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Living lab du Projet Santés & territoires : atelier d’idéotypage pour des systèmes de production innovants dans la zone du Lac de Guiers

’équipe « agrécolieutique » du projet Santés & Territoires (Cirad, ISRA, IRD, SAED, UGB) s’est réunie du 18 au 23 septembre 2023 à Richard Toll, dans le nord du Sénégal, pour un atelier d’idéo typage de systèmes de production innovants. Cet atelier fait suite à un diagnostic et une traque aux innovations menés par cette même équipe depuis 2022.

Publié le 25 septembre 2023

L’atelier a mobilisé des agriculteurs, des éleveurs et des pêcheurs de l’arrondissement de Mbane dans le but de co-concevoir des idéotypes de systèmes de production innovants répondant aux enjeux de transition agroécologique et de santés de la zone. Par « idéotypes », on entend des systèmes de production théoriques (donc « idéaux ») qui semblent cohérents d’un point de vue agronomique et sociotechnique.

La démarche d’idéotypage est fondée sur un travail d’analyse des contraintes qui pénalisent la production, à l’instar des bio-agresseurs, de la baisse de fertilité des sols, du faible accès à l’eau, ou encore des difficultés liées à la pêche. Sur ces bases, des leviers d’actions sont ensuite identifiés, discutés et combinés dans le but d’être testés par les producteurs engagés dans les Living Lab du projet. Ainsi, la démarche d’idéotypage ouvre de nouvelles voies d’amélioration des santés pour le territoire du lac de Guiers.

 ??Article de Raphael Belmin

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Fair Sahel : Les agriculteurs de Koussanar au cœur d’une transition agroécologique expérimentale et participative

Les producteurs et tous les acteurs et actrices du développement rural des communes de Koussanar et de Ndoga Babacar, dans le département Tambacounda, ont accueilli les équipes de recherche du projet Fair Sahel lors d’un atelier participatif sur les pratiques agroécologiques, du 12 au 15 Septembre 2023. Il était ici question de discuter avec les producteurs sur l’effet de pratiques d’associations céréale/légumineuse et de fertilisation organique par une appréciation quantitative (densité, hauteur, niveau de développement végétatif) et qualitative (niveau des attaques parasitaires et maladies) des différents traitements.

Publié le 21 septembre 2023

Crédit photo : Raphael Belmin

Cette activité a été organisée par une équipe du projet Fair Sahel composée de chercheurs et experts de l’ISRA, du CIRAD, de ENDA PRONAT, l’AVSF, tous membres de la DyTAES. Elle a démarré avec une visite des champs expérimentaux du projet installés dans les villages de Ndiaback Samba, de Ndiaback et de Katop situés dans les communes de Koussanar et de Ndoga Babacar.

L’atelier qui a enregistré plus d’une quarantaine de participants (Organisations paysannes, Dtyael Tamba, acteurs et actrices des filières des intrants, fabriquant d’équipement, conseillers agricoles et ONG) a permis d’apprécier et d’orienter de manière participative les pratiques culturales des producteurs qui expérimentent la transition agroécologique.

« Cette étude a commencé en 2021 par un diagnostic agronomique. L’idée était de voir quelles étaient les difficultés que rencontraient les producteurs. Nous avons réfléchi ensemble sur les leviers techniques et organisationnels à mettre en place pour dépasser ces contraintes liées à la fertilité des sols et à la faible diversité cultivée. C’est en essayant d’y apporter des solutions que nous avons abouti en 2022 à la définition des idéotypes. » Précise Mountaga Mboh, Chercheur au CIRAD et organisateur de cet atelier dont la thèse sera alimentée par ces résultats.

Les équipes du projet dans le champ central de l’ISRA, à Ndiaback Samba (avec Mountaga Mboh au centre, à droite) / Crédit photos : Raphael Belmin (CIRAD-ISRA)Crédit photo : Raphael Belmin

Le dernier atelier mené avec les producteurs en 2022 a abouti à la conception de modèles de culture répondant à la problématique d’intensification agroécologique des systèmes de production, en particulier via la gestion de la fertilité et de l’enherbement dans les champs de brousse, mais aussi l’augmentation de la diversité cultivée. Il ressort de ces modèles d’agriculteurs trois idéotypes :

  • « Paresseux » qui repose sur la gestion de la fertilité et de l’enherbement des champs de brousse avec une faible intensité de travail avec du parcage, des associations et rotations culturales, de la jachère améliorée et la RNA et de la mécanisation ou la sous-traitance des opérations de sarclage.
  • « Motivé » reposant sur la gestion de la fertilité et de l’enherbement des champs de brousse avec une forte intensité de travail avec de l’ajustement des surfaces emblavées aux capacités de travail de l’exploitation, des apports de fumier et des associations ou rotations culturales et des sarclages soutenus.
  • « Expérimentateur » qui repose sur le remplacement partiel de l’arachide par des systèmes diversifiés reposant sur de nouvelles rotations et associations culturales avec la plantation d’arbres pourvoyeurs de services écosystémiques et le développement de niches de marchés rémunératrices. Cet idéotype est surtout pratiqué par les agricultrices.

  • Mariama Diallo, une productrice du Village de Ndoga Babacar dont le type d’agriculture répond au prototype « Motivé » avec une association mil/sojaCrédit photo : Raphael Belmin

Il ressort généralement de cet atelier que l’association céréale/légumineuse et la fertilisation organique des champs garantissent davantage de bonnes récoltes.

« Cet atelier est le 3e du genre auquel j’ai participé. Les connaissances acquises ici m’ont permis de retourner vers nos pratiques ancestrales en prenant en compte le respect de la nature et en évitant les biopesticides. Je suis convaincu que l’on peut atteindre l’autosuffisance alimentaire au Sénégal avec l’agroécologie. » Ajoute Amadou Souaré de « Yakaar Niané Wouly », une fédération d’organisations paysannes qui regroupe tous les agriculteurs de la zone.

Une session sur l’identification des conditions organisationnelles et institutionnelles favorables à la mise en œuvre de ces idéotypes et de leur intégration dans une dimension territoriale a été menée, au dernier jour de l’atelier, permettant d’aborder avec la DyTAEL la problématiques des semences subventionnées et l’accès aux intrants.

Il ressort généralement de cet atelier que l’association céréale/légumineuse et la fertilisation organique des champs suivant les normes agroécologiques garantissent davantage de bonnes récoltes.

Pour rappel, le projet FAIR Sahel est co-financé par l’Union européenne (UE)et l’Agence française de développement (AFD) qui couvre Burkina Faso, le Mali et le Sénégal. Au Sénégal, le lead est assuré par l’ISRA.

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Photo de famille avec tous les participants au CEDAF de KoussanarCrédit photo : Mohamed Babacar Ndiaye-Yikini (ISRA)

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Programmation Scientifique et Budgétaire 2024 : les activités et projet du BAME passées au peigne fin

Comme les 16 autres centres de l’ISRA – Institut Sénégalais de Recherches Agricoles, le BAME participe à la programmation scientifique et budgétaire de l’Institut pour l’année 2024. Cette activité se déroule du 18 au 22 septembre dans un des ses centres à Thiès, l’Isra Ceraas.

Publié le 19 septembre 2023

Le Dr Moussa Sall, Chercheur au BAME, a procédé à la présentation de l’état d’exécution des projets et activités du centre tels que les projets#Fair_Sahel, #Biostar, #Piesan, #AgroEco2050, #ATGE, etc.

Il s’en est suivi la présentation de l’exécution des dépenses du centre et celles prévues pour 2024.
L’objectif de cet exercice est de procéder à la programmation et à la budgétisation des activités du BAME sous la supervision d’une Commission de la Direction scientifique de l’ISRA.

Cette Commission a félicité le BAME pour l’encadrement qu’il apporte aux étudiants des universités et centre de formation et le renforcement de capacités apporté aux chercheurs. Elle a aussi fait ses recommandations qui permettront au Centre de mieux répondre aux exigences de la scientificité et à la transparence budgétaire pour l’année à venir.

Cette réunion faisant partie de l’agenda de l’ISRA se tient après celles dites de pré-programmation et se déroule en prélude au Comité scientifique et technique (CST) de l’ISRA.

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Oumar Lo ISRA-BAME

 

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Fatick : l’ISRA-BAME et ses partenaires renforcent la DyTAEL en gouvernance

La Dynamique de la Transition agroécologique locale (#DyTAEL) de #Fatick, l’ISRA BAME et le CIRAD ont organisé, dans le cadre du #Projet Initiative Agroécologique du #CGAIR , un atelier de réflexion sur l’«apprentissage organisationnel, intelligence collective et théorie du changement ».

Publié le 13 septembre 2023

L’atelier de réflexion qui s’est tenu du 22 aout au 24 Aout à l’Hôtel Malango de Fatick a vu la participation d’élus locaux (Mairies de Fatick, Niakhar et de Njob), d’organisations de producteurs et de productrices, d’ONGs (ENDA, Agrisud International, Caritas..), d’institutions de recherches, de réseaux de la société civile (ASC jamm Bugum, Vie-La-Joie-Ecologique…), des entreprises de transformation et des médias locaux (Ndéff Leng Fm), etc.
L’objectif de cette formation est d’utiliser les principes de l’#intelligence_collective_de_groupe pour résoudre des problèmes que rencontre la DyTAEL Fatick afin de créer un cadre d’échange qui aboutira une synergie collective. Une démarche appréciée par tous les participants.

« Depuis sa création, la Dytael de Fatick a toujours intégré la Mairie dans ses activités. C’est pourquoi, le Monsieur le Maire est venu rencontrer les participants. Il a promis d’accompagner la DYTAEL en moyens et d’appuyer le plaidoyer au plus haut niveau. » Précise Madame Oumy Guèye, membre du Conseil municipal.
Interview à suivre sur youtube

Mise en place depuis le 9 Juin 2022, la Dytael Fatick assure le plaidoyer, la sensibilisation, le partage d’expérience et l’accompagnement du territoire en transition. Pour ce faire, il est important que la Dytael Fatick renforce ses capacités dans le domaine de la communication interpersonnelle et de gestion collective du groupe par l’émergence d’une intelligence collective.

« Nous avons besoin de ces types de formations pour mieux atteindre nos objectifs. Cet atelier nous a permis de revoir nos missions, recadrer la vision de la DYTAEL de Fatick, déterminer les actions prioritaires qui pourront faire de Fatick un territoire résilient », ajoute Mame Birame Sène, Coordonnateur de la Dytael Fatick.
Interview à suivre sur youtube

Pour rappel, la mission de la Dynamique de la Transition agroécologique au Sénégal (DyTAES) est de promouvoir la transition agroécologique par la recherche, le plaidoyer, la sensibilisation, le partage d’expérience et l’accompagnement des territoires en transition. Elle ainsi s’est donnée pour objectif de mobiliser les territoires du Sénégal comme acteurs majeurs de la #transition_agroécologique.

Cette mobilisation s’est traduite par la construction de cadres locaux appelés Dynamique pour une Transition Agroécologique Locale (DyTAEL) dans plusieurs départements du Sénégal (Fatick, Fatick, Bignona, Thiès, Fatick et Kaolack).

Plus d’images sur facebook BAME

Oumar Lo ISRA-BAME

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Préprogrammation 2024 : l’ISRA innove pour une promotion des systèmes alimentaires durables

En prélude à la programmation de leurs activités scientifiques de l’année 2024, les 8 centres de l’ISRA basés à Dakar ont coorganisée un atelier de pré programmation. Cette activité qui s’est déroulée ce mercredi 30 Août 2023 au PRH vise une meilleure prise en charge scientifique et administrative des activités de recherches.

Publié le 30 août 2023

Les Directeurs de centres au présidium

Cette rencontre était un cadre d’échanges entre les acteurs du domaine et leurs partenaires. Il s’agit là d’une innovation qui vise à décloisonner les domaines de recherche de l’Institut afin de créer des ponts entre ces centres, à travers une approche systémique.

Sous le thème « La contribution de l’ISRA pour la promotion des systèmes alimentaires durables », ce conclave était une occasion pour les Directeurs des centres de présenter leurs résultats de recherches. Ce qui a permis aux partenaires (public, privé, ONG, etc…) de mieux comprendre les interventions de l’ISRA dans les domaines agricole, agro-forestier, animal et aquacole.

L’ISRA BAME a fait une présentation de ses activités dans le cadre du projet FAIR Sahel. L’intervention, intitulée « La transition agroécologique dans les Niayes pour des systèmes alimentaires durables : le cas du Projet FAIR-Sahel (2021-2024) », a été réalisée à l’occasion pour les différents centres de recherche de l’ISRA de partager leurs travaux et d’échanger avec les acteurs/partenaires pour une meilleure prise en charge scientifique des besoins.

Pour Docteur Cheickh Sadibou Fall, représentant le Directeur Scientifique de l’ISRA, le secteur de la recherche est par essence dynamique. Ce qui concourt à une meilleure prise en charge des préoccupations des partenaires.
« L’ISRA est un instrument du gouvernement au service des partenaires sans qui il n’aurait pas de questions de recherches à adresser », précise Dr Fall. Pour qui, l’ISRA apporte des réponses à ces questions à travers ses résultats de recherche.

Ces rencontres sont une occasion idéale pour l’ISRA de partager l’état d’avancement de ses recherches aux partenaires techniques et financiers. A cette occasion, les différents Directeurs de centres présents ont tenu à remercier leurs partenaires.

Une série de rencontres similaires se tient depuis la deuxième quinzaine du mois d’Aout 2023 dans tout le pays.
Les 8 centres concernés sont : le bureau d’analyses macro-économiques (BAME), l’Unité d’information et de valorisation des résultats de la recherche (UNIVAL), le Laboratoire national d’élevage et de recherches vétérinaires (LNERV), le Laboratoire national de recherche sur les productions végétales (LNRPV), le Centre pour le Développement de l’horticulture (CDH), le Centre national de recherches forestières (CNRF), Unité de production de vaccins (UPVAC) et le Centre de Recherche Océanographique de Dakar Thiaroye (CRODT).

Vue de la salle

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Preprogramming 2024 : ISRA innovates to promote sustainable food systems

En prélude à la programmation des activités scientifiques pour l’année 2024, les huit (8) centres ISRA basés à Dakar coorganisent un atelier de pré-programmation. Cette activité qui s’est déroulée ce mercredi 30 août 2024 au PRH, vise à améliorer la gestion scientifique et administrative des activités de recherche. Cette rencontre a été un cadre d’échanges entre les acteurs du domaine et leurs partenaires. C’est une innovation qui vise à décloisonner les axes de recherche de l’Institut afin de créer des passerelles entre ces centres, à travers une approche systémique.

Publié le 30 août 2023

Sous le thème « La contribution de l’ISRA à la promotion de systèmes alimentaires durables », ce conclave a été l’occasion pour les Directeurs des centres de présenter leurs résultats de recherche. Cela a permis aux partenaires (publics, privés, ONG, etc.) de mieux comprendre les interventions de l’ISRA dans les domaines agricole, agro-forestier, animal et aquacole.

Pour le Docteur Cheikh Sadibou Fall, représentant le Directeur Scientifique de l’ISRA, le secteur de la recherche est intrinsèquement dynamique. Cela contribue à une meilleure gestion des préoccupations des partenaires. « L’ISRA est un instrument gouvernemental au service des partenaires sans qui il n’y aurait pas de questions de recherche à traiter », affirme le Dr Fall . Pour qui, l’ISRA apporte des réponses à ces questions à travers ses résultats de recherche. De telles rencontres constituent une occasion idéale pour l’ISRA de partager l’avancée de ses recherches avec les partenaires techniques et financiers. A cette occasion, les différents Directeurs de Centre présents ont remercié leurs partenaires.

Une série de réunions similaires a été organisée depuis la deuxième quinzaine d’août 2023 à travers le pays. Les huit (8) centres concernés sont : le Bureau d’Analyse Macroéconomique (BAME), l’Unité d’Information et de Valorisation des Résultats de Recherche (UNIVAL), le Laboratoire National d’Elevage et de Recherche Vétérinaire (LNERV), le Centre de Recherche en Production Végétale de Laboratoire (LNRPV), le Centre de Développement de l’Horticulture (CDH), le Centre National de Recherche Forestière (CNRF), l’Unité de Production de Vaccins (UPVAC) et le Centre de Recherche Océanographique de Dakar Thiaroye (CRODT).

Oumar Lo ISRA-BAME / Traduit en anglais par Aminata Sawaneh ISRA BAME

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AUTOSSUFISANCE EN MOUTON : LE BAME INVITEE DE L’EMISSION « QUARTIER VERT » SUR MEDI1TV

En marge de 28e Mardi du BAME sur le thème “Autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal, Dr Papa Abdoulaye KANE Spécialiste de l’économie de l’élevage et de la santé animale a été recu par Alexis Tangana à l’émission “Croissance Verte” sur la Chaine marocaine Médi1 Afrique.

Publié le 11 juillet 2023

La discussion a porté sur les questions suivantes :

1- Quels sont les chiffres exacts de la demande nationale en mouton au Sénégal ?

2- Comme présenter dans le reportage de nos équipes réalisé à l’occasion des « Mardis du BAME », qui avait pour thème « Autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal : états des lieux, contraintes et solutions des acteurs ». Quels ont été les différents acteurs que vous avez réussis à réunir pour aborder pour aborder la question ?

3- Quelle a été la contribution de chaque facteur face à cette problématique de l’autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal ?

4- Comment une institution de recherches comme le Bureau d’Analyse Macroéconomique (BAM) peut-il contribuer à la résolution des contraintes de l’activité ovine ?

5- Quelles sont les principales contraintes qui entravent l’autosuffisance en mouton au Sénégal ?

6- Quelles mesures sont mises en place pour améliorer la compétitivité de la filière ovine Sénégalaise ?

7- En quoi consiste la criminalisation du vol de bétail au Sénégal et quelles sont ses conséquences sur le secteur ?
8- Dr Papa Abdoulaye KANE, vous êtes Docteur en économie, économiste rural, spécialisé aussi sur l’économie de l’élevage et de la santé animale. Comment la recherche pourrait accompagner les éleveurs et autres acteurs de la chaîne pour relever les défis liés à l’autosuffisance en moutons au Sénégal ?

9- Comment davantage garantir la sécurité dans le secteur de l’élevage pour une campagne réussie ?

10- Selon vous, quel est le rôle des femmes dans l’élevage au Sénégal et comment leur contribution peut être renforcée ?

11- Quels sont les avantages et les challenges liés à l’ouverture des frontières aux éleveurs Maliens et Mauritaniens, avant chaque fête de Tabaski au Sénégal ?

Emission à suivre en entier sur la chaine Youtube du BAME.

Voici un extrait de l’émission.

extrait MEDI1 #CroissanceVerte/ Mouton de tabaski quelle contribution de la recherche pour l’autosuffisance

#Tabaski #Mouton #animation

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LE BAME PARTICIPE AU DEBAT DE L’AUTOSSUFISANCE EN MOUTON DANS L’EMISSION « SAYTU » DE LA RTS

L’émission #SAYTU de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) est revenue ce vendredi 23 juin sur la thématique de l’autosuffisance en moutons au Sénégal. Le thème de cette émission est inspiré de la 28e du Mardi du BAME.

Publié le 24 juin 2023

Papa Abdoulaye KANE, Économiste rural, Spécialisé en Économie de l’élevage et de la santé animale et Chercheur à l’ISRA BAME y a participé aux cotés de :
 Pr @Dame Sow, Directeur de l’élevage
 Ismaila SOW Président du Conseil National de la Maison des Eleveurs
 Et Abou Kane Président du FENAFO (fédération nationale des acteurs de la filière ovine) et président de ADAM (alliance pour le développement et l’amélioration des races)
Il est sorti de cette discussion la nécessité de renforcer le cheptel ovin du Sénégal afin de réduire les importations qui aujourd’hui sont de 23% en provenance de la Mauritanie et du Mali.
Les contraintes telles que la sécurité du cheptel, la faible reproduction des brebis issus de l’élevage extensif.
Des perspectives de collaboration entre le Ministère de l’élevage, les chercheurs de l’ISRA et le les associations d’éleveurs sont définies pour une autosuffisance effective en moutons de Tabaski ; au-delà, pour la consommation ordinaire.
Emission à suivre en entier sur la page youtube de l’ISRA BAME.
https://www.youtube.com/watch?v=Sf-Ldhc_KWY&t=6s
#Tabaski #Mouton #Emission #Mardi_du_BAME

Documents joints

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Autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal : le BAME à la recherche de solutions durables !

Le BAME a convié, ce mardi 13 juin 2023 à l’Auditorium du Pole de Recherche de Hann, les acteurs concernés dans l’approvisionnement du Sénégal en moutons de tabaski. Cette rencontre qui s’est tenue dans le cadre des animations des « Mardi du BAME » est le résultat de discussions et échanges avec le Ministère de l’élevage qui ont abouti à une table ronde des acteurs concernés (éleveurs, meuniers, association de consommateurs, chercheurs et professionnels des médias). Il ressort de ce « mardi du BAME », la nécessité d’organiser à plus grande échelle un cadre de réflexion sur l’autosuffisance du Sénégal en mouton ; au-delà de la tabaski avec l’implication des services de l’ISRA, sous la houlette du Ministère de l’élevage.

Publié le 16 juin 2023

???

Voici la Note de Synthèse du 28e Mardi du BAME sur l’« Autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal » Juillet 2023 ISRA BAME

Note de Synthèse du 28e Mardi du BAME sur l’« Autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal » Juillet 2023 ISRA BAMEDans le cadre de ses activités d’animation scientifique intitulées « Mardi du BAME », le Bureau d’Analyse Macro-Economique de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles a réuni, le mardi 13 juin au Pôle de Recherches de Hann, les acteurs qui interviennent dans l’approvisionnement du pays en moutons de Tabaski. Cette rencontre avait pour objectif de discuter de la problématique de l’autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal, en analysant la situation actuelle du secteur, en identifiant les différentes contraintes afin de proposer des alternatives pouvant orienter les autorités dans les prises de décision. Différentes questions liées à la santé animale, à l’alimentation du bétail, à l’organisation du secteur de l’élevage, aux financements et à l’encadrement des activités d’élevage ont été abordées en profondeur. C’est à l’issue de cette conférence qu’a été produit ce rapport de synthèse. il s’ensuivra une note politique qui sera adressée aux autorités publiques et aux acteurs du secteur pour mieux traiter ces questions et contribuer ainsi à l’atteinte de l’autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal.
De gauche à droite :Momath CISSE ASCOSEN, Claude Demba DIOP Président Association des meuniers du Sénégal, Abou Kane, le président de la Fédération nationale des acteurs de la filière ovine (Fenafo), , Aliou Samba BA président du RBM, Diéynaba SIDIBE Présidente du DINFEL et Ismaïla Sow représentant du CNMDE.

Evènement majeur de la communauté musulmane qui constitue 95% de la population sénégalaise, la Tabaski représente un réel enjeu pour cette écrasante majorité. Mis à part l’aspect religieux, cette fête impacte pratiquement tous les pans de la société (acte de sacrifice obligatoire pour tout musulman majeur qui en détient les moyens), économique (commerce de moutons et toutes les activités connexes : transport, vente aliment bétail, santé animale, etc.) et social (cohésion sociale, bonheur familial, raffermissement des liens de voisinage et de parenté).

Même si d’autres options de sacrifice leur sont offertes par la religion en fonction de leurs moyens (caprins, ovins et camelins), le sacrifice du mouton demeure l’aspect le plus crucial pour les ménages.

Dès lors, la satisfaction de la demande nationale en moutons à des prix raisonnables reste l’enjeu majeur pour les pouvoirs publics à qui deux options s’offrent : recourir à l’importations auprès des pays voisins (Mali et Mauritanie) qui assurent respectivement 73% et 27% des importations de moutons, ou aller vers l’autosuffisance en moutons de Tabaski (à moyen-long terme).

C’est dans ce contexte d’incertitude que le Bureau d’Analyses Macroéconomiques de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA/BAME), dans le cadre de ses cycles de conférences « Les Mardis du BAME », a tenté d’apporter des réponses à la lancinante problématique de l’autosuffisance du Sénégal en moutons. Pour ce, il a convié les différents acteurs concernés à une journée de réflexion sur le thème « l’autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal état des lieux, contraintes et solutions des acteurs ».

“Les petits ruminants, notamment le mouton, sont fortement utilisés lors de cérémonies et fêtes au Sénégal. À chaque Tabaski, nous avons une forte demande de ce type d’animal et l’État fait appel aux pays voisins pour approvisionner son marché. C’est une question d’enjeu national”, a indiqué Astou Diao Camara, la directrice du BAME.

De ces échanges, il est apparu que l’alimentation et la santé du bétail demeurent les principales préoccupations des professionnels du secteur.

Face à ces interpellations, Dr Papa Abdoulaye Kane Chercheur à l’ISRA/BAME a estimé que, pour combler le déficit de l’aliment de bétail au Sénégal, l’Etat doit promouvoir la culture fourragère. De l’avis de ce spécialiste de Santé, les éleveurs doivent recourir aux rations alimentaires moins chères que l’aliment proposé par les provendiers.

Face à la cherté de l’aliment de bétail, le président de la fédération nationale des acteurs de la filière ovine du Sénégal invite les acteurs du secteur de l’élevage à se lancer dans la culture fourragère pour assurer l’alimentation de leurs animaux. Pour Abou Kane, le Sénégal ne doit pas dépendre du concentré.

“Nous trouvons très pertinents ces échanges portant sur la recherche de solutions pour arriver à l’autosuffisance du marché en moutons face aux contraintes (alimentation du bétail, les maladies animales, l’accès au pâturage) qui limitent la productivité des bêtes”, a expliqué Aliou Samba Bâ, un représentant des associations d’éleveurs.

A droite : Dr Astou Diao Camara, Directrice de l’ISRA-BAME

Membre de la Maison des éleveurs de Thiès, Ismaïla Sow a plaidé pour la formation et le renforcement de capacité des éleveurs en vue d’aller vers leur professionnalisation. Et pour y arriver, estime-t-il, il faut lever contraintes liées à l’alimentation du bétail, aux maladies animales et à l’accès au pâturage.

“Nous devons, ensemble, travailler entre chercheurs et éleveurs pour assurer une production maximale de bêtes”, a quant à lui indiqué Ismaila Sow, le représentant du président de la Maison des éleveurs de Thiès.

Dame Sow, Directeur de l’élevage, à l’instar des Directrices des laboratoires de recherche en santé animale de l’ISRA a salué une telle initiative et invites le BAME et les autres centres de recherche de l’ISRA à une rencontre plus importante sur l’autosuffisance du Sénégal en mouton. Selon lui, la problématique de l’approvisionnement en mouton au Sénégal va au-delà de la fête de tabaski.

??? Retombées presse 28e Mardi du BAME
APS ?? CONCLAVE AUTOUR DE L’APPROVISIONNEMENT DU PAYS EN MOUTONS https://aps.sn/hann-conclave-autour-de-lapprovisionnement-du-pays-en-moutons/
SENEPLUS ?? https://www.seneplus.com/societe/conclave-autour-de-lapprovisionnement-du-pays-en-moutons
DIRECTACTU ??https://directactu.net/2023/06/13/video-28eme-mardi-du-bame-des-experts-au-tour-du-table-pour-pister-des-solutions-sur-lautosuffisance-en-mouton-au-senegal/
Voici ??le débat de la TFM sur la Tabaski avec Dame Sow, les éleveurs et l’ASCOSEN. https://www.youtube.com/watch?v=qpHUF9joc68
VIVAFRIK ?? https://www.vivafrik.com/2023/06/13/le-senegal-dispose-plus-de-270-000-hectares-de-terre-cultivable-revele-abou-kane-a51411.html

Emission TV RTS1 « SAYTU » en wolof

??? Retombées réseaux sociaux
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Reportage de la RTS1 sur le 28e « Mardis du BAME » « Autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal »
Ce numéro de l’émission CROISSANCE VERTE est dédié à la thématique de ce mardi du BAME avec comme invité Dr Papa Abdoulaye Kane de l’ISRA-BAME. Il sera diffusé ce dimanche 18 juin 2023 à 18h30 sur Médi1 TV Afrique (chaîne 177 du bouquet Canal+). Rediffusion le jeudi 22 juin à 09h30. Rediffusion vendredi 23 juin 2023 à 12h30 et à 20h30.

Emission à suivre ICI
Actualité reprise sur le site du Michigan State University

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DANS L’AGENDA… 28e « Mardi du BAME » sur le thème « Autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal : état des lieux, contraintes et solutions des acteurs »

L’ISRA/BAME organise, à travers sa série de conférence intitulée les « Mardis du BAME », une animation sur l’autosuffisance en moutons de Tabaski au Sénégal : état des lieux, contraintes et solutions des acteurs qui se tiendra le mardi 13 juin 2023 à l’Auditorium de l’ISRA (Pôle de Recherches de Hann). Cette animation va regrouper les décideurs, les éleveurs, les opérateurs commerciaux, les meuniers, les associations de consommateurs, les vétérinaires et bien sûr la presse.

Publié le 6 juin 2023

Video Player#SAVE_THE_DATE ? #MARDI_DU_BAME 28e « Mardis du BAME » sur le thème “Autosuffisance en #moutons de #Tabaski au Sénégal, le Mardi 13 juin 2023 au PRH.

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Termes de références de l’atelier

Face aux mutations démographiques actuelles (croissance démographique accélérée, urbanisation galopante), la demande en produits animaux offrant les meilleures garanties de sécurité sanitaire ne cesse de croitre. C’est particulièrement le cas dans la chaine de valeur ovine sénégalaise qui, avec les chèvres, contribuent à hauteur de 25% à la satisfaction de la demande en viande. En effet, 2e espèce la plus représentée derrière la volaille et devant les caprins et les bovins, les moutons sont au Sénégal en majorité détenus par les femmes et les jeunes pour lesquels ils constituent une source non négligeable de revenus et ainsi contribuent à l’égalité des genres. Par ailleurs, c’est la principale espèce concernée par les sacrifices pendant les célébrations sociales (baptême, mariage…) et religieuses (en particulier la fête musulmane de la Tabaski). De plus, sa viande est celle qui est préférée des consommateurs sénégalais (Seydi et Ba, 1992). Ce rôle éminemment social du mouton en fait une espèce stratégique dont la demande croissante est de moins en moins couverte par la production nationale. Ainsi, les importations d’ovins en provenance de la Mauritanie et du Mali ont fortement augmenté, entre 2000 et 2020 (passant de 4 542 000 à 7 699 966 têtes selon les estimations officielles).

L’autosuffisance en mouton a toujours été une préoccupation historique des pouvoirs publics sénégalais. Si les premières initiatives ont déjà commencé en 1975 avec la création du CRZ de Kolda, le Projet de Développement de l’Élevage Ovin (PRODELOV) mis en place en 1986 à Kaolack a été la première manifestation d’envergure de cette volonté. D’autres projets verront le jour, notamment, le Programme Productivité et Pathologie des Petits Ruminants en milieu rural au Sénégal en 1983 et le Projet de Développement des Espèces à Cycle Court (PRODEC) en 1994. Plus récemment (2015), a été lancé le PRONAM dont l’objectif était d’accroitre l’offre nationale de moutons, notamment de Tabaski et de contribuer à la création d’emplois générateurs de revenus.
Importance de la Tabaski au Sénégal.

La Tabaski constitue une fête majeure pour la communauté musulmane au Sénégal
Elle revêt une importance toute particulière sur les plans religieux (acte de sacrifice obligatoire pour tout musulman majeur qui en détient les moyens), économique (commerce de moutons et toutes les activités connexes : transport, vente aliment bétail, santé animale, etc.) et social (cohésion sociale, bonheur familial, raffermissement des liens de voisinage et de parenté).

Spécificités de la Tabaski au Sénégal
La forte communauté musulmane qui représente environ 95% de la population ;
La forte pression sociétale qui oblige les fidèles musulmans à procéder au sacrifice d’un mouton même si certains n’en ont pas les moyens ;
Le ciblage spécifique du mouton par les chefs de familles malgré les autres options de sacrifice offertes par la religion musulmane sur les autres catégories de ruminants (caprins, ovins et camelins), selon les moyens familiaux ;
Conséquence : une forte demande de moutons sur le plan national et plus spécifiquement dans la région de Dakar.

Enjeux de l’autosuffisance en moutons et de la tabaski

  • Enjeu de l’autosuffisance en moutons
     Augmenter l’offre en moutons et la qualité des sujets présentés grâce à un accroissement du disponible dont les utilisations sont variées ;
     Permettre une compétitivité de la filière ovine sénégalaise pour la satisfaction des besoins nationaux, voire d’exporter l’excédent ;
     Renforcer parallèlement la filière des cuirs et peaux du Sénégal.
  • Enjeux de la tabaski au Sénégal
    L’enjeu majeur de la Tabaski au Sénégal consiste à satisfaire les besoins des populations grâce à un approvisionnement suffisant du marché national en moutons et à des prix raisonnables.

2 options existent pour atteindre cet objectif :

1) Importations auprès des pays voisins (Mali et Mauritanie) détenant des cheptels importants, pour combler le gap de la demande (conjoncturel) ;

2) Aller vers l’autosuffisance en moutons de Tabaski (à moyen-long terme).
Pour le moment, face à l’impossibilité de satisfaire la demande à partir du cheptel national, notre pays fait recours aux importations. Ainsi, sur un besoin de 810 000 à l’échelle nationale, le Sénégal a importé 247 844 en 2021 contre 280 111 sujets en 2020, principalement du Mali et de la Mauritanie (soit 30% de la demande en 2021).

  • La problématique actuelle de la « Fièvre Hémorragique Crimée Congo » (FHCC) ne risque-t-elle pas de saper le bon déroulement de la Tabaski 2023 ?

En général, la principale pathologie qui affecte les ovins et les caprins demeure la Peste des petits ruminants (PPR) qui est aujourd’hui de plus en plus maîtrisée grâce aux campagnes régulières de vaccination du cheptel à travers tout le territoire national. Toutefois, cette année, la « Fièvre Hémorragique Crimée Congo » (FHCC) qui a été récemment diagnostiquée dans certaines localités du pays ne risque t’elle de remettre en cause l’approvisionnement du marché et de freiner l’ardeur des consommateurs en ce sens qu’elle est une zoonose ?

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