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Niakhar : les acteurs de la filière lait caprine co-identifient un prix équitable pour le ravitaillement des cantines scolaires

Un atelier consacré à la co-identification d’un prix équitable du lait caprin destiné aux cantines scolaires s’est tenu ce mardi 30 décembre 2025 à Niakhar, dans la région de Fatick. Organisée par l’ISRA-BAME dans le cadre du projet Multifunctional Landscape (MFL) du CGIAR, en synergie avec le projet Mahdia, la rencontre a réuni chercheurs, producteurs, transformatrices, partenaires techniques et acteurs des cantines scolaires.

L’objectif de l’atelier était de réfléchir collectivement à un prix du lait caprin capable de concilier les intérêts de l’ensemble de la chaîne de valeur — production, transformation et consommation — tout en garantissant la durabilité économique des acteurs locaux et l’approvisionnement des cantines scolaires.

Selon Dr Modou Gueye Fall, chercheur à l’ISRA-BAME et chargé de l’animation du projet MFL, l’enjeu ne réside pas dans la recherche d’une rentabilité maximale, mais dans la définition de prix incitatifs et soutenables.

« L’intérêt de cet atelier est de trouver un prix qui intéresse à la fois la production, la transformation et la consommation. Il s’agit d’assurer la pérennité plutôt que de tirer excessivement sur le profit », a-t-il expliqué.

Selon lui, le concept de prix équitable repose avant tout sur le dialogue entre acteurs, chacun étant appelé à définir, selon sa propre réalité, ce qu’il considère comme juste et applicable au niveau local.

Les échanges se sont appuyés sur les résultats d’études menées sur la chaîne de valeur du lait caprin, mettant en évidence les impacts des différents scénarios de prix sur le revenu, la résilience et la détresse économique des ménages. L’ingénieur d’études a notamment souligné que la diversification économique par la production laitière permet aux exploitations de mieux satisfaire leurs besoins et de limiter la vente du cheptel, renforçant ainsi leur capital et leur résilience.

Présent à l’atelier, le responsable du suivi des cantines scolaires de l’ONG ANPDI, Cheikh Tidjane Fall, a salué l’initiative, qu’il juge essentielle pour l’avenir de la filière caprine. Il a rappelé que le prix actuel du lait de chèvre, compris entre 700 et 800 FCFA, contraste avec le prix d’approvisionnement des cantines scolaires, estimé autour de 1 000 FCFA, une différence qui ne couvre pas toujours les coûts supportés par les femmes transformatrices.

« Cet atelier donne l’occasion aux femmes de s’exprimer sur leurs préoccupations et de travailler sur un prix équitable qui pourrait arranger toutes les parties », a-t-il indiqué, soulignant également l’importance du lait de chèvre pour l’alimentation scolaire, compte tenu de ses bienfaits nutritionnels pour les enfants.

Les témoignages des femmes productrices et transformatrices ont illustré concrètement l’impact du projet sur les ménages. L’une d’elles, Aïssatou Sarr, a expliqué comment un fonds initial de 15 000 FCFA a permis, grâce à l’accompagnement des partenaires, de développer des activités génératrices de revenus jusqu’à atteindre plusieurs millions de francs et de mettre en place une unité de transformation. Une autre, Pod Ndiaye, a raconté comment l’élevage caprin lui a permis d’assurer les besoins de sa famille après la perte de son mari, tout en contribuant à l’approvisionnement des cantines scolaires.

À l’issue de l’atelier, les participants ont convenu de poursuivre le dialogue afin de proposer des prix jugés plus équitables et d’explorer des mécanismes de financement durables, impliquant l’État, les collectivités territoriales et les partenaires. Une démarche qui vise, à terme, à renforcer la solidarité entre acteurs, améliorer les revenus locaux et garantir la durabilité des cantines scolaires dans la commune de Niakhar.

Les résultats présentés sur la perception des prix du lait auprès des productrices et tranformatrices ont été collectés dans le cadre d’un stage appuyé par le projet Mahdia sur la valorisation des produits d’intérêt territorial.

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Docteur Omar Diouf a soutenu sa thèse avec une mention très honorable et félicitations du jury

Omar DIOUF, ingénieur d’étude à l’ISRA BAME a soutenu sa thèse de doctorant avec une mention très honorable doublée d’une félicitation du jury, le lundi 29 Décembre 2025 à la FASEG (Université Cheikh Anta Diop de Dakar). Sa thèse en économie porte sur l’ « Impacts économiques de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf) sur la croissance et l’emploi dans les pays de l’UEMOA ». La soutenance s’est tenue en présence de sa famille, ses proches, ses étudiants et collègues de l’ISRA.

La direction de la thèse a été assurée par le Professeur François Joseph CABRAL de la FASEG. Le jury était présidé par le Professeur Pierre MENDY (UCAD). Le rapportage a été assuré par les Professeurs Awa TRAORE, (UCAD), Mbaye DIENE (UCAD) et Omar SENE (UADB). L’examinateur était le Pr Samuel Maxime COLY (UCAD).

                                                                                       Photos de la soutenance

✍🏾LA THESE EN RESUME….✍🏾

Cette thèse présente les résultats d’équilibre général calculable de l’impact de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) sur les huit pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). L’objectif de cette recherche est d’évaluer l’impact de la ZLECAf sur la croissance et l’emploi dans les pays de l’UEMAO. Deux scénarios de sont étudiés dans cette thèse : une première simulation portant sur une libéralisation progressive des tarifs douaniers comme convenu dans la ZLECAf et une seconde combinant la libéralisation tarifaire avec une politique d’investissement sur l’agriculture, le transport et l’électricité.

Cette thèse présente les résultats d’équilibre général calculable de l’impact de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) sur les huit pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). L’objectif de cette recherche est d’évaluer l’impact de la ZLECAf sur la croissance et l’emploi dans les pays de l’UEMAO. Deux scénarios de sont étudiés dans cette thèse : une première simulation portant sur une libéralisation progressive des tarifs douaniers comme convenu dans la ZLECAf et une seconde combinant la libéralisation tarifaire avec une politique d’investissement sur l’agriculture, le transport et l’électricité. Les résultats des simulations montrent qu’à long terme, des projections optimistes en termes de croissance économique s’observe pour les pays de l’UEMOA à l’exception du Niger. L’analyse des résultats du marché du travail montre des effets contrastés.

Elle creuse l’écart entre travailleurs qualifiés et non qualifiés, mettant en évidence la nécessité d’investir dans l’éducation et la formation professionnelle. De plus, les revenus des ménages pourraient diminuer, exposant les travailleurs urbains à une plus grande vulnérabilité face à la concurrence internationale. Pour atténuer ces impacts, les gouvernements doivent promouvoir des politiques de soutien à l’industrialisation, le développer d’infrastructures facilitant le commerce intercontinental, encourager l’agriculture durable et renforcer les programmes de protection sociale, créant ainsi un environnement propice à une croissance inclusive et équitable. Les synergies entre la ZLECAf et les investissements stratégiques dans des secteurs comme l’agriculture, le transport et l’électricité renforcent les économies de l’UEMOA, avec des effets positifs, notamment au Burkina Faso, Mali et en Côte d’Ivoire. Ces efforts favorisent la modernisation des chaînes d’approvisionnement agricole, améliorent la logistique et dynamisent les industries manufacturières.

Toutefois, les impacts restent limités dans des pays fortement dépendants du secteur primaire, comme le Niger qui enregistre une variation positive du PIB à la dernière année de mise en œuvre de la ZLECAf malgré les politiques de soutien. Pour maximiser les bénéfices de la ZLECAf, une approche intégrée alignant politiques commerciales et stratégies d’investissement est essentielle, en mettant l’accent sur l’industrialisation et l’agriculture productiviste pour assurer une croissance régionale durable et équitable.

Mots clés : #ZLECAf, #Croissance, #Emploi, #UEMOA, #Investissements_publics, #EGC

 

 

 

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À Fatick, la valorisation du lait local au cœur de la transition agroécologique

À Fatick, la valorisation du lait local au cœur de la transition agroécologique

Fatick – Pendant trois jours, du 19 au 21 décembre 2025, des femmes venues des différentes communes du département de Fatick ont pris part à un atelier de formation sur la transformation du lait local. Une initiative organisée dans le cadre du projet MAHDIA, portée par la DyTAEL Fatick et l’ASCODEF, avec l’appui de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), à travers son Bureau d’analyse macro-économique (BAME).

Au cœur de cette formation : le lait, identifié comme un Produit d’Intérêt Territorial (PIT), à la fois pour sa valeur nutritionnelle, son importance économique et son potentiel de création de revenus pour les femmes.

Renforcer les capacités pour mieux valoriser le lait local

Dans un contexte marqué par la crise sanitaire de la Fièvre de la vallée du Rift, les effets du changement climatique et la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire, la transformation locale du lait apparaît comme une réponse concrète aux défis du terroir. L’atelier avait pour objectif principal de renforcer les compétences techniques des femmes dans la transformation du lait, tout en favorisant leur autonomisation économique.

Une formation déroulée dans une approche participative, alternant sensibilisation, démonstrations et travaux pratiques. Les participantes ont ainsi été formées aux bonnes pratiques d’hygiène, étape essentielle pour garantir la qualité sanitaire des produits laitiers.

De la transformation à l’emballage : un savoir-faire en construction

Les deuxième et troisième journées ont été consacrées à la transformation du lait local en différents produits dérivés, notamment le lait caillé, le yaourt et le ‘’lait bridel’’. Les femmes ont également été initiées aux techniques d’emballage des produits finis, un aspect clé pour la commercialisation et la valorisation économique.

Ces moments pratiques ont permis aux participantes de s’approprier les gestes techniques, mais aussi de comprendre l’importance de la présentation des produits pour accéder au marché et répondre aux attentes des consommateurs.

Le lait, un levier de développement territorial

À travers cette activité, le projet MAHDIA illustre son ambition de relier agroécologie, résilience hydrique et systèmes alimentaires durables. En valorisant le lait comme Produit d’Intérêt Territorial, les acteurs locaux cherchent à renforcer les liens entre production, transformation et consommation à l’échelle du territoire.

Pour la DyTAEL Fatick et l’ASCODEF, cette formation constitue également un moyen de mobiliser les acteurs locaux, en particulier les femmes, autour d’une action collective porteuse de sens et d’impact.

Des perspectives porteuses pour les femmes de Fatick

Au terme de l’atelier, les participantes repartent avec des compétences renforcées et une meilleure confiance dans leur capacité à développer des activités génératrices de revenus autour du lait local. Au-delà de l’apprentissage technique, la formation a permis de renforcer les dynamiques de solidarité et d’entrepreneuriat féminin.

À Fatick, la transformation du lait local s’affirme ainsi comme un levier de développement économique et social, au service d’une alimentation durable et d’une transition agroécologique ancrée dans les réalités du territoire.

Revivez les moment forts de l’atelier, en vidéo…

 

 

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Webinaire I « Technologie digitale et avenir du travail agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre »

Le projet Future of Work, financé par le CRDI en Afrique centrale et de l’Ouest et coordonné par l’ISSER du Ghana avec le soutien de l’ISRA-BAME, explore comment les technologies digitales et l’intelligence artificielle (IA) transforment le travail agricole, avec un focus sur les femmes et les jeunes.

Deux chercheurs sénégalais dont les projets ont été acceptés lors du dernier appel à proposition Future of Work feront des présentations sur l’« Utilisation des techniques de machine Learning pour la résilience climatique » (par Dr Allé Dioum de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’« Adoption de l’IA en agriculture : impact sur l’emploi des jeunes et femmes » (par le Pr François Joseph CABRAL du CRES Think Tank ). Leurs travaux seront discutés par des startupers et des chercheurs du #Mali et du #Cameroun comme Daouda SECK Ndeye Amy KEBE Arouna Dissa et Dr. IBRAHIM ABBA (IRIC – Institut des Relations Internationales du Cameroun).

📅 Rendez-vous en ligne le 19 décembre 2025 pour découvrir les recherches en cours et les innovations qui façonnent l’avenir du travail agricole en Afrique francophone.

Ci-dessous, le lien de participation à cette discussion essentielle sur l’avenir du travail agricole en Afrique !

➡️ https://wacren.zoom.us/webinar/register/WN_m6ujO6cCRUmu-7t9Vm7xBg

➡️ Consulter les Termes de Référence

 

 

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Séminaire annuel BioStar : Cap sur la capitalisation et la pérennisation des innovations

Du 24 au 28 novembre 2025, le projet BioStar – « Des bioénergies pour les PME d’Afrique de l’Ouest » a tenu son séminaire annuel à Saint-Louis. L’événement a permis de dresser un bilan des activités réalisées, de mettre en avant les livrables à finaliser et de valider un rétroplanning jusqu’à la clôture du projet prévue en mai 2026.

La rencontre a débuté par une visite du site pilote de DB Foods à Thilène, où une centrale innovante de gazéification de balle de riz produit 85 kW d’électricité. Cette technologie, développée par l’entreprise IED, assure une autonomie énergétique totale à la rizerie, réduisant ses coûts de 80 à 95 % et sécurisant son approvisionnement. Elle génère également du biochar, un sous-produit valorisable pour l’amendement des sols, ouvrant de nouvelles perspectives économiques.

Ce succès est considéré comme un modèle reproductible dans toute l’Afrique de l’Ouest et dans d’autres filières agroalimentaires. Le coordinateur du projet, Joël Blin, a souligné la pertinence économique et environnementale de cette innovation.

Le séminaire a ensuite porté sur la capitalisation des résultats, la stratégie de diffusion et la pérennisation des acquis. Les chercheurs ont présenté les impacts économiques, sociaux et environnementaux des solutions déployées. Une session de réflexion a confirmé que l’expérience de DB Foods constitue une rampe de lancement pour l’adoption à grande échelle des bioénergies dans la région.

A lire dans la presse :

    • APS : https://aps.sn/dagana-un-projet-experimente-la-balle-de-riz-comme-source-denergie-pour-le-decorticage/
    • Sud Quotidien : https://www.sudquotidien.sn/saint-louis-riz-local
    • Saint-Louis News : https://saintlouisnews.sn/le-projet-biostar-pour-une-revolution-energetique-des-pme-agroalimentaires-grace-aux-bioenergies/
    • ELEUK MEDIAS : https://euleukmedias.com/ross-bethio-biostar-mise-sur-la-biomasse-pour-reduire-les-couts-energetiques-des-pme/
    • SENEWeb : https://www.seneweb.com/fr/news/Economie/saint-louis-le-projet-biostar-revolutionne-lautonomie-energetique-des-pme-agroalimentaires-grace-aux-bioenergies_n_475302.html

 

 

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𝐋’𝐈𝐒𝐑𝐀 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐂𝐒𝐓 𝟐𝟎𝟐𝟓

Du 3 au 7 novembre 2025 , l’ISRA – Institut Sénégalais de Recherches Agricoless convie chercheurs, partenaires et acteurs du secteur agricole à son 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐒𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐓𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 (𝐂𝐒𝐓).
Cette rencontre sera l’occasion de présenter les résultats des programmes de recherche, d’échanger sur les enjeux stratégiques pour une agriculture durable et de définir des pistes pour renforcer l’impact scientifique de l’ISRA.
Les moments forts de cet événement institutionnel seront publiés sur nos plateformes digitales.
Le Ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Souveraineté Alimentaire, Dr, Mabouba Diagne, présidera, ce lundi 3 novembre 2025, la cérémonie officielle de l’ouverture. Un moment clé qui marquera le début d’une semaine d’échanges et de réflexion sur les priorités et orientations de la recherche agricole au service de la souveraineté alimentaire du Sénégal. Vous pourrez nous en direct sur Youtube ISRA.
Restez connectés!
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12e Conférence de l’Africa Network of Agricultural Policy Research Institutes (ANAPRI) I Du 4 au 6 novembre 2025

Depuis sa création 2012 sous le sigle Réseau Régional des Instituts de Recherches de Politiques Agricoles (ReNAPRI), l’ANAPRI a été en première ligne en ce qui concerne la promotion et l’élaboration de politiques fondée sur des données probantes à travers l’Afrique.

En 2014, l’ANAPRI organisait la première conférence annuelle de ses parties prenantes, créant une plate forme pour les chercheurs, décideurs politiques, les leaders du secteur privé, partenaires au développement, et pleins d’autres acteurs, pour établir un cadre de dialogues pertinents sur des systèmes alimentaires durables, l’innovation agriculturale, et des reformes politiques.

Au fil des années, la conférence est devenue une plateforme pour la collaboration et un échange de savoir, stimulant la transformation du secteur agricole à travers l’Afrique.

Après Dakar, 2024, le Réseau poursuit cette dynamique pour l’année 2025. Nou vous invitons à prendre part à cet grand évènement sur #systèmes_alimentaires en Afrique sous le thème : “Piloter la transformation des systèmes alimentaires en Afrique: investissements stratégiques, politiques résilientes, et partenariats mondiaux”.

🔗 Inscrivez vous maintenant: en cliquant ICI.

📩Pour tout renseignement: info@anapri.net

Vous pouvez télécharger le Rapport de la 11e Conférence des Parties Prenantes de l’ANAPRIe qui s’est tenue à Dakar du 26 au 28 novembre 2024.

Retour en vidéos sur cette 11e Edition.

#ANAPRI2025 #ANAPRIConference2025 #FoodSystemsTransformation #Africa #PolicyResearch #VirtualParticipation

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Dr Cheikh Tidiane Diouf a obtenu une Mention très honorable à sa soutenance

Ce 16 octobre 2025 à l’UCAD 2,  Dr Cheikh Tidiane DIOUF a soutenu sa thèse de Doctorat en économie avec une Mention très honorable, ce jeudi 16 octobre 2025 à la FASEG (Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). La soutenance s’est tenue en présence des professeurs, membres du jury, de sa famille, ses amis et de son encadrant du l’ISRA BAME et de collègues de la même structure.

Les membres du jury ont globalement apprécié le sérieux de l’étudiant et son engagement dans sa thèse.

Pour rappel, accueilli au BAME sous la supervision de Dr Ndèye Fatou Faye pour ses travaux de recherche. Docteur Diouf a été accompagné financièrement au cours de ces trois dernières années par le projet ABEE (West Africa Breeding networks and Extension Empowerment), fruit d’une coopération entre le CORAF, le CEERAS et le CIRAD.

Cette  thèse dirigée par Pr. Ndiack Fall, Maître de conférence agrégé porte sur l’« Adoption des variétés améliorées de mil et de sorgho au Sénégal : rôle des risques et de la sélection participative». Elle  analyse les facteurs qui influencent l’adoption des variétés améliorées de mil et de sorgho au Sénégal, en mettant l’accent sur le rôle du risque et de la sélection participative. À partir d’enquêtes menées auprès de 378 producteurs, elle révèle qu’il est possible d’identifier les agriculteurs à fort potentiel d’adoption grâce à une approche innovante d’élicitation des préférences. Cette méthode, fondée sur des scénarios mettant en évidence le risque, offre un outil rapide et fiable pour cibler les producteurs pilotes à intégrer dans les programmes de sélection participative. La thèse ouvre ainsi des perspectives pratiques pour un déploiement plus efficace de l’innovation variétale et une meilleure diffusion des semences améliorées au sein des communautés rurales.

Ci-dessous, la composition du jury :

Président :  M. Birahim Bouna NIANG, Professeur titulaire Université Cheikh Anta Diop

Rapporteurs : 

1-Abdou Khadre DIENG Maître de conférences agrégé, Université Cheikh Anta Diop de

Dakar

2-Assane BEYE Maître de conférences agrégé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar

3-Ndéné KA Maître de conférences agrégé, Université Alioune Diop de Bambey

Examinatrice : Mme Ndéye Fatou FAYE MANE Chargée de recherches, Institut sénégalais de recherches agricoles

Co-directeur de thèse : M. Ludovic TEMPLE,  Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement.

RESUME DE LA THESE

La filière semencière constitue un levier stratégique pour l’intensification durable de la
production agricole et la consolidation de la sécurité alimentaire au Sénégal. Malgré les efforts
engagés depuis plusieurs décennies pour développer et diffuser des variétés améliorées, leur
adoption par les producteurs demeure limitée. Cette thèse analyse les déterminants de
l’adoption des variétés améliorées de mil et de sorgho, en mettant particulièrement l’accent sur
le rôle des risques et de la sélection participative dans la décision d’adoption.

L’étude repose sur une approche mixte articulant des enquêtes qualitatives auprès des acteurs
institutionnels du système semencier et une enquête quantitative menée auprès de 378
producteurs répartis dans 47 villages et 23 communes. L’analyse économétrique, fondée sur un
modèle probit, met en évidence six principaux facteurs influençant l’adoption : l’aversion au
risque, la participation à la sélection participative, l’adhésion à une organisation de producteur,
le contact avec les agents de vulgarisation, le revenu non agricole mensuel et l’accès au crédit.
Les résultats soulignent notamment le rôle structurant des organisations paysannes dans
l’atténuation de l’effet négatif de l’aversion au risque sur la probabilité d’adopter une nouvelle
variété.

Au-delà de ces apports empiriques, la thèse introduit une contribution méthodologique originale
en mobilisant les outils d’élicitation des préférences comme instrument de ciblage rapide des
profils d’agriculteurs. L’utilisation exclusive des scénarios d’aversion au risque se révèle
efficace pour identifier les producteurs à fort potentiel d’adoption, réduisant significativement
le temps et le coût de collecte des données.

Ces résultats ouvrent des perspectives opérationnelles pour le renforcement des politiques
d’innovation variétale et des programmes de sélection participative. En articulant les
dimensions socioéconomiques, comportementales et organisationnelles de l’adoption, cette
recherche contribue à une meilleure compréhension des mécanismes de diffusion de
l’innovation et à la promotion d’une agriculture plus inclusive, performante et résiliente au
Sénégal.

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2050 : 5 futurs des systèmes alimentaires de fruits et légumes à Ziguinchor et Basse Casamance

À quoi ressembleront nos assiettes demain ? Comment nourrir durablement la ville de Ziguinchor et sa région face au changement climatique, à la croissance démographique et à l’urbanisation ? Comment réduire la dépendance en fruits et légumes face à l’extérieur ?

Dans le cadre du projet Safoods (financement UE), un exercice inédit de prospective participative a été mené par Le GRDR, la mairie de Ziguinchor, l’ISRA, le CIRAD avec des acteurs locaux – producteurs, commerçants, restaurateurs, chercheurs, élus et associations – pour imaginer les scénarios possibles des systèmes alimentaires de fruits et légumes à l’horizon 2050 dans la région.

Les résultat : six futurs contrastés, allant de l’“eldorado des coopératives agricoles”, où professionnalisation, coopératives et énergies renouvelables transforment le paysage, jusqu’au scénario noir “Kateukeuss !!!”, marqué par les conflits, l’autoconsommation contrainte et la disparition des marchés structurés.

L’objectif ? Mieux anticiper pour mieux agir aujourd’hui. Ces scénarios ne prédisent pas l’avenir, mais permettent de mettre en lumière les choix à faire dès maintenant pour renforcer la résilience alimentaire, valoriser les produits locaux, accompagner les jeunes et les femmes, et construire un système alimentaire territorial plus juste et durable.

Voici un petit film synthétise ces scénarios…  https://youtu.be/ap6qiY-6MW8

📖 Le rapport complet est disponible ici : https://agritrop.cirad.fr/611374/

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Lancement des plateformes numériques DERPIn pour le Sénégal

AKADEMIYA2063, en partenariat avec l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles à travers son Bureau d’Analyses Macro-Économiques (ISRA-BAME) et le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), a le plaisir de vous inviter à l’événement de lancement des plateformes numériques du projet DERPIn. L’événement virtuel se tiendra le mardi 14 octobre à 14h30 sur Zoom (lien d’inscription ici).

AGENDA

Cet événement comprendra la démonstration et le lancement des plateformes numériques développées pour le Sénégal dans le cadre du projet Innovations en matière de politique nutritionnelle et de résilience grâce au numérique (DERPIn). Le projet DERPIn a été conçu pour renforcer la résilience des systèmes agroalimentaires africains en exploitant les technologies numériques et les solutions basées sur les données pour doter les décideurs, les agriculteurs et les autres parties prenantes des outils et des informations nécessaires à la prise de décisions éclairées et à la mise en œuvre de politiques efficaces, sensibles au genre et inclusives. Il a été mis en œuvre entre décembre 2023 et août 2025 par AKADEMIYA2063 au nom de la GIZ (l’agence allemande de coopération internationale pour le développement), en collaboration avec l’Organisation Panafricaine des Agriculteurs (PAFO) et des partenaires de recherche nationaux au Bénin, au Ghana, au Malawi, au Sénégal et en Ouganda.

Le projet DERPIn propose divers produits de données ainsi que des analyses pertinentes pour l’élaboration des politiques, notamment :

  • Des statistiques agricoles basées sur des données satellitaires : des cartes des types de cultures visualisées en temps réel, des prévisions de la production et du rendement, des cartes d’adéquation des cultures, un suivi des émissions de gaz à effet de serre, un suivi de la croissance des cultures et des anomalies météorologiques.
  • Des évaluations de la vulnérabilité : des cartes et des paramètres de mesure de la vulnérabilité des ménages face aux chocs économiques, climatiques et sociaux.
  • Des cartes d’adéquation des nutriments : des estimations de l’adéquation des ménages en matière d’énergie, de protéines et de consommation de 11 micronutriments ; l’identification des principales sources alimentaires et ; la sensibilité de la demande face aux fluctuations des revenus et des prix.

Ces analyses sont communiquées aux parties prenantes via différents supports, notamment des plateformes numériques interactives, spécifiques à chaque pays, qui permettent aux utilisateurs d’accéder aux données, aux cartes et aux analyses, et de les télécharger. La plateforme de prévisions agricoles Africa Agriculture Watch (AAgWa) donne accès à des statistiques agricoles et climatiques basées sur des données satellitaires, tandis que la plateforme Food System Crisis Observatory and Response (Observatoire et réponse aux crises des systèmes alimentaires – FS-COR) regroupe des données et des analyses sur la vulnérabilité des communautés et l’adéquation nutritionnelle.

Cet événement comprendra une présentation des résultats du projet DERPIn, des démonstrations des plateformes AAgWa et FS-COR, et une discussion sur les opportunités de promouvoir la prise de décision fondée sur des données probantes au Sénégal.