Bureau d’analyses macro-économiques (BAME). Visitez ISRA.SN

Actualités-BAME

IMPACT DES CAPITAUX PRIVES ETRANGERS SUR LES ENTREPRISES : La BCEAO va lancer une enquête

Publié le 29 mai 2008

Une enquête sur l’impact des flux capitaux étrangers sur les entreprises Sénégalaises, sera menée par l’Agence Nationale de la Bceao (banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) .
L’enquête entre dans le cadre du Programme de Renforcement des Capacités en analyse des flux de Capitaux Privés (PRC CPE) établis par la Banque Centrale des Etats d’Afrique en collaboratioon et la Banque centrale des Etats d’Afrique Centrales ( BEAC).

Lire cet article du Sud Quotidien du samedi 24 mai 2008 sur :

http://www.sudonline.sn/spip.php?article11275

Malick SARR (Dg de l’agence du plan Reva) : ‘La Goana est sous-tendue par une bonne mise en œuvre du plan Reva’

L’ancien Directeur Général de la SAED devenu Directeur de l’Agence du plan REVA fait le lien entre la GOANA et le plan REVA

Publié le 16 mai 2008

Une interview de Malick Sarr, DG de l’Agence du Plan REVA, laisse entendre qu’une bonne mise en œuvre du plan Reva aiderait beaucoup au succès de la Goana lancé récemment par le Président de la République. Elle peut être consultée sur

http://www.walf.sn/economique/suite.php?rub=3&id_art=46206

Le cheptel africain échappe à la vache folle, parce que privé de farine animale

Publié le 16 mai 2008

Une interview accordée à M. Louis Joseph Pangui, Directeur de l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV) de Dakar révèle que le bétail des pays du nord est plus exposé à la maladie de la vache folle que celui des pays du sud. Il fonde sa réflexion sur l’alimentation. Selon le Docteur Pangui des animaux ayant succombé à cette maladie sont nourris à la farine animale. Cet article a été diffusé le jeudi 08 mai 2008 par l’APS. Il peut êter consulté sur
http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=43475

Cheikh Nguane, président de l’Onapes sur la Goana : ‘Il faut une bonne combinaison des facteurs de production’

Publié le 9 mai 2008

Il n’y a pas de secret pour réussir la Goana. Pour le président de l’Organisation nationale des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Onapes), la réussite du programme du président Wade passe par une bonne combinaison des facteurs de production et la mise en avant des vrais acteurs de l’agriculture. Dans l’interview qu’il nous a accordée en marge de la présentation de la base de données de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), Cheikh Nguane déplore la non-implication des entreprises dans la conception de cet outil où elles devaient être la porte d’entrée.

Wal Fadjri : Comment se comporte le marché des exportations ?

Cheikh Nguane : Le Sénégal se comporte très bien du point de vue du développement en volume des exportations des fruits et légumes. Je dis bien en volume parce que, derrière, il y a toute une complexité dans la vie des entreprises. Il est vrai que ce développement est lié à l’arrivée des grosses pointures qui s’installent au Sénégal. C’est lié aussi à la diversification de la gamme des produits exportés et des marchés de destination. Mais derrière, il y a quand même une situation assez difficile des entreprises d’exportation qui courent toujours derrière des contraintes de financement, de cherté des intrants, de logistique, de formation, de conformité au marché, aux lois et règlements internationaux. Mais c’est la logistique qui pose le plus de problèmes. Le Sénégal, depuis des années, exporte en fruits et légumes plus par le bateau que par l’avion. Et nous commençons à vivre cette tension au niveau du bateau où, en tout cas pour cette année où la campagne de contre-saison s’achève, nous avons revécu le syndrome que nous connaissions dans l’avion puisque le fret maritime a manqué terriblement. Et cela a posé d’énormes problèmes aux exportateurs. A côté des capacités de l’offre qui étant insuffisante, nous avons aussi quelques problèmes au niveau de certains ports en Europe. Surtout en Espagne où nous avons des problèmes d’accès aux ports qui sont peut-être liés à des paramètres que nous ne maîtrisons pas. Nous accédons, il faut le dire, aux ports de France, de Belgique ou de la Hollande. Toutes ces contraintes font que, à côté du développement des volumes d’exportation, il y a une préoccupation et une fragilité des sociétés qui demandent à être plus soutenues pour être beaucoup plus rentables.

Wal Fadjri : Quel est le volume actuel des exportations. ?

Cheikh Nguane : Il dépasse les 20 000 tonnes sur les trois années, fruits et légumes confondus. Cette année encore, cela va dépasser les 20 000 tonnes. Et il faut noter qu’il y a une présence du Sénégal sur le marché européen toute l’année.

Wal Fadjri : Est-ce que c’est pour toutes les spéculations ?
Cheikh Nguane : Sur beaucoup de spéculations. Le haricot est presque dépassé à part les tomates cerise, même s’il reste encore un produit fort au Sénégal. Mais à côté, il y a les melons, les maïs, les poissons qui sont en train de monter. Et puis, il y a la mangue qui continue de faire son chemin.

Wal Fadjri : La mangue a-t-elle de l’avenir pour cette année ?
Cheikh Nguane : La mangue va encore être là cette année. Mais du point de vue de son volume, ça dépend du temps qu’elle mettra. Je veux parler de l’installation précoce ou tardive de la pluie, de l’abondance de celle-ci dans les zones de production. Ce sont des facteurs qui peuvent influer sur la campagne de mangues. Mais le comportement au niveau des arbres laisse présager une bonne campagne de mangues.

Wal Fadjri : En tant qu’expert de l’agriculture, qu’est-ce que la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) vous inspire ?

Cheikh Nguane : Avant que ce programme ne soit lancé, j’ai déjà dit et répété que le problème du Sénégal, c’est que nous ne produisons pas suffisamment. Nous ne produisons pas d’ailleurs. Sur tous les produits agricoles que vous prenez, nous manquons de production. Aujourd’hui, ce programme est encore plus valable parce que ça touche des produits pour lesquels nous sommes dépendants du marché international. C’est par exemple le cas du riz. La solution du riz viendra dans la production nationale. Nous ne pouvons pas résoudre le problème de la filière riz si nous ne produisons pas suffisamment ce produit au Sénégal. Et c’est valable pour les autres cultures. Ce programme aura le mérite de placer le Sénégal dans une production. Mais ce n’est pas par un décret que cela va se faire. L’agriculture est un métier. C’est d’ailleurs toute la pertinence de la loi d’orientation agro-silvo-pastorale qui prévoit de créer les métiers de l’agriculture. L’idée de vouloir mobiliser tout le pays est là. Mais tout le pays ne peut pas être agriculteur.
Wal Fadjri : Quels sont, selon vous, les préalables pour le succès de ce programme ?

Cheikh Nguane : Il faut essayer de valoriser ceux qui ont choisi d’être des agriculteurs, les mettre dans les conditions de beaucoup produire et de mieux produire. En plus de cela, une production en grandeur nature passe d’abord par l’accès à la terre, à l’eau et surtout des semences disponibles et de qualité. Comme tous les pays qui ont réussi en passant par l’agriculture, le Sénégal doit passer par là et créer les conditions de production. La réalisation des infrastructures de production que sont les aménagements structurants, les pistes de production, les éléments d’irrigation et de pompage doivent d’abord revenir à l’Etat. Et avec des cahiers de charge et des conditions d’installation, les producteurs, gros ou petits, peuvent s’installer et produire. Il faut faire une bonne combinaison des facteurs de production pour réussir le programme. Et cela passera par une bonne organisation de la production. Mais il faut toujours mettre en avant les vrais acteurs de l’agriculture parce que tout le monde ne peut pas, encore une fois, même en étant un natif du village, être un agriculteur. On dit souvent que 70 % de la population est rurale. Je suis d’accord. Mais tous les ruraux ne sont pas des agriculteurs.

Wal Fadjri : Vous avez eu à déplorer l’absence de l’implication des entreprises dans la conception de la base de données de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex). Qu’en est-il exactement ?

Cheikh Nguane : Nous avons reçu un courrier de l’Asepex qui introduisait l’équipe de consultants pour nous informer effectivement de cela. Mais nous n’avons pas rencontré par la suite cette équipe ni au niveau de notre organisation, ni en entreprise. C’est pourquoi j’ai dit qu’il y a des données officielles, il y a le patronat, mais une base de données qui cherche à faire le tour d’un environnement doit passer par les acteurs principaux que sont les entreprises. Nous sommes aujourd’hui confrontés, par rapport au marché international, en tout cas dans les fruits et légumes, à deux règlements de l’Union européenne (Ue). La 430 Ue qui est un règlement relatif au contrôle de conformité au départ que l’Ue nous a accordé depuis mars 2006 et que nous tardons à rendre opérationnel. Et nous ne pouvons pas continuer à différer la mise en application de ce règlement. Tout comme la mise en application de la 882 qui est un autre règlement que nous devrons affronter pour nous maintenir dans ce marché. Pour mettre en œuvre ces deux règlements, nous avons besoin d’avoir une visibilité au niveau des acteurs. Aujourd’hui, le calendrier de la mise en œuvre et des activités a mis en priorité la conception de la base de données et le répertoire des exportateurs. Il ne suffit pas d’avoir un listing et de savoir ce que les gens ont exporté. Nous devons aller au-delà de ça. Nous devons avoir le maximum de données autour de l’entreprise pour pouvoir organiser le système de contrôle au Sénégal. Il faut savoir comment l’entreprise est structurée au niveau de la gestion de son offre individuelle pour ensuite remonter sur l’offre globale du Sénégal. Cela va dans le dispositif de production, celui de collectif, le dispositif de conditionnement, etc. Et toutes ces informations-là ne sont pas encore dans la base de données.

Wal Fadjri : Pourquoi tarde-t-on à rendre opérationnels les règlements de l’Ue ?

Cheikh Nguane : Nous sommes très en phase avec les règlements de l’Ue. Jusqu’ici, le contrôle de conformité se faisait à l’entrée du marché de l’Europe. Mais voilà que la Commission européenne vient de décider pour le Sénégal, comme pour le Maroc, le Kenya et l’Afrique du Sud, de nous donner la prérogative de faire ce contrôle au départ. Ce qui nous éviterait de faire un contrôle à l’arrivée, en tout cas de façon systématique. Parce que les services de l’Ue, en observant le comportement des produits en provenance du Sénégal, s’est rendu compte qu’il y avait un respect à un niveau très satisfaisant des critères commerciaux de conformité. Mais au niveau national, nous devons veiller à mettre de façon officielle et opérationnelle ce dispositif qui est encore informel.

Source : Walfadrji du mercredi 07 mai 2008

La campagne de tomate fraiche compromise : Parce que la filière doit plus de 1,5 milliard à la Cncas

Publié le 6 mai 2008

Les signes annonciateurs d’une campagne de tomate fraîche morose plongent des centaines de familles des départements de Dagana et Podor dans le désarroi parce qu’elles ont contracté une dette de plus d’un milliard et demi de francs Cfa auprès de la Cncas qu’elles ne sont pas en mesure de rembourser. Or, si elles ne remboursent pas, elles n’auront pas droit à un financement pour la prochaine campagne.

SAINT-LOUIS – La présente campagne de tomate fraîche est partie pour être désastreuse dans le Nord du pays. Sur place, des champs de tomate qui s’étendent à perte de vue, n’atteindront jamais leur degré de maturation.

Selon Mbariane Diaw, Moustapha Mbengue et leurs camarades, ‘cette situation catastrophique de la campagne 2007/2008 est due aux aléas climatiques comme les vents chauds et les pluies hors saison ainsi qu’à la mauvaise qualité des intrants et autres engrais’. Ces signes annonciateurs d’une campagne morose plongent des centaines de familles des départements de Dagana et Podor dans le désarroi. Selon nos interlocuteurs, sur plus de 2 916, 66 hectares emblavés, dans les deux départements, pour un objectif de 90 000 tonnes de tomate, seules quelque 40 000 tonnes ont été obtenues.

L’incidence directe de cette mauvaise campagne est que des risques planent sur la prochaine campagne. ‘Pour la dernière campagne de tomate, nous avons contracté une dette de plus d’un milliard et demi de francs Cfa auprès de la Cncas. Et si nous ne remboursons pas cette ardoise financière, la banque ne nous financera pas pour la campagne 2007/2008. Donc la prochaine campagne risque d’être hypothéquée’, renseignent les producteurs de tomate de la Vallée et du Delta.
Face à cette situation, les organisations paysannes et les Groupements d’intérêt économique (Gie) du Fouta et du Walo, réunis au sein d’un cadre de concertation, interpellent les pouvoirs publics. En fait, les producteurs de tomate des deux localités ‘souhaitent ardemment que des mesures hardies mises en œuvre en urgence soient prises’ pour leur apporter le secours nécessaire. Mieux, Mbariane Diaw et ses camarades n’excluent pas d’envoyer un mémorandum au chef de l’Etat.
Face à la polémique née de l’arrivée des tracteurs indiens au Sénégal, rien de tel que l’avis des usagers pour en avoir le cœur net. Dans le delta du fleuve Sénégal, l’on juge le matériel performant et fonctionnel avec toutefois une puissance qui gagnerait à être décuplée par rapport à la nature de certains sols. Le président de la filière tomate, Ibrahima Fédior précise que ‘quand on achète un tracteur, on doit prendre en compte plusieurs critères. C’est d’abord la forme d’organisation du paysan, la nature de son sol, la taille de son exploitation, les cultures qu’il compte pratiquer’. Par conséquent, explique-t-il, ‘on s’aperçoit, tout de suite, sur la base de ces critères, que les tracteurs ne peuvent pas être les mêmes d’une zone à l’autre. C’est ainsi que, dans un périmètre de 1 000 à 2 000 hectares, avec des coopératives comme dans le Delta où les terres sont extrêmement lourdes, il faut des tracteurs de forte puissance de 105 à 150 chevaux. Ce que nous n’avons pas obtenu avec le matériel indien. Mais, une forte commande, sur la demande du président de la République, est en cours pour satisfaire les besoins de cette zone’.

De l’avis d’Ibrahima Fédior Fédior, ‘dans la vallée du fleuve Sénégal, plus essentiellement à Bakel, dans la région de Matam et dans le département de Podor, il y a eu des tracteurs de 80 chevaux à 4 roues motrices qui sont bien adaptés à ces zones. Ces tracteurs sont d’autant plus fiables qu’ils ne comportent pas d’électronique. Dans nos zones où il y a beaucoup de poussière, avec du matériel électronique, on a souvent de nombreuses pannes. Vous verrez beaucoup de machines trop sophistiquées à l’arrêt si vous sillonnez la zone. Et puis, ce matériel indien est mécanique, marche très bien et ne consomme pas beaucoup de carburant’, relève-t-il.

Au total, ce sont 510 tracteurs sur l’ensemble du territoire national. Au niveau de toutes les zones géographiques et écologiques du Sénégal, M. Fédior assure qu’’il a été introduit des tracteurs adaptés. C’est ainsi que vous verrez des tracteurs de faible traction, des tracteurs de double traction de 45 à 50 chevaux, de 60 à 80 chevaux bien adaptés à la zone où ils ont été affectés’. Le responsable moral de la filière tomate de laisser entendre qu’‘en plus des tracteurs, 2 300 motopompes ont été placées dans la Vallée du fleuve’.

Source : Walfadjri du mardi 06 mai 2008

AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE EN RIZ : Les producteurs s’engagent à relever le défi

Publié le 6 mai 2008

Le cercle d’études et de réflexions pour le Oualo (CERO) a organisé au Novotel, une conférence suivie par l’ensemble des producteurs de la vallée, sur la problématique de l’autosuffisance en riz et le rôle que la région naturelle est appelée à y jouer. Comme pour dire qu’il faut « rendre à César, ce qui est à César. »

« La problématique du riz est d’une brûlante actualité ». C’est l’avis du ministre Samuel Amette Sarr, invité d’honneur de la conférence organisée samedi par le CERO, en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Amath Sall, de celui des Affaires étrangères et de Madame Amsatou Sow Sidibé, présidente du Rafet, qui a modéré la rencontre. Une initiative riche en symboles, si l’on sait que la plupart des producteurs du Walo, de Dagana à Podor et de la vallée du Fleuve Sénégal ont fait le déplacement pour se pencher sur le thème : « la problématique de l’autosuffisance alimentaire de riz au Sénégal : quel rôle peut jouer la vallée du fleuve ? »

Ouvrant la cérémonie en sa qualité de coordonnateur, Diombass Diaw a campé le contexte marqué par des crises mondialisées qui « se manifestent de façon timide, par-ci, tragique par-là, dans le domaine agricole, substrat et source vivante de l’économie alimentaire ». Estimant que la faim frappe aux portes, du fait de la montée vertigineuse des prix des denrées, aggravée par la spéculation, la désorganisation des filières, le leadership inexpérimenté dans l’économie rizicole et le jeu des lobbies commerciaux, M. Diaw a fait étalage des richesses naturelles du Walo qui offre toutes les potentialités pour en faire le bassin nourricier du Sénégal. Il s’est félicité de la présence et du soutien de hautes personnalités comme le ministre Samuel Sarr venu « en agriculteur » décidé à investir sur 15.000 hectares, Mankeur Ndiaye, directeur de cabinet du ministre d’Etat, Cheikh Tidiane Gadio, des experts et présidents de groupements de producteurs de Dagana, Podor et au-delà.

A sa suite, Samuel Sarr a réitéré son soutien à la filière, du fait, dit-il, de son importance centrale dans la production agricole et pour la sécurité alimentaire. Il est rapidement revenu sur les difficultés du contexte mondial pour ajouter que « nous devons nous engager pour la souveraineté et la sécurité alimentaires ». Selon lui, avec une consommation de 800.000 t en 2007, si ce n’ était la lourdeur de la facture des importations de riz, le Sénégal aurait réalisé un taux de croissance de 8%. D’où la pertinence de la Grande offensive pour l’agriculture, la nourriture et l’abondance (GOANA) lancée par le Président Abdoulaye Wade, dira-il. Pour le ministre de l’énergie, venu en agriculteur et qui va investir dans la riziculture, comme les y a appelé Me Wade, il faut une mobilisation nationale pour la cause de l’agriculture, mais aussi pour le monde rural. Au nom de son collègue Amath Sall, le Directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture a estimé pour sa part qu’il est temps, au vu des énormes potentialités de la vallée et de l’Anambé, « que les Sénégalais puissent être nourris par les terres sénégalaises ».

Le Walo, futur grenier du Sénégal ?

« Pour des raisons géographiques et historiques, le Oualo peut-être la solution pour la résolution de la crise alimentaire ». Cette sentence de Diombass Diaw, le coordonnateur du CERO, ne procède pas simplement de vœux pieux, compte tenu des potentialités offertes par le fleuve, le Lacs de Guiers et les cours d’eau que sont la Taouey, le Lampsar, le Djeuss, le Gorom, et de l’immensité des terres fertiles, inondables du Oualo et du Diéri. D’après les ressources documentaires fournies par le Cero, c’est sur le Département de Dagana que viennent 60 % de l’eau douce consommée tout le long de l’axe Louga-Dakar, au départ du Lac de Guiers, 95 % de la production sucrière (CSS) du Sénégal, 90 % de la production de tomate industrielle livrée à la Socas, 58 % des produits de la pêche continentale, 50 % de la production nationale de patates douces, sans parler des activités intégrant agriculture, élevage, pêche et pisciculture.

Les « Walo Walo », connus pour leur ardeur au combat et leur « Jom », demandent simplement que soient levées les contraintes qui ont pour noms : statut du foncier, difficultés de financement, enclavement, faiblesse du tissu des Pme et manque de main-d’œuvre qualifiée. Quant à la question de l’énergie qui est un intrant incontournable de la culture irriguée, elle a fait l’objet d’échanges directs avec le Ministre Samuel Sarr qui leur a prêté une écoute attentive. Rendez-vous a été pris avec l’avenir et, pourquoi pas, au Walo ?

Source : Le Soleil du lundi 05 mai 2008

GOANA : un groupement professionnel salue ‘’un new deal agricole et alimentaire’’

Publié le 6 mai 2008

Dakar, 5 mai (APS) – Le Rassemblement des entreprises du secteur des TIC (RESTIC) qualifie de ‘’new deal’’ la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (GOANA), lancée le 18 avril dernier par le président Abdoulaye Wade, en vue de doper la production nationale afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

‘’La GOANA est une initiative pertinente et ambitieuse, opportune et volontariste du président de la République que nous saluons en exhortant tous les membres de notre ‘Trade Group’ à s’y impliquer dans le sillage de toutes les forces vives de notre pays’’, indique un communiqué transmis à l’APS.

Cependant, précise-t-il, cette association considère que ‘’seul le recours aux dernières innovations dans le domaine de la génétique et de la biotechnologie est le seul gage de réussite dans nos pays d’initiatives comme la GOANA, dans un contexte d’appauvrissement de la diversité biologique, de la dégradation de l’environnement et de la pression démographique’’.

Citant la démarche opérée par le Brésil, l’Argentine, l’Inde et l’Afrique du Sud, elle souligne que ces pays céréaliers ont pu ‘’parfaitement intégrer les organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur chaîne de production agricole et alimentaire en se dotant d’un cadre éthique et de bio-vigilance pour un transfert des technologies génétiques et biotechnologiques harmonieux et adapté’’.
Sous peu, le RESTIC annonce qu’il mettra ‘’Task force de veille génétique et biotechnologique en vue de créer un cadre favorable à des partenariats et joint-ventures entre Start-up et sociétés dans le domaine de l’ingénierie génétique et biotechnologique (afin) de jouer un rôle catalyseur dans la mise en œuvre de la GOANA’’.

Source : APS du lundi 05 mai 2008