L’ISRA-BAME s’est fait représenter par l’agroéconomiste Modou Gueye Fall à la 2e réunion annuelle du forum des membres de la Plateforme de partenariat transformateur (TPP) sur l’agroécologie organisée par l’ICRAF, les 12 et 13 mars 2024 à Nairobi. Cette participation a été facilité par le CIRAD, partenaire du projet One CGIAR. Il était essentiellement question de présenter les réalisations de la Dynamique pour une Transition Agroécologique locale (Dytael) de Fatick.
Publié le 19 mars 2024
Le forum qui a pour objectif de statuer sur l’avenir de l’agroécologie a regroupé plus d’une soixantaine de participants venant de différents pays : représentants d’organisations internationales (FAO, IFAD), donateurs, chercheurs (ISRA, CIRAD, IAE, TPP…), agriculteurs, influenceurs…
Image du panel auquel l’ISRA-BAME a participé
L’ISRA-BAME a participé à un panel sur la « Discussion réflexive avec les partenaires locaux de l’IAE CGIAR ». Cette intervention a porté sur la contribution de l’IAE CGIAR à la dynamique pour une transition agroécologique au Sénégal avec l’exemple de la Dynamique pour une Transition Agroécologique locale (Dytael) de Fatick qui bénéficie de l’accompagnement institutionnel et technique des acteurs pour le développement de systèmes alimentaires inclusifs, durables et en phase avec les politiques publiques.
A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le Projet BIOSTAR a mis en avant l’une des dirigeantes des 16 PME pilotes partenaire du Projet : Yandé SARR. Yandé SARR est la fondatrice de l’entreprise UTAS Unité Transformatrice d’Anacarde de Sokone, dans l’ouest du Sénégal. Cette PME créée en 2009, est spécialisée dans la transformation de noix et pommes de cajou. Membre de la Fédération Régionale des Groupements de Femmes Transformatrices d’Anacarde (FRGFTA – créée en 2008 et regroupant 22 GIE) et de l’Interprofession Cajou du Sénégal (ICAS), elle emploie aujourd’hui une vingtaine de salarié.es.
Publié le 14 mars 2024
Elle témoigne, « si le projet BioStar répond avant tout à des enjeux énergétiques et environnementaux, il permet également de relever un défi sanitaire en diminuant l’exposition des femmes, majoritairement impliquées dans les phases d’étuvage et de séchage des amandes, aux émanations de fumées nocives, réduisant ainsi l’impact sur leur santé ». En effet, le projet Bio-Star développe au sein de cette PME pilote un bouilleur de fragilisation de noix d’#anacarde alimenté en coques, permettant une combustion plus propre et efficace que les dispositifs utilisés auparavant par la PME.
A droite : Yandé Sarr à l’atelier de discussions, plaidoyer et sensibilisation de l’interprofession Cajou du Sénégal (ICAS) auprès des autorités locales, services techniques et partenaires de développement, pour une meilleure prise en compte des bioénergies au sein de la filière anacarde dans la région de Fatick au Sénégal.
A gauche : Yandé Sarr dans son unité de transformation à Sokone
Yandé SARR a contribué à l’élaboration du cahier des charges de l’équipement pour le bouilleur anacarde et à participer à faire remonter les axes d’amélioration pour optimiser l’innovation BioStar.
Plusieurs impacts positifs, que ce soit économiques, techniques ou sociales, ont découlé suite à l’adoption du bouilleur au sein de sa structure : ✅ Augmentation des capacités de production suite à la réduction du temps de cuisson et de traitement ✅ Augmentation du rendement en amandes avec la réduction des brisures et de noix brisées ✅ Augmentation des revenus ✅ Recherche de nouveaux marchés ✅ Réduction des dépenses avec l’arrêt de l’utilisation de gaz et l’utilisation des déchets organiques en bioénergies ✅ Réduction de pertes énergétiques lors de l’étape de fragilisation et du séchage ✅ Création de nouveaux emplois (tri, sélection) et construction d’une salle de stockage des coques grâce à l’augmentation de la qualité des matières premières et l’obtention de financement dû à une augmentation de crédibilité auprès des partenaires financiers ✅ Amélioration de la santé des travailleurs et travailleuse grâce à la réduction des fumées et des pollutions de l’air.
L’ISRA à travers son Bureau d’analyses Macro-économiques “BAME”, recrute un ingénieur d’études pour l’Étude socio-économique de l’acceptabilité d’un nouveau vaccin innovant (vaccin DIVA et thérapeutique) contre la Peste des petits ruminants au Sénégal dans le cadre du Projet SPIDVAC (WP5). Les candidatures doivent être transmises à la Direction Générale de l’ISRA par courrier électronique aux adresses suivantes : candidatures@isra.sn et bame@isra.sn, avec la mention « Ingénieur d’études », au plus tard le vendredi 15 mars 2024 à 17 heures.
Publié le 13 mars 2024
La Peste des Petits Ruminants (PPR) demeure toujours l’une des principales causes de mortalité élevée du bétail en région sahélienne, avec pour conséquence des risques de fragilisation des systèmes pastoraux, baisse de revenu des éleveurs, insécurité alimentaire des ménages etc. Présente dans plus de 70 pays et endémique particulièrement en Afrique de l’Ouest, la PPR est une maladie virale, à transmission directe, affectant majoritairement les caprins et les ovins. La PPR peut infecter jusqu’à 90% d’un troupeau et en tuer entre 30% et 90% des animaux infectés, avec des retombées importantes sur le revenu des éleveurs et l’économie nationale. Depuis 2015, la PPR fait l’objet d’une campagne mondiale d’éradication à l’horizon 2030. Dans le cadre du Projet SPIDVAC, de nouveaux vaccins seront élaborés et proposés aux éleveurs afin de lutter contre la PPR. L’objectif de cette offre d’emploi est de permettre le recrutement d’une personne qui va contribuer à l’étude, notamment d’accompagner l’équipe de recherche sur l’élaboration des outils de collecte, l’organisation des focus group, les analyses statistiques et économétriques des données collectées, entre autres.
Descriptif des tâches de l’ingénieur d’étude :
Réalisation d’une revue bibliographique sur l’état actuel des connaissances par rapport au sujet abordé ; Identification des principales parties prenantes et leur rôle dans la filière des petits ruminants ; Réalisation d’entretien qualitatifs et animation de focus group auprès des principaux acteurs ; analyse de l’acceptabilité du nouveau vaccin DIVA au sein des communautés pastorales ; analyse de la disposition à vacciner et payer des éleveurs vis-à-vis de ces nouveaux vaccins ; contribution à l’implémentation des outils de collecte, au traitement, à l’analyse des données et à la rédaction des rapports et des articles scientifiques ; contribution à la présentation des résultats et aux discussions avec les services vétérinaires dans le cadre de la formulation de recommandations pour la stratégie nationale de lutte contre la PPR. Niveau d’études : Diplôme de Master 2 ou niveau équivalent en sciences sociales (économie, sociologie, géographie, etc.). Des compétences en statistique et économétrie et une solide expérience de terrain seraient un atout
Profil du candidat (aptitudes et compétences souhaitées) :
Aptitudes à travailler dans une équipe pluridisciplinaire, à mener des enquêtes de terrain, des entretiens qualitatifs et animation de focus group impliquant plusieurs acteurs (modélisation participative, jeux de rôle, etc..) ; intérêt pour les systèmes d’élevage et les filières animales dans les pays tropicaux ; intérêt pour l’analyse de l’impact socioéconomique des maladies animales ; autonomie ; maîtrise des outils de collecte et d’analyses statistiques et économétriques (KoboCollect, Survey Solution ; Stata, R, etc.).
Localisation du poste : Le candidat sera basé à Dakar et travaillera sous la supervision de la Directrice du Bureau d’Analyses Macro-Economiques (BAME). Les conditions statutaires et de rémunérations des salaires sont celles définies par la réglementation en vigueur à l’ISRA à cet effet.
Durée du contrat : La durée du contrat sera de dix-huit (18) mois à compter du 1er avril 2024.
Dossier de candidature :
une lettre de motivation signée adressée au Directeur Général de l’ISRA ;
un curriculum vitae détaillé ;
les photocopies certifiées conformes des diplômes, attestations et certificats obtenus ;
la photocopie certifiée de la carte nationale d’identité ;
les photocopies des publications scientifiques.
Procédure de sélection :
présélection sur dossier ;
entretien avec les candidats présélectionnés.
Les candidatures doivent être transmises à la Direction Générale de l’ISRA par courrier électronique aux adresses suivantes : candidatures@isra.sn et bame@isra.sn, avec la mention « Ingénieur d’études », au plus tard le vendredi 15 mars 2024 à 17 heures.
Le laboratoire d’innovation Feed the Future pour la recherche sur les politiques, les capacités et l’influence en matière de sécurité alimentaire (projet PRCI) a tenu sa deuxième réunion mondiale du 6 au 8 mars à Washington, DC. Le thème de cet événement est « Partenariat pour renforcer les capacités en matière de recherche appliquée sur les politiques ayant un impact » : réalisations, enseignements et prochaines étapes du PRCI. Le thème de cette année du deuxième rassemblement mondial était centré sur « Partenariat pour renforcer les capacités de recherche appliquée sur les politiques ayant un impact : réalisations du PRCI, enseignements et prochaines étapes ». Cette réunion promet d’être un forum d’échange de connaissances et de discussions stratégiques.
Publié le 13 mars 2024
Les chercheurs et le directeur du BAME ont participé à une réunion mondiale de trois jours avec d’autres partenaires pour évaluer l’impact du projet Feed the Future Innovation Lab pour la recherche sur la politique, la capacité et l’influence en matière de sécurité alimentaire (PRCI).
Astou DIAO CAMARA la Directrice du Bureau d’Analyse Macroéconomique de l’Institut Sénégalais de Recherche Agronomique, Ndèye Fatou FAYE MANÉ une chargée de recherche et Sokhatil DIOP Chef du Service Administratif
La chercheuse Ndèye Fatou Faye Mané a fait des présentations en plénière. Ces présentations ont porté sur les résultats de recherche issus de la collaboration avec le PRCI et le RENAPRI . A l’issue, une note pays a été produite sur « Les réponses politiques pour atténuer les effets des chocs économiques mondiaux : leçons tirées de l’expérience sénégalaise » et « L’analyse de la demande en riz au Sénégal ».
Le projet PRCI a permis à l’ISRA-BAME de communiquer efficacement sur ses réalisations et de se positionner auprès des décideurs pour porter ses résultats de recherche au plus haut niveau. C’est à travers ce projet que l’ISRA-BAME a rejoint le Réseau africain des instituts de recherche sur les politiques agricoles (ANAPRI) mis en œuvre sous les auspices de l’initiative Feed the Future de l’USAID, l’initiative PRCI a servi de catalyseur au parcours de l’ANAPRI pour devenir un think tank de premier plan sur le continent.
Découvrez les réalisations du projet PRCI présentées sur ce POSTER .
Le laboratoire d’innovation Feed the Future pour la recherche sur les politiques, les capacités et l’influence en matière de sécurité alimentaire (projet PRCI) s’apprête à organiser son deuxième rassemblement mondial du 6 au 8 mars à Washington, DC. Le thème de cet événement est “S’associer pour renforcer les capacités en matière de recherche appliquée sur les politiques ayant un impact” : Réalisations du PRCI, leçons et prochaines étapes”. Ce rassemblement auquel participera l’ISRA-BAME avec une forte délégation promet d’être un forum d’échange de connaissances et de discussions stratégiques.
Publié le 5 mars 2024
Le projet PRCI a permis à l’ISRA-BAME de communiquer davantage sur ses réalisations. Ce qui a permis au BAME de se positionner auprès des décideurs et de porter ses résultats de recherches au plus haut niveau. C’est grâce à ce projet que l’ISRA-BAME a rejoint le Réseau africain des instituts de recherche en politique agricole (ANAPRI).
Mise en œuvre sous les auspices de l’initiative Feed the Future de l’USAID, l’initiative PRCI a servi de catalyseur au parcours d’ANAPRI pour devenir un groupe de réflexion de premier plan sur le continent.
Ce rassemblement mondial n’est pas seulement une réflexion sur les réalisations passées. il s’agit d’un moment charnière dans l’élaboration de la trajectoire future du PRCI. En particulier, l’événement est une version hybride, offrant l’opportunité unique aux participants de se joindre virtuellement à l’événement.
Découvrez les réalisations du projet PRCI présentées sur ce POSTER.
Ce document résulte de la collaboration de chercheurs du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et du Bureau d’Analyses Macro-Économiques (BAME) de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA).
Depuis les années 1980, des organisations telles que Environnement Développement Action pour la Protection Naturelle des Terroirs (Enda-Pronat) et l’Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Agriculture Biologique ASPAB) ont encouragé les pratiques agroécologiques. En 2019, cette l’intégration de l’agroécologie dans le Plan Sénégal Émergent Vert traduit l’engagement gouvernemental pour la protection de l’environnement. Les politiques environnementales publiques post-2000 ont également promu des méthodes agricoles durables. Toutefois, des défis persistent, avec des programmes de développement agricole qui privilégient une approche avant out productiviste au détriment des principes agroécologiques. De plus, la mise en œuvre effective des politiques agroécologiques demeure limitée en termes de portée et d’impact.
FAIR Sahel a souligné ces lacunes, mettant en lumière la nécessité de repenser la mise en œuvre des politiques agroécologiques dans son rapport intitulé « Territorialisation de l’action publique en faveur de l’agroécologie au Sénégal : les cas de Fatick et Tivaouane ».
Ce rapport porte un regard sur la dynamique de l’agroécologie au Sénégal, soulignant à la fois les progrès réalisés et les défis rencontrés. En se penchant sur les politiques publiques à l’échelle territoriale, il explore les contraintes et les levierssociaux, institutionnels et politiques en matière d’agroécologie et propose des pistes de solutions pour surmonter les obstacles et renforcer l’ancrage de l’agroécologie. L’analyse se concentre sur les acteurs de l’agroécologie dans les départements de Fatick et Tivaouane, couvrant des aspects tels que les projets agroécologiques, les subventions pour engrais organiques, la commercialisation et la gouvernance territoriale.
Les questions abordées incluent les types d’instruments de politiques publiques déployés, les acteurs responsables, les interactions à l’échelle locale, les obstacles et catalyseurs de changement, ainsi que l’intégration aux dynamiques territoriales et aux conflits fonciers.
Ce document résulte de la collaboration de chercheurs du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et du Bureau d’Analyses Macro-Économiques (BAME) de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA).
Il a été élaboré avec l’aide financière de l’Union européenne (UE) et de l’Agence Française de Développement (AFD). Son contenu relève de la responsabilité exclusive du projet FAIR Sahel et ne saurait en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’UE ni de l’AFD.
Voici un Rapport fruit de deux jours d’ateliers qui s’est déroulé les 22 et 23 novembre 2023 dans le département de Fatick avec la participation de l’ISRA-BAME, le CIRAD, l’ENDA, la DyTAES, le CRAFS et l’IPAR.
1 ISRA ; 2 CIRAD ; 3 ENDA ; 4 DyTAES ; 5 CRAFS ; 6 IPAR
RAPPORT D’ATELIERS LA GOUVERNANCE FONCIÈRE ET LA TERRITORIALISATION DE LA TRANSITION AGROÉCOLOGIQUE POUR LE DEPARTEMENT DE FATICK Janvier 2024Voici un Rapport fruit de deux jours d’ateliers sur « LA GOUVERNANCE FONCIÈRE ET LA TERRITORIALISATION DE LA TRANSITION AGROÉCOLOGIQUE POUR LE DEPARTEMENT DE FATICK » qui s’est déroulé les 22 et 23 novembre 2023 dans le département de Fatick avec la participation de l’ISRA-BAME, le CIRAD, l’ENDA, la DyTAES, le CRAFS et l’IPAR. REDACTION : Jean-Michel SOURISSEAU2, Dié-Yacine KA1, Marc PIRAUX2, Finda BAYO1, Carolina MILHORANCE2, Thierno SALL3, Mamadou SOW3, Maïmouna NDOUR3 ANIMATION : Mame Birame SENE4, Ibrahima DIOUF4, Abdou SENGHOR4, Babacar DIOP5, Chérif SAMBOU BODIAN6, Thierno SALL3, Alassane NDIAYE3, Maïmouna NDOUR3, Jean-Michel SOURISSEAU2, Dié-Yacine KA1, Finda BAYO1 1 ISRA ; 2 CIRAD ; 3 ENDA ; 4 DyTAES ; 5 CRAFS ; 6 IPAR
Depuis plus de 50 ans, la zone du delta connaît une forte croissance de l’agriculture irriguée et des aménagements hydro-agricoles. Ces choix politiques suivent un modèle d’agriculture productiviste qui a pour but le développement économique et la sécurité alimentaire. Ce modèle conduit cependant à des inégalités en matière d’accès à la terre. L’Isra et le Cirad publient un atlas qui offre un regard critique et une nouvelle perspective sur le développement de ce territoire.
« Le delta du fleuve Sénégal est une région où l’on trouve de l’élevage, de l’agriculture, de la pêche et même de la sylviculture. Traditionnellement, cette « multifonctionnalité » du territoire se répartit très bien dans l’espace, mais aussi dans le temps. Par exemple, les cultures se terminent avec la récolte et on laisse ensuite passer les troupeaux pastoraux. Aujourd’hui, ces différents usages entrent en conflit. On a par exemple des aménagements hydrauliques fixes dédiés à l’irrigation que les pasteurs ne peuvent pas traverser. En privilégiant l’accès à une ressource pour une seule activité, on en exclut d’autres, et cela génère des tensions énormes ».
Perspectives historiques, cartes, schémas, photographies : cet atlas rassemble plus de cinq années de recherches communes entre l’ISRA et le Cirad. Les deux auteurs signalent que leur travail n’a pas pour but l’exhaustivité, mais qu’il s’agit plutôt d’offrir une nouvelle perspective sur un territoire déjà très étudié. « L’idée était de porter un regard critique sur l’évolution du territoire, voulu comme complémentaires aux discours d’acteurs étatiques et privés. On espère que notre ouvrage participera à une meilleure compréhension des dynamiques territoriales dans le delta de la vallée du fleuve Sénégal, pour mieux appréhender les enjeux de développement en cours et à venir ».
Miser sur la synergie entre les activités de production
La vallée du fleuve Sénégal, située au nord-ouest du pays, est une zone où se concentre un grand nombre d’activités agricoles. Stratégique pour le développement et la sécurité alimentaire, la région a toujours été l’objet d’investissements aux retombées politiques et financières importantes. Depuis les années 1960, ce soutien se concentre principalement sur l’agriculture irriguée qui bénéficie d’aménagements et d’accès privilégiés aux ressources foncières et hydriques. Une spécialisation qui n’est pas sans créer certaines formes d’exclusion pour d’autres acteurs du territoire, comme les éleveurs pastoraux, pourtant eux aussi créateurs de richesses.
Face aux tensions liées à l’accès et à l’usage de la terre, qui augmentent avec la spécialisation du territoire, les scientifiques rappellent que le delta était pourtant façonné par sa multifonctionnalité. Sans prôner de retour en arrière, Jérémy Bourgoin souligne la force d’intégration d’une gestion partagée des ressources : « si on reporte nos efforts sur la complémentarité des activités, par exemple entre agriculture et élevage, on arrivera à mettre en place une gestion du territoire qui ne laissera personne de côté ». Djibril Diop appuie : « des synergies existent déjà entre les agro-industries et les éleveurs. Par exemple, des résidus de cannes à sucre servent de nourriture aux troupeaux tandis que la bouse de vache est utilisée dans d’autres agro-industrie comme alternative aux engrais ».
Les activités pastorales sont souvent invisibilisées par les politiques publiques, et ce malgré leur importance pour la sécurité alimentaire de la région. Les élevages mobiles de bovins sont par exemple cinq fois plus gros que les élevages sédentaires. Les routes empruntées par les troupeaux sont reliées à des marchés de lait et de viandes, faisant du pastoralisme un des piliers de la sécurité alimentaire pour le delta du fleuve Sénégal.
Des outils de planification déjà existants
Pour réussir à intégrer différentes activités économiques, le territoire doit miser sur une gestion qui prend en compte les besoins et les attentes de tous les acteurs. Cette planification concertée, nécessaire, peut s’appuyer sur des outils déjà existants. « Par exemple, les premiers Plans d’occupation et d’affectation des sols (POAS) datent des années 2000 au Sénégal, précise Jérémy Bourgoin. Cependant, les enjeux environnementaux et économiques ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Les impacts du changement climatiques comme ceux de la financiarisation mondiale des terres arables modifient les rapports entre acteurs et appellent à revoir certaines règles ou outils de planification ».
Entre la croissance démographique, la raréfaction des ressources hydriques liée au changement climatique ou encore la superposition d’usages des terres, les défis de la zone sont de plus en plus pressants. « Multiplier le nombre d’outils ne semble pas être la solution la plus efficace. Nous préconisons plutôt que les acteurs publics se concentrent sur le développement d’approches déjà familières aux acteurs locaux, nécessitant simplement des ajustements pour être en conformité avec la réglementation et faciles à assimiler », insiste Djibril Diop.
L’atlas reste subjectif et orienté par un regard de géographes, répètent les auteurs. Une vision à large échelle qui n’entre pas dans les détails, mais qui amorce le débat et met l’accent sur les sources potentielles de conflits et sur les pistes à explorer pour y répondre.
Afin de renforcer l’esprit d’équipe du staff et leur permettre de mieux collaborer entre eux, l’ISRA BAME avec le soutien du #Projet_PRCI, a organisé une séance de Team Building du 20 au 22 décembre 2023 à Pointe Sarène (Mbour).
Publié le 3 janvier 2024
#English_Bellow Cette activité a permis au staff, avec l’encadrement d’une équipe de professionnels, de développer l’esprit d’équipe, la solidarité, le leadership afin de renforcer leur système de valeurs.
Durant ce team building, différents exercices théoriques et pratiques ont été faits pour mettre en situation le staff et leur permettre de mieux se connaitre afin de mieux travailler en équipe.
Pour la directrice de l’ISRA-BAME, Dr Astou Diao Camara, meilleure occasion ne pouvait être choisi après une année d’investissement du staff pour organiser ce team building. Après avoir félicité l’équipe pour ses réalisations en 2023, Dr Camara a exprimé sa satisfaction à voir toute son équipe engagé dans cet exercice constrictif et transformateur. Elle a également exprimé les remerciements du BAME aux bailleurs du projet PRCI pour leur appui financier.
Ces trois jours ont été fort intéressants et instructifs pour les participants issus du BAME, de la Direction générale et d’autres centres de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles tels que l’ISRA CERAAS, le Centre National de Recherches Forestières (CNRF) et l’UNIVAL.
Les participants ont globalement exprimé leur satisfaction et surtout salué le professionnalisme de formateurs.
*********** In order to strengthen the team spirit of the staff and allow them to better collaborate with each other, ISRA-BAME with the support of the PRCI Project, organized a Team Building session from December 20 to 22, 2023 at Pointe Séréne (Mbour ).
This activity allowed the staff, with the supervision of a team of professionals, to develop team spirit, solidarity, leadership in order to strengthen their value system.
For the director of ISRA-BAME, Dr. Astou Diao Camara, a better opportunity could not have been chosen after a year of investment by the staff to organize this team building. After congratulating the team on their achievements in 2023, Dr. Camara expressed his satisfaction to see his entire team engaged in this restrictive and transformative exercise. She also expressed BAME’s thanks to the PRCI project donors for their financial support.
These three days were very interesting and informative for participants from BAME, the General Directorate and other ISRA centers such as CERAAS, CNRF and UNIVAL.
The participants generally expressed their satisfaction and especially praised the professionalism of the trainers.
Afin de préparer l’année 2024, le Comité technique élargi de la DyTAEL de Fatick s’est réuni pour un atelier les 6 et 7 décembre 2023, à l’hôtel Royal le Sine de Fatick, avec l’appui de l’Initiative Agroécologie (WP5). Cet atelier, organisé avec l’appui de l’ISRA, du CIRAD et de leurs partenaires, a réuni les acteurs clés de l’agroécologie du Département.
Publié le 12 décembre 2023
Cet atelier de deux jours a enregistré une vingtaine de participants en provenance d’ONG (Agrisud, Enda pronat, ANPDI, Carem…) de services techniques (ANCAR, ANACIM, SDDR, ARD, Service Départemental Elevage, Eaux et Forêts…), d’organisations paysannes (Ambassadeurs de l’Environnement, Jamm Bugum…) et de la presse locale (Radio Ndèf Leng).
L’objectif de cet atelier était d’évaluer le plan d’action 2023 de la DyTAEL et réfléchir sur le fonctionnement interne de la DyTAEL.
Des travaux de groupe ont été organisés par l’équipe de projet autour de la théorie du changement appliquée aux acteurs de la DYTAEL. Cette équipe a revu, de concert avec les participants, la cartographie des acteurs de la Dynamique locale et réfléchi sur les modalités de fonctionnement de la Dytael de Fatick et de sa gouvernance.
Depuis 2021, la DyTAES territorialise son action via la mise en place des « Dynamiques pour une Transition Agroécologique Locale » (DyTAEL) dans différents départements du Sénégal. Créée en 2022, la DyTAEL de Fatick a pris un essor rapide grâce aux appuis successifs de multiples projets et au dynamisme de ses membres. Elle a pour objectif de promouvoir l’agroécologie pour une résilience agri-environnementale et socio-économique des exploitations agricoles familiales du département de Fatick.
Le mode d’action de la DyTAEL de Fatick repose sur plusieurs axes stratégiques tels que l’accompagnement des décideurs vers des politiques favorables à la transition agroécologique et la réalisation d’actions de sensibilisation.
Après une évaluation du plan d’action annuel de la DyTAEL de Fatick, les participants se sont adonnés à un exercice de projection sur 2024 axé autour de deux études diagnostic à mener et qui porteront sur la traque aux innovations et le Diagnostic sociotechnique.