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Le Ngourbane à l’honneur pour valoriser notre patrimoine alimentaire !

À Fatick, acteurs de l’alimentation, chefs cuisiniers, cuisinières traditionnelles, producteurs, transformateurs et consommateurs se sont réunis le 16 juillet 2026 autour d’un objectif commun : codifier le Ngourbane, un plat emblématique à base de mil profondément ancré dans la culture sérère.

Cette initiative s’est inscrit dans le cadre des projets MAHDIA et TAFS – Ma nourriture est africaine, qui œuvrent pour la promotion des aliments locaux, de l’agroécologie et de la souveraineté alimentaire.

À travers cet atelier, les participants ont partagé leurs savoir-faire, comparé les différentes variantes du Ngourbane et ont co-construit une recette de référence conciliant traditions culinaires, qualité nutritionnelle et valorisation des produits locaux.

Au-delà de la recette, cette démarche vise à préserver un patrimoine culinaire précieux, renforcer les réseaux d’acteurs du “alimentaire local” et encourager une alimentation saine, durable et ancrée dans nos territoires.

Le Consommer local, c’est préserver nos savoirs, soutenir nos producteurs et construire des systèmes alimentaires plus résilients.

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Journées du patrimoine agroécologique de Basse-Casamance. Les acteurs scientifiques et culturels s’engagent pour une reconnaissance et une protection.

Les 3 et 4 juin 2026, à Ziguinchor, se sont tenues les premières Journées du Patrimoine Agroécologique de Basse-Casamance, un événement scientifique et culturel consacré aux relations entre sociétés, territoires, savoirs et milieux en Basse-Casamance. Chercheurs, experts et artistes s’y sont réunis pour réfléchir aux conditions de reconnaissance, de transmission et de valorisation de cet héritage, aujourd’hui confronté à de profondes transformations.

Photo 1 : Le Kadjandou est un outil agraire typique de la Basse-Casamance et de la région des rivières du Sud, spécialement conçu pour façonner les casiers à riz. R. Belmin / CIRAD

Un territoire riche et singulier
Au Sud du Sénégal, la région Basse-Casamance se caractérise par des patrimoines agroécologiques riches et pluriels, issus d’une longue coévolution entre les sociétés locales et leurs milieux : riziculture de mangrove, forets comestibles, pratiques de cueillette, savoirs culinaires, ressources halieutiques et paysages culturels forment un ensemble vivant de relations entre humains et territoires.
L’enclavement relatif de la Basse-Casamance, et la vitalité de ses institutions coutumières en font un espace de résistance face à l’extractivisme néo-libéral, où se déploient des voies d’agroécologie endogènes, fondées non pas sur des paquets techniques importés, mais sur la mobilisation des ressources matérielles et immatérielles déjà présentes dans le territoire. Aujourd’hui, ces équilibres sont menacés par de profondes mutations sociales, économiques, foncières et environnementales.
Les effets du changement climatique, les transformations socio-économiques, les pressions foncières et les mutations des modes de vie fragilisent progressivement ces héritages transmis de génération en génération.
Qualifier, protéger et valoriser le patrimoine agroécologique
La dynamique de recherche-action PRATAM (Potentiels de Résilience et d’Autodétermination des Territoires Agroécologiques Menacés) vise à caractériser le patrimoine agroécologique de la Basse-Casamance, à analyser les menaces qui pèsent sur lui et à accompagner les acteurs locaux dans sa qualification, sa reconnaissance, son maintien et sa valorisation.
Le PRATAM considère le patrimoine agroécologique non pas uniquement comme un héritage à conserver et à transmettre, mais aussi comme une ressource stratégique pour l’avenir. Il s’agit d’une part d’inventorier les ressources, savoirs, pratiques et paysages qui composent cet héritage vivant, complexe et vulnérable, afin d’en comprendre la composition, les fragilités et les dynamiques de transformation.
D’autre part, PRATAM mobilise le patrimoine agroécologique comme matrice pour penser et accompagner des trajectoires territoriales désirables. La dynamique soutient ainsi l’émergence de coalitions agroécologiques locales, en particulier les DyTAEL de Oussouye et de Bignona, dans la perspective de construire de véritables projets de territoire. Les chercheurs mobilisent des outils d’anticipation et de planification stratégique (prospective territoriale, idéotypage, visionning, backcasting, ingénierie des plateformes) afin d’accompagner la formulation de visions collectives et leur traduction en actions concrètes.
PRATAM accompagne également des initiatives territoriales de valorisation économique, culturelle et politique, qu’il s’agisse du soutien à l’Indication Géographique Madd de Casamance, du Festival des Forêts, ou encore de démarches de conservation autour d’entités menacées comme le Eneng (landolphia hirsuta).

Photo 2 : Les chercheurs et experts régionaux de la dynamique PRATAM se sont lancés dans un large inventaire participatif du patrimoine agroécologique de Basse-Casamance. Ils développent aussi des recherches plus ciblées sur des entités emblématiques et menacées, comme ici une liane oubliée nommée Eneng (landolphia hirsuta). R. Belmin / CIRAD.

Deux journées pour croiser les regards
Les 3 et 4 juin 2026, les chercheurs de la dynamique PRATAM ont organisé les premières Journées du Patrimoine Agroécologique, à l’Université de Ziguinchor. Scientifiques, acteurs socio-politiques et artistes ont croisé les regards afin d’analyser, discuter et opérationnaliser la notion de patrimoine agroécologique, et construire un agenda de recherche et d’action territoriale en Basse-Casamance.
Le programme a articulé sessions thématiques autour des composantes agricole, forestière, halieutique ou culturelle qui fondent la résilience et l’identité régionale. Une séquence a été consacrée aux approches photographiques, cinématographiques et audiovisuelles mobilisées pour documenter les transformations du territoire.
Au-delà des travaux présentés, les échanges ont largement porté sur les perspectives ouvertes par la qualification du patrimoine agroécologique de Basse-Casamance. Les participants ont souligné que l’inventaire engagé dans le cadre du PRATAM constitue un levier au service de l’éducation, de la valorisation culturelle et de l’action politique des DyTAEL de Bignona et d’Oussouye.
Plusieurs interventions ont également rappelé que la patrimonialisation ne devait pas conduire à figer le territoire dans une vision passéiste, mais contribuer au contraire à préserver le caractère vivant et évolutif des relations entre sociétés, savoirs et milieux. Dans cette perspective, la reconnaissance du patrimoine agroécologique est apparue comme un moyen de renforcer la capacité des communautés à construire leur avenir à partir des ressources et des héritages qui fondent leur identité territoriale.

Photo 3 : Organisé à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, les Journées ont été un important moment d’échange transdisciplinaire, stimulé par la notion fédératrice de patrimoine agroécologique.

Une soirée culturelle autour de la photographie et du cinéma
L’événement a été clôturé par une soirée culturelle, le jeudi 4 juin 2026 à l’Alliance Française de Casamance, proposant une immersion dans les patrimoines vivants de la Basse-Casamance, à travers photographie, cinéma documentaire et échanges autour des relations entre territoires, cultures et modes de vie.
La soirée a débuté par le vernissage de l’exposition photographique : « Patrimoine agroécologique de Basse-Casamance – Le regard d’un chercheur photographe » présentée par Raphaël Belmin. À travers une série d’images réalisées au fil d’un travail de recherche-action mené depuis plusieurs années en Basse-Casamance, l’exposition explore les paysages, pratiques, savoirs, formes d’habiter et transformations sociales qui façonnent le territoire.
La soirée s’est poursuivie avec deux projections de films en présence des réalisateurs : « Poisson d’or, poisson africain `» un film documentaire de Thomas Grand consacré aux enjeux contemporains liés aux ressources halieutiques en Afrique de l’Ouest ; « La cérémonie funéraire chez les peuples du Moff Ëvi », un film anthropologique d’Ibrahima Bouya Bassène documentant les dimensions culturelles, sociales et symboliques des rites funéraires en milieu diola.
Photo 4 : Soirée de clôture des Journées de l’agroécologie de Basse-Casamance. ©KDRD films / CIRAD

Vers un observatoire du patrimoine agroécologique de Basse-Casamance
A l’issue de ces Journées, PRATAM évolue d’une dynamique exploratoire vers une infrastructure scientifique, universitaire et territoriale plus pérenne. Les premiers résultats montrent une dynamique désormais structurée autour d’un consortium scientifique actif, de deux coalitions territoriales établies et d’un cadre conceptuel stabilisé autour de la notion de patrimoine agroécologique.
Cette trajectoire reste à être renforcée et pérennisée via d’autres ressources et projets, mais elle ouvre déjà la perspective de structurer à terme un véritable observatoire consacré au patrimoine agroécologique, articulant recherche, formation universitaire, action territoriale, création audiovisuelle et mémoire documentaire, avec une inscription physique et institutionnelle durable en Basse-Casamance.
Au-delà de la Basse-Casamance, l’expérience PRATAM ouvre des perspectives d’études comparatives ; elle interroge la manière dont d’autres territoires peuvent mobiliser leurs patrimoines agroécologiques comme ressources pour faire face aux défis contemporains.

 

Retombées presse

https://casamanceinfo.com/infos/basse-casamance-lagroecologie-entre-savoirs-locaux-et-recherche-scientifique/

https://casamanceinfo.com/infos/dossier-agroecologie-en-basse-casamance/

https://www.facebook.com/share/v/1D3YRhckoz/?mibextid=wwXIfr

https://casamanceinfo.com/infos/patrimoines-agroecologiques-en-peril-la-casamance-mobilise-chercheurs/

utm_source=social_share_send&utm_medium=ios_app&rcm=ACoAAA0WQtUBRIndHQq_FVzrBP8b07IjeRLvczI&utm_campaign=copy_link

https://youtu.be/ppLyZ_S_pEc?si=3JWaHYIEwh4I2oQ2

https://www.sunugox.info/riziculture-forets-et-savoirs-locaux-la-basse-casamance-expose-ses-tresors/

https://sagnainfos.canalblog.com/2026/06/ziguinchor-celebre-son-patrimoine-agroecologique-quand-la-science-la-culture-et-les-territoires-s-unissent-pour-l-avenir-de-la-basse-casamance.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_whatsapp

https://sagnainfos.canalblog.com/2026/06/ziguinchor-le-patrimoine-agroecologique-de-la-basse-casamance-au-coeur-d-un-dialogue-scientifique-et-culturel-inedit.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_whatsapp

https://www.msn.com/fr-xl/afrique-de-l-ouest/senegal-actualite/des-journées-du-patrimoine-agroécologique-pour-la-préservation-des-savoirs-et-pratiques-de-basse-casamance/ar-AA24L24x?apiversion=v2&domshim=1&noservercache=1&noservertelemetry=1&batchservertelemetry=1&renderwebcomponents=1&wcseo=1

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https://aps.sn/des-journees-du-patrimoine-agroecologique-pour-la-preservation-des-savoirs-et-pratiques-de-basse-casamance/

https://www.sunugox.info/riziculture-forets-et-savoirs-locaux-la-basse-casamance-expose-ses-tresors/

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Soutenance de thèse de Dié-Yacine Ka

Le vendredi 24 avril 2026, Dié-Yacine Ka a présenté ses travaux de doctorat sur le campus d’AgroParisTech à Palaiseau. Sa recherche explore comment les initiatives locales au Sénégal redéfinissent les territoires pour favoriser la transition agroécologique, offrant des clés de compréhension inédites sur les dynamiques socio-spatiales en Afrique de l’Ouest. Cette thèse a été réalisée en co-tutelle entre AgroParisTech et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Elle a été menée depuis 2021 au sein du Bureau d’Analyses Macro-Économiques (BAME) de l’ISRA et de l’UMR TETIS du CIRAD. Elle s’inscrit dans le projet FAIR-Sahel (financé par l’Union Européenne et l’AFD).

Au Sénégal, des initiatives locales soutiennent la transition agroécologique, dans un contexte d’engagement politique croissant au niveau national. À travers l’expérimentation de techniques, la structuration de filières ou le plaidoyer, une diversité d’acteurs tente de reconnecter l’agriculture à son territoire. Pourtant, ces processus de territorialisation restaient jusqu’ici peu documentés.

La thèse de Dié-Yacine Ka, au carrefour de l’agroécologie et de la géographie, analyse ces transformations à travers deux zones d’étude : Darou Khoudoss/Mboro et Ndiob. En s’appuyant sur une enquête qualitative menée auprès de 69 acteurs (ONG, agriculteurs, services de l’État), elle examine comment les interactions entre gouvernance locale, récits territoriaux, réseaux sociaux et agroécosystèmes façonnent des trajectoires de transition diversifiées.

Les résultats mettent en lumière des “catalyseurs territoriaux” essentiels tels que : la capacité de structuration des acteurs, la force des réseaux extérieurs et la production d’un discours mobilisateur. Au-delà de l’analyse, ces travaux apportent une contribution théorique à la Géographie des Transitions Durables en adaptant des concepts de la géographie francophone au contexte ouest-africain. En démontrant comment le projet de territoire devient un outil de structuration des initiatives, cette thèse offre des repères concrets pour accompagner le changement d’échelle de l’agroécologie.

Direction et supervision :- Directeur de thèse : Marc Piraux (CIRAD, UMR TETIS)
– Directrice de thèse : Aminata Niang (UCAD, Laboratoire Dynamiques Territoriales et Santé)
– Encadrant : Raphael Belmin (CIRAD, UPR HortSys)
– Encadrante : Astou Diao Camara (ISRA, BAME)

Composition du jury :
– Marion Charbonneau (Université de Pau et des Pays de l’Adour), rapporteure & examinatrice
– Tidiane Sané (Université Assane Seck de Ziguinchor), rapporteur & examinateur
– Valérie Angeon (INRAE), examinatrice
– Karamoko Diarra (Université Cheikh Anta Diop de Dakar), examinateur

Source : https://umr-tetis.cirad.fr/actualites/2026/soutenance-de-these-de-die-yacine-ka

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JAES 2026: L’ISRA-BAME met à profit ses évidences scientifiques pour une réussite de la transition agroécologique au Sénégal

Lors de la 5ᵉ édition des Journées de l’Agroécologie au Sénégal (21–23 avril 2026) couplée à la Conférence Intensification Durable (CID), l’ISRA-BAME a fortement contribué aux échanges sur la transition agroécologique en mobilisant des résultats scientifiques solides pour éclairer les politiques publiques et les pratiques agricoles.

Au premier jour (21 avril), Docteure Astou Diao Camara, Directrice de l’ISRA-BAME, a participé au pour le compte du Ministère de l’agriculture, panel dont le thème portait sur : « De l’engagement à l’action : quelles trajectoires nationales pour institutionnaliser l’agroécologie ? ». Ce panel a réuni des acteurs clés impliqués activement dans la transition agroécologique au Sénégal.

Au deuxième jour (22 avril), l’ISRA-BAME s’est illustré lors de la Conférence sur l’Intensification Durable (CID).

À travers la participation de ses chercheurs aux panels stratégiques, l’institution a mis en avant des analyses scientifiques sur les trajectoires d’institutionnalisation de l’agroécologie, tout en favorisant le dialogue entre chercheurs, décideurs et acteurs de terrain.

L’un des apports majeurs réside dans la promotion de la connaissance des sols comme levier d’intensification durable, illustrée par la campagne Farmer Know Your Soil (FKYS), fondée sur des données scientifiques et visant une meilleure gestion de la fertilité des sols à l’échelle nationale. Une initiative lancée en 2024 en partenariat avec le CNCR, la DyTEAS, le Ministère de l’agriculture et l’ANAPRI (réseau africain des politiques agricoles)

Les chercheurs de l’ISRA-BAME ont également partagé des résultats empiriques issus de projets de recherche (notamment sur l’irrigation agroécologique et la gestion communautaire de l’eau avec le projet COSTEA), mettant en évidence leur rôle dans le renforcement de la résilience climatique et de la souveraineté alimentaire.

Par ailleurs, les travaux présentés sur les chaînes de valeur agroécologiques et les dynamiques de marché ont permis d’intégrer les dimensions économiques à l’analyse scientifique de la transition. Les études sur les freins et leviers socio-économiques, basées sur des données de terrain, ont apporté un éclairage concret sur les conditions de réussite à l’échelle des exploitations (projets CGIAR, Mahdia, Santé territoires, EmployEA) et des PME (Projet Biostar).

Enfin, les posters scientifiques issus de projets tels que MAHDIA et ARISER ont renforcé la visibilité des productions scientifiques du centre, illustrant la diversité et la rigueur des recherches menées.

Ainsi, l’ISRA-BAME s’affirme comme un acteur clé produisant des évidences scientifiques robustes, indispensables pour orienter efficacement la transition agroécologique au Sénégal.

Plus d’images sur facebook.

 

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JAES 2026 : une étape décisive vers l’institutionnalisation de l’agroécologie au Sénégal

Dakar, avril 2026 – La cinquième édition des Journées de l’Agroécologie du Sénégal (JAES) se tiendra du 21 au 23 avril 2026 à Dakar, autour du thème : « De la vision à l’action : institutionnaliser l’agroécologie pour des systèmes alimentaires durables ». Cet événement d’envergure nationale constitue un cadre stratégique de concertation dédié à l’intégration de l’agroécologie dans les politiques publiques et les dispositifs institutionnels.

La cérémonie officielle d’ouverture du 21 avril se déroulera en présence de Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage ainsi que de Monsieur le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, témoignant de l’engagement des plus hautes autorités en faveur de la transition agroécologique.

Face aux enjeux croissants liés au changement climatique, à la sécurité alimentaire et à la préservation des ressources naturelles, l’agroécologie s’impose comme un levier structurant pour la transformation durable des systèmes agricoles et alimentaires. Les JAES 2026 visent à consolider cette dynamique en favorisant le passage d’une phase de promotion à une phase d’institutionnalisation.

Un cadre de dialogue inclusif et multi-acteurs

Les JAES 2026 réuniront un large éventail d’acteurs, incluant les autorités publiques, les organisations paysannes, les institutions de recherche, les organisations de la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers. Cette diversité d’acteurs permettra de renforcer la cohérence des interventions et de promouvoir une approche concertée de la transition agroécologique à l’échelle nationale.

Renforcer les synergies entre savoirs et action publique

L’édition 2026 sera marquée par l’organisation de la Conférence sur l’Intensification Durable (CID), sous la forme d’un « Forum des Savoirs ». Cette initiative vise à favoriser l’articulation entre connaissances scientifiques, savoirs endogènes et expériences de terrain, dans le but d’éclairer la prise de décision publique et d’améliorer l’efficacité des politiques agricoles. A ce forum participeront des chercheurs de l’ISRA.

Le programme des trois journées s’articulera autour de :

  • Sessions de réflexion stratégique sur les mécanismes d’institutionnalisation de l’agroécologie ;
  • Espaces d’échanges et de capitalisation des connaissances dans le cadre du Forum des Savoirs ;
  • Journée porte ouverte autour d’activités de démonstration culinaire ; de sensibilisation et de mobilisation citoyenne

Un levier pour l’action publique et le développement durable

Les JAES 2026 ambitionnent de formuler des recommandations opérationnelles en vue de renforcer l’intégration de l’agroécologie dans les cadres normatifs et programmatiques nationaux. Elles contribueront également à consolider les synergies entre les différentes initiatives en cours et à soutenir l’émergence de systèmes alimentaires résilients, inclusifs et durables.

Organisées par la Dynamique pour une Transition Agroécologique au Sénégal (DyTAES), les JAES s’inscrivent dans une perspective de développement durable et de souveraineté alimentaire, en cohérence avec les priorités nationales et les engagements internationaux du Sénégal.

La « Dynamique pour une Transition Agroécologique au Sénégal » (DyTAES) est un réseau qui regroupe des organisations faîtières de producteurs, de consommateurs, des ONG et des institutions de recherches, des réseaux d’organisations de la société civile sénégalaise et un réseau d’élus locaux engagés dans la transition agroécologique.

Consultez notre site web  www.dytaes.sn  et suivez nos réseaux sociaux (Facebook  LinkedIn X Tik Tok)

 

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Publication d’un rapport sur l’orchestration des transitions agroécologiques au Sénégal

A quelques jours de la 10 édition des Journées de l’Agroécologie du Sénégal (JAES) de la DyTAES, l’ISRA-BAME partage la publication du rapport intitulé : « Orchestrer les transitions agroécologiques : une lecture critique de l’expérience de la DyTAES au Sénégal », co-rédigé par Raphaël Belmin (CIRAD), Marc Piraux (CIRAD), Astou Diao Camara (ISRA) et Absa Mbodj (ENDA Pronat), avec des contributions issues des organisations membres de la DyTAES et des plateformes territoriales – DyTAEL.

 

Ce rapport part d’une interrogation directement issue de la trajectoire de la DyTAES : comment une coalition née dans un paysage agroécologique fragmenté, sans mandat institutionnel formel ni position de pouvoir central, a-t-elle réussi en quelques années à s’imposer comme un acteur structurant du débat public et à ancrer des dynamiques territoriales à l’échelle du pays ?

À partir de ce cas singulier, le document analyse comment une diversité d’initiatives dispersées a été progressivement mise en cohérence, jusqu’à former une coalition nationale capable d’articuler plaidoyer politique et action territoriale.

Cliquez sur l’image pour lire le rapport.

Le rapport mobilise le cadre analytique de l’orchestration de niche, permettant de rendre compte de formes de coordination entre acteurs qui ne reposent pas sur une autorité hiérarchique, mais sur la capacité à aligner, relier et rendre visibles des initiatives hétérogènes. Il met en évidence à la fois les conditions de réussite de cette trajectoire, mais aussi ses tensions internes, ses dépendances et les exigences organisationnelles qu’elle implique.

Ancrée dans le contexte sénégalais, cette analyse propose des enseignements utiles pour d’autres contextes confrontés à des enjeux similaires de transition agroécologique, de fragmentation institutionnelle et de construction de coalitions multi-acteurs.

Ce travail s’inscrit dans les activités de recherche et d’appui aux politiques publiques conduites par l’ISRA-BAME sur les systèmes agricoles et alimentaires, en lien étroit avec les dynamiques nationales et territoriales.

👉 Accéder au rapport sur la plateforme Agritop du CIRAD.

Contact : Astou Diao CAMARA, astoudiaocamara@gmail.com

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Visite du président d’honneur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) et du Roppa

Ce mardi 31 mars 2026, Mamadou Cissokho, président d’honneur du CNCR et du ROPPA, a rencontré l’équipe de recherche de l’ISRA BAME afin d’échanger sur l’importance de la recherche dans l’accompagnement des exploitations agricoles familiales.

Dans ce cadre, les discussions ont porté sur les besoins exprimés par les organisations représentant les exploitations agricoles familiales, en vue d’une meilleure documentation de leur contribution à l’économie nationale.

Le BAME s’engage à travailler dans les meilleurs délais à l’élaboration d’un protocole de recherche.

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#partenariat 

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Note politique | Cent vingt (120) milliards de subvention de la campagne agricole en 2025 : quels impacts macroéconomiques ?

Chaque franc investi par l’État du Sénégal dans la campagne agricole 2025 a généré :

💰1,52 franc en valeur ajoutée

💰 0,39 % de plus sur le PIB

🌾+5,49 % de hausse de la production céréalière (riz, mil, maïs)

💰 1,31 % sur les revenus des ménages agricoles ruraux.

📖 Pour approfondir, découvrez notre Note politique :
« Cent vingt (120) milliards de subvention de la campagne agricole en 2025 : quels impacts macroéconomiques ? »

 🔗 https://www.isra-bame.sn/wp-content/uploads/2026/03/Note-Politique-ISRA-BAME-120-milliards-de-subvention-de-la-campagne-agricole-en-2025-quels-impacts-macroeconomiques-vf.pdf

Auteurs : Omar Diouf, Serigne Mbacké Konté, Modou Guèye Fall, Ndèye Fatou Faye Mané, Oumar Lo, Cheickh Sadibou Fall, Djiby Dia, Moussa Sall, Astou Diao Camara

A télécharger ICI.

POINTS SAILLANTS…

  1. Transformer la subvention en véritable moteur de productivité exige de sortir d’une logique de rente pour instaurer un ciblage rigoureux, orienté vers une agriculture durable, compétitive et créatrice de valeur pour l’économie nationale.
  1. La politique de subvention a un impact macroéconomique positif ; avec un multiplicateur de 1,52 et une contribution de +0,39 % à la croissance du PIB. Toutefois, son potentiel reste limité tant que persistent des contraintes structurelles qui freinent les gains de productivité. Lever ces obstacles devient essentiel pour faire de la subvention un véritable instrument de performance agricole et de stabilité économique.
  2. Les retards logistiques, la qualité inégale des semences et un ciblage encore perfectible réduisent la portée des investissements publics. Un renforcement progressif de ces maillons apparaît nécessaire pour consolider l’efficacité de la subvention et soutenir durablement la performance du secteur agricole.
  3. Aligner la distribution des intrants sur le calendrier agricole et renforcer le ciblage des exploitations les plus vulnérables constituent des leviers essentiels pour optimiser les rendements et améliorer l’efficacité globale de la campagne agricole.
  4. Le développement des capacités de stockage et de transformation constitue un levier essentiel pour mieux valoriser les productions agricoles, stabiliser les prix et renforcer la création de valeur ajoutée au niveau local.

#Agriculture #Sénégal #Economie #PolitiquesPubliques #SouverainetéAlimentaire #Développement

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Note Politique | Le choix du riz au Sénégal : quand, l’apparence, le goût et l’origine comptent plus que le prix

📄 Le prix n’est pas le seul déterminant de choix du type de riz pour les consommateurs Sénégalais. Leurs décisions sont influencées par l’apparence avant cuisson, le goût et l’origine du riz. Voici une nouvelle une Note Politique qui montre la  nécessité d’investir dans la chaîne de transformation, afin de garantir la propreté, l’homogénéité des riz locaux et l’emballage.

L’étude menée auprès de ménages à Dakar et Saint-Louis montre que les consommateurs privilégient avant tout l’apparence (91 %) et le goût (88 %). Le prix n’arrive qu’en 6ᵉ position parmi les critères de choix. Aujourd’hui, le riz importé parfumé reste le plus consommé, notamment pour sa facilité de cuisson, sa qualité visuelle et sa bonne tenue après cuisson.

Cliquez ICI pour télécharger la note.

 

 

 

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Note politique | Local ou importé : Analyse de la demande de riz au Sénégal

Voici une nouvelle note politique qui analyse la demande en riz des ménages sénégalais et met en lumière des différences importantes entre ménages urbains et ruraux, notamment dans les types de riz consommés (riz entier ou brisé, local ou importé).

Auteurs : Ndèye Fatou Faye, Amy Faye, Mouhamed Rassoul Sy, Seungmin Lee, John McPeak

A télécharger ICI.

POINTS SAILLANTS…

  • Le riz occupe une place centrale dans l’alimentation des ménages sénégalais et représente près de 40 % des importations alimentaires du pays. En moyenne, les Sénégalais consomment davantage de riz brisé (48 kg par personne et par an) que de riz entier (43 kg).
  • Les habitudes de consommation diffèrent toutefois entre zones urbaines et rurales. En milieu urbain, les ménages consomment davantage de riz local (49 kg par personne et par an) que de riz importé (41 kg), avec une préférence pour le riz non brisé et une attention particulière à la qualité. En milieu rural, en revanche, la consommation de riz importé (57 kg) dépasse largement celle du riz local (27 kg). Cette situation s’explique notamment par des problèmes de disponibilité et de qualité du riz local, ce qui conduit certains ménages à remplacer progressivement les céréales traditionnelles comme le mil, le maïs ou le sorgho par du riz brisé importé.
  • La note souligne également que la demande de riz est peu sensible aux variations de prix, car il s’agit d’un produit de base. Les politiques de subvention ou de taxation influencent donc peu les quantités consommées, mais peuvent orienter le choix entre riz local et riz importé.
  • Pour réduire la dépendance aux importations, il est nécessaire non seulement d’augmenter la production locale, mais aussi d’améliorer les circuits de distribution et de garantir la disponibilité d’un riz local de qualité, capable de concurrencer le riz importé.