convaincu. Grâce à l’accompagnement de l’ONG locale ANPDI, elle a sensibilisé les populations et démontré que la transformation locale pouvait être une opportunité économique viable, notamment pour les femmes.

En 2009, elle participe à la création de l’ARECAF, l’Association Régionale des Éleveurs Caprins de Fatick. De quinze groupements au départ, l’organisation en compte aujourd’hui quatre-vingt-treize. Une croissance qui témoigne à la fois de la crédibilité du projet et de la confiance accordée à son leadership.

De la contrainte à la reconnaissance nationale

Images de la formation dispensée par Fatou au CEDAF de Fatick

Les obstacles n’ont pourtant pas manqué. L’accès au marché reste l’un des défis majeurs, tout comme l’obtention du code FRA, indispensable pour la transformation et la commercialisation des produits laitiers. Une contrainte lourde pour de nombreuses femmes, freinées par la sensibilité du produit et le coût élevé des exigences réglementaires et des emballages. Fatou Diouf en fait un plaidoyer constant auprès des autorités.

Parmi ses plus grandes fiertés figure la vulgarisation de l’élevage caprin dans la région de Fatick, souvent présentée comme le miroir de l’élevage caprin au Sénégal, disait l’ancien ministre de l’élevage sous Macky Sall, Aminata Mbengue Ndiaye. Avec son groupement, elle a réussi à produire localement du fromage de chèvre, influençant d’autres transformateurs et changeant les habitudes de consommation.

Son engagement a été reconnu au plus haut niveau. En 2025, elle a été décorée par le Président de la République lors de la Journée nationale de l’élevage à Kaolack. Une reconnaissance qu’elle considère avant tout comme une motivation supplémentaire et un levier pour attirer de nouveaux partenaires.

Vitrine du l’élevage caprin au service de l’alimentation scolaire

A gauche, une femme productrice de lait caprin du village de Ngoyère – A droite, une chèvrerie de fortune du même village

L’impact le plus profond se mesure à Ngoyere, son village. À travers l’alimentation des cantines scolaires, puis la création d’une cantine financée sur fonds propres, elle a contribué à améliorer la nutrition et les résultats scolaires des enfants. Autour d’elle, les femmes se sont mobilisées, intégrées au GIE, produisant et transformant le lait, avec des retombées concrètes sur leurs conditions de vie.

Aujourd’hui, Fatou Diouf forme d’autres femmes dans la région de Fatick. Son objectif est clair : les voir produire, vendre et devenir autonomes. Faire d’elles des relais, capables à leur tour de transformer leurs communautés. Une vision qui donne tout son sens à l’année internationale des agricultrices.

Image de l’article : Fatou tient ici le prix reçu du cheffe de l’Etat du Sénégal.

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Contribution de l’ISRA BAME au Séminaire sociopolis : retour sur l’expérience de la plateforme multi-acteurs de Fatick

Le Bureau d’analyses macroéconomiques (BAME) de l’ISRA a participé, le 2 février 2026, au séminaire Sociopolis, organisé à Montpellier, consacré aux liens entre agroécologie et alimentation. Cette rencontre scientifique s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur les approches territoriales et multi-acteurs portées notamment par le projet MAHDIA au Sénégal.

À cette occasion, Géneviève, chercheure à l’ISRA-BAME qui assure la coordination du projet Mahdia au Sénégal, a présenté les résultats d’analyse relatifs à la plateforme multi-acteurs de Fatick, dispositif central dudit projet. Cette plateforme vise à renforcer la concertation entre les différents acteurs du territoire – producteurs, transformateurs, collectivités locales, services techniques et chercheurs – autour des enjeux de transition agroécologique et de systèmes alimentaires durables.

La présentation a mis en évidence le rôle de la plateforme comme espace de dialogue et de co-construction, facilitant l’articulation entre pratiques agroécologiques, accès à l’alimentation et dynamiques de développement territorial. L’approche analytique du BAME souligne l’importance des dimensions économiques et institutionnelles dans la compréhension et le fonctionnement de ces dispositifs multi-acteurs.

Les travaux présentés montrent également que les analyses macroéconomiques et territoriales constituent un levier essentiel pour éclairer la prise de décision, renforcer la cohérence des interventions et améliorer l’impact des actions menées dans le cadre du projet MAHDIA.

La discussion scientifique, assurée par le CIRAD, a permis de mettre en perspective l’expérience de Fatick avec d’autres initiatives de recherche sur les systèmes alimentaires durables, renforçant ainsi la portée scientifique et opérationnelle du projet.

À travers cette participation, le BAME confirme son rôle stratégique dans la production de connaissances utiles à l’action publique, ainsi que sa contribution à la valorisation des résultats du projet MAHDIA au niveau national et international.

Pour rappel, la PMA de Fatick a pour mission de co-produire des connaissances et de co-concevoir des activités de valorisation socio-économique autour de produits dits « d’Intérêt Territorial (PIT) ». Ces produits occupent une place centrale dans la vie des habitants, tant dans les champs que sur les étals, dans les cuisines que sur les tables, ainsi que dans les moments de vie collective et pour la santé.

Géneviève Dionne est en séjour de recherche en France grâce à l’appui du projet de mobilité pour chercheurs, ACROPICS.

#ProjetMahdia #Eau #Agroecologie #Alimentation #DéveloppementTerritorial #Sénégal #Fatick #ISRA #Acropics #Alimentation #SASFatick

 

Actualités-BAME, Publications dans des revues

Contribution dans Revue ouest africaine de sciences économiques et de gestion (ROASEG)

Dans un article récemment publié dans la Revue Ouest Africaine de Sciences Économiques et de Gestion (ROASEG), Mame Cheikh Anta Sall et Omar Diouf analysent l’impact de l’investissement public dans le secteur du numérique sur la croissance économique et le marché du travail au Sénégal.

À partir d’un Modèle d’Équilibre Général Calculable (MEGC) appliqué à la période 2025–2029, les auteurs montrent notamment que :

  • une hausse de 5 % des investissements publics dans les télécommunications génère une croissance immédiate de la valeur ajoutée du secteur ;

  • les effets positifs se diffusent vers certains secteurs (industries extractives, hôtellerie) ;

  • la demande de main-d’œuvre qualifiée augmente significativement, tandis que les effets restent limités pour les emplois non qualifiés ;

  • les bénéfices sont principalement concentrés en milieu urbain, posant la question de l’inclusion territoriale.

👉 L’article apporte ainsi des enseignements précieux pour l’orientation des politiques publiques numériques, en soulignant la nécessité de mesures d’accompagnement pour réduire les inégalités et maximiser les effets du numérique sur l’emploi.

Mots clés : Investissement public, numérique, croissance économique, marché du travail, MEGC

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