Bureau d’analyses macro-économiques (BAME). Visitez ISRA.SN

Actualités-BAME

PROMOTION D’UNE AGRICULTURE COMPETITIVE ET DURABLE : Des horticulteurs se familiarisent avec les règles du commerce mondial

Publié le 16 avril 2008

Dans ce monde libéralisé à outrance, aucun secteur économique ne saurait se soustraire des règles et politiques commerciales qui régissent les espaces d’échange. Qu’il s’agisse du marché intérieur sénégalais, de l’espace Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa), de l’Organisation mondiale du commerce (Omc).
La maîtrise des enjeux, des règles et politiques commerciales est fondamentale pour tout producteur qui se veut être compétitif. C’est là tout le sens de l’atelier de renforcement des capacités, organisé par le Conseil national de concertation et coopération des ruraux (Cncr), au profit d’une trentaine de leaders horticulteurs sur les enjeux, les règles commerciales et politiques économiques de la Cedeao, de l’Uemoa ou de l’Omc …

Il s’agit, selon Mme Aminata Sow Kane, directrice régionale de l’Ancar de Thiès, d’une mise à niveau des producteurs du secteur horticole dans des domaines où ils ont toujours pensé qu’ils étaient réservés aux administratifs ; « or, pour être compétitif dans un marché, il faut d’abord comprendre les attentes de la clientèle puis les normes auxquelles les produits sont soumis et les meilleurs moments d’une bonne vente », indique-t-elle.

Ayant constaté beaucoup d’insuffisances à ce niveau, Mme Kane estime qu’un renforcement de capacité s’avère nécessaire. « En tant que technicienne, je constate que nos producteurs ont d’énormes connaissances empiriques dans leurs domaines d’activités et ont besoin d’être mieux outillés afin de saisir toutes les opportunités qui s’offrent à eux dans les marchés de la sous-région ou international », ajoute-t-elle.
Une vision entièrement partagée par Souleymane Sarr, technicien au ministère de l’Agriculture et animateur de cet atelier qui, de son côté, s’est beaucoup appesanti sur une meilleure circulation des informations sur les règles et politiques commerciales au sein des producteurs.
« Cela va les aider à faire un meilleur choix des spéculations sur lesquelles ils peuvent gagner de l’argent », dit-il. Selon lui, une meilleure compréhension des enjeux va permettre aux producteurs d’être plus agressifs, plus compétitifs dans le marché local, sous-régional et international.
Toutefois, Ndiassé Ngom de l’Agence sénégalaise des produits à l’exportation (Aspex), souligne que les horticulteurs tirent leur épingle du jeu sur quelques spéculations comme le melon, la mangue, le haricot vert, la tomate… « Dans ces spéculations, notre pays tient son rang », souligne-t-il. Cependant, il reconnaît qu’il reste des efforts à faire dans la diversification et l’élargissement à d’autres spéculations où le Sénégal peut faire de bonnes affaires. « C’est là, la raison de ma présence à cette rencontre », conclut-il.

Source : Le Soleil du 05 février 2008

Autosuffisance alimentaire au Sénégal : Appel au sursaut populaire

Publié le 16 avril 2008

Mis en place par des organisations de producteurs agricoles, d’opérateurs économiques, de la société civile, de sénégalais de la diaspora et d’experts de divers horizons depuis la mi-février dernier, le mouvement citoyen pour l’autosuffisance alimentaire, Développement et l’Intégration (Adi), vient de monter son antenne régionale de Thiès. Ce fut en la présence de leur parrain Hamath Sall, ministre de l’Agriculture du Sénégal.

Selon le président national de l’Adi, Amar Yaya Sall, un émigré sénégalais venu des Etats-Unis d’Amérique, le but principal de leur association est de participer concrètement à la mise en œuvre de la politique du président Abdoulaye Wade dans sa quête de l’autosuffisance alimentaire. « Alors, nous invitons nos compatriotes à un sursaut populaire large et durable en vue de réaliser cet objectif majeur sur la marche de notre pays vers son développement économique » lance-t-il. En visant à porter le taux de croissance du Sénégal à deux chiffres, les années à venir, il faut obligatoirement passer par produire l’essentiel des besoins alimentaires dont le coût d’importation est d’environ 200 milliards de FCFA. « Or, tous les experts sont unanimes sur le fait qu’en réglant cette hémorragie en devise, le Sénégal va atteindre allègrement un taux de croissance à deux chiffres qui l’engage sur le chemin du développement » martèle Amar Yaya Sall.
C’est dans ce sillage que l’unité laitière des femmes éleveurs de la région de Thiès, installée à Keur Issa, un village rattaché à la commune, a permis au ministre de l’agriculture de discuter avec les responsables du Directoire des femmes en élevage (Dirfel).

Selon la présidente Anta Dadel Ba, la capacité de traitement de leur unité est d’environ 350 litres de lait par jour. « Toutefois, aujourd’hui, nous traitons 140 litres par jour, faute d’une matière première qui se fait rare compte tenu du mauvais hivernage et le manque de pâturages dans la région au point que l’essentiel du cheptel a transhumé très tôt cette année » confie-t-elle. C’est pourquoi, elle a lancé un appel aux autorités pour avoir en quantité et à temps de l’aliment de bétail.
Sur toutes ces brûlantes questions liées à un mauvais hivernage qui a débouché sur une chute drastique des récoltes et un déficit vivrier important du côté du bétail, le ministre de l’Agriculture Hamath Sall a apporté des informations utiles pour apaiser les craintes des uns et des autres. En ce qui concerne le déficit vivrier à combler, il indique que dès octobre dernier, le gouvernement a constaté de manière générale que les résultats de l’hivernage seraient largement en deçà des espoirs escomptés. Ainsi, dès novembre, le gouvernement a lancé une enquête en vue d’évaluer de façon exhaustive la situation alimentaire dans chaque communauté rurale du pays aussi bien pour les hommes que le bétail. « Au sortir de la mise sur pied d’un comité interministériel présidé par le Premier ministre, une seconde évaluation a été lancée pour approfondir les esquisses de la première enquête » explique Hamath Sall. C’est dire que les autorités gouvernementales ont une perception réelle de la situation dans chaque localité et qu’un premier stock de vivres d’urgence est constitué. « Nous savons que la période soudure sera plus longue et plus dure dans le monde rural, mais les mesures idoines et efficaces sont entrain d’être prises pour juguler le mal » confie-t-il.

Et, au-delà de ces actions ponctuelles d’urgences, le ministre de l’Agriculture est revenu sur l’approche stratégique qui vise à rompre le cercle vicieux dans lequel notre agriculture se trouve ces dernières trente années : tributaire des aléas de la pluviométrie. Il a en outre abordé la question centrale de la maîtrise de l’eau ; le premier et véritable combat à mener et à gagner, si le Sénégal veut avoir une agriculture performante.
Sur ce point, plusieurs techniques adaptés à notre pays ont été égrenées parmi lesquelles celles du goutte à goutte et de l’aménagement des terres de la vallée du fleuve Sénégal et du Bassin de l’Anambé qui occupent une place de choix notamment dans la production de riz. Pour les autres spéculations de rente ou vivrières, la recapitalisation du capital semencier se fait progressivement et à l’horizon 2011-2012, des semences certifiées vont couvrir l’ensemble des besoins. « Le processus est déjà entamé et se poursuit » rassure Hamath Sall.

Source : Soleil du 04 mars 2008

L’État fixe la marge à 15 F Cfa par kilo

Une nouvelle grille de prix de vente du riz brisé importé a été retenue par les autorités qui ont fixé des marges et exigent aux importateurs et demi-grossistes d’indiquer sur leur facture les prix de vente au détail qui doivent être affiché dans les lieux de vente.

Publié le 16 avril 2008

La distribution du riz brisé importé aux différents stades a connu de nouvelles. Le Ministre de l’Aménagement du Territoire du Commerce et de la coopération Décentralisée vient de prendre l’arrêté n° 01346 en date du 21 février 2008, fixant ainsi le mode de détermination du prix de vente du riz brisé importé.

Un communiqué parvenu à notre rédaction, informe qu’en application des dispositions de l’article 42 de la loi 94-63 du 22 août 1994 sur les prix, la concurrence et le contentieux économique, les marges de distribution du riz brisé importé aux différents stades sont fixées comme suit : « 2000 F Cfa la tonne au gros c’est-à-dire pour l’importateur, 5000 F Cfa la tonne pour le demi-grossiste et 750 F CFA par sac de 50 kilogrammes, soit 15 F francs par kilo pour le détaillant ».

Le Ministre de l’Aménagement du Territoire du Commerce et de la coopération Décentralisée de préciser que « l’importateur et le demi-grossiste sont tenus d’indiquer sur leurs factures les prix de vente au détail.

De même, le distributeur au détail est invité à afficher le prix dans le lieu de vente ». Avant de faire savoir que la Direction du Commerce Intérieur procédera à la surveillance et au contrôle de la vente du riz brisé importé sur toute l’étendue du territoire national. Sans préjudice, ajoute ledit ministère, « des sanctions prévues par les textes en vigueur, toute infraction fera systématiquement l’objet de procès verbaux de constatation et de saisie conformément à la procédure ».
Sur la même lancée, l’autorité charge du commerce, fait savoir que le concours des Commissariats de Police et des Brigades de Gendarmerie sera sollicité à chaque fois que de besoin.
Dans ce cadre, il « compte sur la collaboration de tout un chacun afin d’aider à lutter contre la spéculation ».

Source : sudonline du 22 février 2008

Flambée des prix du pétrole : L’Etat explore de nouvelles pistes pour réduire la dépendance

Publié le 16 avril 2008

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, face à la crise pétrolière mondiale caractérisée par une flambée du prix, d’un niveau jamais égalé (101.10 dollar le baril -un record), a décidé une réorientation énergétique majeure. D’abord assurer l’approvisionnement en énergie et au moindre coût, ensuite faire bénéficier aux populations des services modernes d’accès et l’élargir. Enfin réduire notre vulnérabilité face aux aléas.

C’est ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre des actions du Plan de Redressement du Secteur de l’Energie (PRSE), une nouvelle « lettre de politique de développement sectoriel » a été élaborée dans le but de préciser les objectifs et de décliner les axes stratégiques en un ensemble de mesures.

Pour ce faire, Samuel Amète Sarr qui était entouré de ses principaux collaborateurs, a utilisé une approche méthodologique participative, articulée autour de recueils d’informations et d’échanges auprès du Ministère de l’Economie et des Finances, des structures relevant de son ministère, des opérateurs du secteur de l’énergie (ASER, PETROSEN, SAR, etc….) et des partenaires au développement (Banque mondiale, AFD, FMI, BID, BOAD, BAD, etc….)

Dans la formation de cette nouvelle politique énergétique, M. Sarr a dit que les points retenus étaient le développement et l’exploitation des potentialités énergétiques nationales (biocarburant et énergies renouvelables), ensuite comme deuxième axe, la diversification des sources de productions d’électricité par le développement de la filière charbon minéral, du biocarburant, de la biomasse, du solaire, de l’éolienne etc….

Selon M. Sarr, il faudrait aussi le recours accru à l’hydroélectricité, la sécurisation de l’approvisionnement en hydrocarbures, la modernisation du raffinage local, la coopération avec les pays producteurs, l’accélération de l’accès à l’électricité (promotion de l’électrification rurale et le développement des services énergétiques). Dans la même mouvance, le ministre de l’Energie dira qu’il faut aussi maîtriser la demande en améliorant l’efficacité. Toujours dans le chapitre de la formation, le ministre de l’Energie a insisté sur la maîtrise de la demande, la restructuration du sous-secteur de l’électricité, l’implication plus nette du secteur privé, la consolidation de la politique d’aménagement des ressources forestières.
Pour le ministre de l’Energie, ces axes stratégiques cités plus haut découlent d’une analyse approfondie de la situation du secteur et a permis d’articuler la nouvelle lettre de politique autour des points essentiels que sont le bilan de celle de 2003, la situation, les contraintes, les faiblesses, les forces du secteur, la politique et la stratégie énergétique et les principales mesures à mettre en place.
De ce fait dira M. Sarr, la vision qui sous-tend les objectifs poursuivis par la politique énergétique découlera de celle du DSRP II, à savoir celle « d’un Sénégal qui aura subi une profonde transformation des structures socio-économiques à l’horizon 2015, c’est-à-dire un pays doté d’infrastructures sociales de base et de proximité qui garantissent aux ménages urbains et ruraux leurs droits fondamentaux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, à une éducation de qualité, aux services énergétiques, aux services de santé de qualité, à la mobilité et aux infrastructures marchandes et à la sécurité tout court ».
Son objectif, pour le ministre de l’Energie, est de faire accéder au moins 50% de la population rurale et périurbain aux services énergétiques modernes à l’horizon 2015, en vue d’atteindre les OMD. Et s’agissant de l’accès à l’électricité, le Sénégal atteindre en 2012 le taux d’électrification de 75% au niveau national, 50% en zone rurale et 95 en milieu urbain.
Pour l’exécution de la Nouvelle politique, une batterie de mesures a été prise dans les sous-secteurs des hydrocarbures pour garantir et assurer l’approvisionnement du pays correctement et réduire les coûts. En ce qui concerne le sous-secteur de l’électricité, il est prévu l’adoption d’un plan de restructuration financière de la Senelec, le renforcement de l’infrastructure de production et de transport, la restructuration industrielle et institutionnelle de la Senelec avec un capital des filiales de production et distribution détenu par le secteur privé (national et étranger) alors que celle des transports sera, quant à elle, une entreprise à participation publique majoritaire avec une innovation par la création d’un holding dont les fonds impliqueront aussi bien les consommateurs (avec des facilitations de paiement sur cinq ans), les travailleurs de la Senelec et le patronat. Le gouvernement attend aussi des partenaires au développement des financements conséquents et adaptés. Dans le même chapitre, une priorité sera accordée à l’accès des populations à l’électricité et la Senelec mettra en œuvre des concessions d’électrification et son objectif est d’atteindre 50% de couverture d’ici 2012.
Autre volet que la nouvelle lettre a bien pris en compte, c’est le sous-secteur des combustibles domestiques qui est en cours de validation. Son objectif, selon le ministre, est d’assurer et de manière durable, l’approvisionnement des ménages urbains et ruraux en énergie de cuisson, en veillant à la préservation des ressources forestières. La politique de la butanisation sera poursuivie, cependant, il faut noter que le principe de vérité des prix est retenu, avec une suppression totale de la subvention en juin 2009.
Maîtrise de l’énergie
Face au baril fort, la nouvelle lettre de politique de développement du secteur de l’énergie annonce que pour promouvoir la maîtrise de l’énergie et l’efficacité énergétique au Sénégal, un projet de réduction des dépenses publiques d’électricité et des factures d’éclairages publics des communes sera lancé bientôt.
De même que la promotion de l’énergie solaire et éolienne, l’exécution d’un programme d’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel et tertiaire ainsi que dans l’industrie.

Source : Le soleil du 21 février 2008

Soumaïla CISSE (Président de la commission de l’Uemoa) : ‘Cette année, on risque d’avoir une crise alimentaire’

Le chef de l’exécutif de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a sonné hier l’alerte : Le risque d’une crise alimentaire dans les huit États membres de l’UEMOA est réel. Et la fermeture de leurs frontières par les États, en raison de la rareté dans la région des produits céréaliers dont ils sont producteurs, met en péril l’avenir de l’organisation sous-régionale, prévient Soumaïla Cissé.

Publié le 16 avril 2008

Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Soumaïla Cissé, a prévenu hier, mardi, à Dakar les huit Etats membres du risque de la survenance d’une crise alimentaire au cours de cette année. ‘Cette année, on risque d’avoir une crise alimentaire. Il faut être honnête pour le dire. Les prix augmentent de façon très sensible et nous prenons de mauvaises mesures en fermant les frontières’, a dit M. Cissé devant plusieurs parlementaires de pays membres de l’organisation régionale. Plusieurs députés participent à la 21e session ordinaire du Comité interparlementaire (Cip) de l’Uemoa. Ouverte lundi à Dakar, cette réunion se poursuit jusqu’au 28 février.

Selon Soumaïla Cissé, la fermeture de leurs frontières par les Etats, en raison de la rareté dans la région des produits céréaliers dont ils sont producteurs, met en péril l’avenir de l’organisation. ‘Chaque pays se dit que les voisins sont des fainéants et lui mangent son mil’, a relevé le chef de l’exécutif de l’organisation. Il répondait à la question d’un député relative aux conséquences du déficit de la pluviométrie, lors du dernier hivernage, dans plusieurs pays de l’Uemoa. ‘Les Etats se permettent de dire que la production agricole a été bonne. Il y a un complexe à ce niveau. La production n’a pas été bonne contrairement à ce que les ministres de l’Agriculture des différents pays disent aux bailleurs de fonds’, a fait savoir ce parlementaire de l’Uemoa.
‘Je pense à une crise prochaine. En général, la soudure arrive au mois d’août. On est loin de cette période et la tension est déjà énorme’, a prévenu M. Cissé, demandant aux parlementaires d’attirer l’attention des gouvernements sur l’éventualité d’une crise alimentaire.

L’augmentation de la production céréalière, dans l’espace Uemoa, est la meilleure solution pour parer à cette éventualité, a-t-il estimé. ‘Le seul moyen de réduire cela (la crise alimentaire), c’est d’augmenter la production. C’est un problème entièrement délicat. Nous sommes en train d’aménager 5 ha dans l’Office du Niger (Mali)’, a poursuivi Soumaïla Cissé. Il préconise aussi de ‘créer un vrai marché régional de la production céréalière, mener des actions d’urgence et anticiper sur les choses…’

Source : walf du 21 février 2008

Impact macroéconomique d’ un APE sur le Sénégal

Cette étude parue sur la série Reflexions et Perspectives de l’ISRA met l’accent sur l’impact macroéconomique d’un éventuel APE sur le Sénégal entre l’union européenne et les régions Afrique caraibes Pacifique (ACP). Le Modèle d’Equilibre Général Calculable (MEGC)MIRAGE a été appliqué pour réaliser cette étude.

Publié le 16 avril 2008

L’objectif de cette étude c’ est d’évaluer les effets des politiques de libéralisation commerciale sur le revenu réel, le commerce bilatéral et les dynamiques sectorielles, pour cela nous avons eu recours, à travers l’utilisation du modéle MIRAGE grâce à la base MacMap, à une approche en équilibre général qui est le cadre théorique indiqué pour ce type d’évaluation.

La mise en place d’un APE entre l’Union européenne et les régions ACP, entraîne un tournant important dans les relations commerciales entre les deux zones. Ces relations commerciales devront être adaptées aux contraintes juridiques de l’organisation Mondiale du commerce (OMC).

Le résultat principal de notre étude, montre que, Quel que soit le degré de flexibilité, les APE contribuent à des pertes de revenus réels pour le Sénégal. Et ces pertes sont d’autant plus importantes que la flexibilité est moindre, car les APE augmentent le caractère distorsif des différents niveaux de protection.
Les résultats révélent qu’en plus de la détérioration des temes de l’ échange, la signature des APE va participer à la dégradation de la balance commerciale du Sénégal qui s’accompagnera de pertes de ces recettes douanières représentant une part importante des recettes fiscales.

Devant de telles perspectives peu rassurantes, les pays ACP doivent surtout, dans leur négociations, insister sur le volet développement des APE pour que l’appui par l’UE du processus d’intégration et de renforcement de capacité de la région prévu dans ce cadre soit conséquent. La compensation des pertes de recettes douanières, la mise en place de conditions propices au développement économique, l’amélioration de l ’infrastructure publique, le renforcement de l’intégration régionale, l’amélioration de la compétitivité des secteurs porteurs de croissance et le développement des exportations, la mise en place de politique commerciale favorable à l’agriculture constituent les principaux points d’un registre accompagner les APE dans leur mise en oeuvre.

Impact des APE sur le secteur agricole et agroalimentaire au Sénégal

Cette étude parue sur la série Réflexions et Perspectives de l’ISRA porte sur l’impact des APE sur le secteur agricole et agroalimentaire au Sénégal. Elle fournit les résultats obtenus à partir d’un Modèle d’Équilibre Général Calculable (MEGC) MIRAGE sur plusieurs paramètres de l’ économie nationale. Ces travaux ont été conduits par le Bureau d’Analyses Macroéconomiques de l’ISRA (BAME).

Publié le 16 avril 2008

L’ Accord de Partenariat Économique (APE) a été signé en juin 2000 à Cotonou, au Bénin entre l’Union Européenne (UE) et 71 pays d’Afrique, des Caraîbes et du Pacifique. Il devait entrer en vigueur le 1er janvier 2008.
L’instrument de travail utilisé pour l’étude sur les APE est le Modèle d’Equilibre Général Calculable (MEGC) MIRAGE (Modelling International in Applied General Equilibrium) développé par le Centre d’Etudes Prospectives et d’ Informations Internationales (CEPII). Il intégre des éléments de concurrence parfaite comme imparfaite, de différenciation des produits par variétés et par gamme de qualité et d’ investissement direct à l’étranger.

Un APE intégre trois principes de base dimensions :
* la réciprocité commerciale (la compatibilité avec l’OMC)
* le renforcement de l’intégration régionale
* le développement

Ainsi, la base fondamentale des APE est l’établissement d’une zone de libre échange supprimant progressivement l’essentiel des droits de douane entre les parties, ainsi que toutes les mesures non tarifaires, tels que les contingents et les mesures ayant un effet équivalent. En d’autres termes, le Sénégal doit ouvrir son marché à la majorité des exportations européennes, ce qui augmentera la concurrence pour les producteurs domestiques.

L’évaluation de l’impact des APE sur l’économie Sénégalaise avec l’utilisation du Modèle d’Equilibre Général Calculable MIRAGE a montré
d’une manière générale des perspectives de gains trés faibles. En effet, en plus des pertes des recettes fiscales attendues, elle a montré une baisse du revenu réel, combinée à une détérioration des termes de l’échange. Par ailleurs, la hausse constatée des exportations n’arrive pas à combler le déficit de la balance commerciale. En outre cette étude révèle que le Sénégal n’a pas intérêt à signer les APE sans une liste de produits sensibles car dans le contexte actuel, le choix des produits sensibles se faisant en groupe, le Sénégal peut se retrouver dans une situation où ses produits sensibles seront exclus de la liste finale de son groupe de négociation. En revanche, elle a aussi révélé que le Sénégal et son groupe avaient besoin de réformer leur système fiscal qui reste encore fortement tributaire des recettes douanières.

Pour toutes informations complémentaires, s’adresser à l’ISRA-BAME, Tel : (221) 33 859 17 55/60, Télécopie : (221) 33 832 24 27.
E-mail : pndieye@refer.sn

Hausse du prix du riz à Bakel : Le panier de la ménagère s’alourdit

Publié le 16 avril 2008

A Bakel, les pères ou mères de famille devront, pour se ravitailler en riz, débourser un peu plus encore. Une hausse du prix de vente est passée par là qui s’expliquerait, selon les commerçants, par la hausse du prix du carburant entraînant une augmentation des frais de transport.

(Correspondance) – A Bakel, tout se vend cher, trop cher même. Au point qu’on se demande si cette localité fait bel et bien partie du Sénégal. Tellement la vie y est chère qu’elle ne laisse personne indifférent. Cette fois-ci, c’est plutôt le prix de vente du riz qui vient de connaître une hausse au grand dam des pères de famille qui, désormais, pour se ravitailler en riz, entre autres denrées fortement prisées, devront débourser un peu plus. Vendu à 12 000 F Cfa le sac de 50 kg par les détaillants, le prix du riz indien est passé à 12 500 F, soit une hausse de 500 francs. Quant au riz brisé parfumé, son sac de 50 kg, jadis vendu à 13 500 francs, est à présent cédé à 14 000 F, voire plus étant entendu que les prix varient selon les points de vente et les endroits. Or ces variétés de riz, en à croire un commerçant, sont les plus consommées à Bakel.

Toutefois, cette hausse constatée sur le prix du riz ne serait que l’arbre qui cache la forêt. En effet, à Bakel, la vie a, de tous les temps, été chère. Certains commerçants expliquent la cherté des produits qu’ils vendent par l’éloignement de Bakel de la capitale, Dakar qui fait que le transport coûte cher.
Du côté du service départemental du Commerce où nous nous sommes rendus pour en savoir plus, on signale que le problème se situe plutôt au niveau du transport de Dakar à Bakel, mais également celui interne entre les localités. Pour ce qui est du transport de Dakar à Bakel, renseigne Pathé Baal, chef du service départemental du Commerce de Bakel, la tonne était transportée à 17 500 F à la date du 17 juillet 2007. Mais aujourd’hui, compte tenu de la hausse du prix du carburant, la tonne est transportée de Dakar à Bakel à 18 500 F, voire 19 000 francs. Et d’indiquer que la tonne du riz parfumé est achetée par les grossistes à 258 000 francs, celle du riz indien à 239 000 francs et celle des autres variétés à 209 000 francs. Et M. Ball de préciser que, depuis la publication de l’arrêté n° 00651/Mcom/Dci du 17 juillet 2007 fixant le mode de détermination du prix de vente du riz, il est quasi impossible de maîtriser la structure du prix du riz dans le département de Bakel. Et ceci pour plusieurs raisons, dont l’augmentation du prix de vente du riz au gros à partir de Dakar, l’instabilité du prix du transport et de la manutention du riz qui est passé de 17 500 à 18 500 F, voire 19 000 F la tonne.

Face à cette situation, reconnaît M. Baal, il est très difficile d’appliquer un prix qui soit à la portée des consommateurs. Ce qui, explique-t-il, fait qu’on observe, dès lors, une variation du prix du riz aussi bien au gros qu’au détail. Face à une telle situation, le service départemental du Commerce n’est pas resté les bras croisés. En effet, il procède, chaque lundi et vendredi, à des relevés systématiques de stocks et des prix des produits appliqués sur l’ensemble du département, surtout en qui concerne les produits de grande consommation, pour une maîtrise du prix du riz, dans le but de jouer un rôle de veille et de régulateur pour le bien-être des consommateurs, rassure le patron du service départemental du commerce de Bakel.

Source : walf du 19 février 2008

Moubarack LO, économiste : ‘Pourquoi je suis favorable à la signature des Ape’

Publié le 16 avril 2008

Dans la fièvre ‘anti-Ape’ ambiante qui s’est emparée de certains politiques et économistes, d’autres voix s’élèvent pour plaider la signature de ces accords de libre-échange avec l’Europe. C’est le cas de l’économiste Moubarack Lô, diplômé de sciences politiques et ancien conseiller technique des précédents Premiers ministres du temps des socialistes et aux premières de l’alternance. Dans l’interview qu’il nous a accordée, Moubarack Lô déclare à qui veut l’entendre : ’Je suis pour les Ape’.

Wal Fadjri : Les pays membres de la Cedeao doivent-ils parapher les Ape ?

Moubarak Lô : Je suis pour la signature de ces Accords de partenariat économiques (Ape). Pour une raison bien simple : ils vont pousser nos économies à rechercher la productivité et la compétitivité parce que la protection des unités de production les incite à faire moins d’efforts. Le fait de signer les Ape va donc pousser nos pays à mieux organiser la production, à améliorer l’environnement des affaires qui va être positif pour la croissance. C’est pour ces raisons que je suis favorable à la signature des Ape. Cependant, il faudra y émettre certaines conditions, notamment une feuille de route que nous-mêmes, en tant qu’Africains, allons rédiger, pour pouvoir demander des compassions pour les pertes de recettes à court terme. Et surtout demander à l’Europe qu’elle opère un transfert de technologie. Beaucoup de technologies sont considérées comme obsolètes en Europe, mais les Africains en ont besoin. Il faut savoir organiser le transfert. Je cite souvent le cas de la pêche avec des bateaux pour pêcher le thon. Nous aurons besoin des bateaux européens, cela peut être organisé à travers la commission européenne. D’autre part, il est aussi démontré que le commerce libre favorise la croissance. Les analyses économiques statistiques qui ont été menées à travers le monde, démontrent que les pays ouverts au commerce mondial ont en moyenne des taux de croissance plus élevés que les pays fermés au commerce mondial ou qui dressent des barrières.

Wal Fadjri : Mais la signature des Ape est-elle conforme à la vision africaine du développement ?

Moubarak Lô : Le fait de signer les Ape fait partie de la vision africaine pour son développement si elle aspire à devenir demain une zone compétitive, émergente, qui n’aura plus besoin de la protection ou l’aide des pays développés. Il nous faut anticiper et travailler sur le futur. Aujourd’hui, refuser les Ape pour moi, c’est refuser l’émergence demain. Si nous le faisons, nous allons rester un pays pauvre, endetté, affaibli. Et cela, les générations qui vont venir, ne doivent pas l’accepter. C’est à nous de refuser ce scénario d’une Afrique défaitiste, qui, d’emblée, rend les armes et demande un appui extérieur.
Wal Fadjri : Le Sénégal rejette les Ape. Cela engendrera-t-il des pertes économiques pour ce pays ?
Moubarak Lô : Le Sénégal est dans une situation assez bizarre. Nous sommes les premiers à débattre sur les Ape, alors que nous ne sommes pas concernés. Car depuis le 1er janvier 2008, nous sommes versé dans le système dit ‘Tsa’ (Tout sauf armes). Ape ou pas, nous continuons à emmener nos produits sur le marché européen sans droits de douane ni quotas. Ce qui n’est pas le cas de la Côte d’Ivoire ou du Ghana qui sont classés comme des pays en développement. Nous sommes classés comme des Pays moyens avancés (Pma), ce qui veut dire que nous avons ce qu’on appelle une bonne alternative. Quand vous allez dans une négociation et que vous n’avez pas une bonne alternative à l’accord qu’on vous propose, vous allez négocier en position de faiblesse. Ce qui n’est pas le cas du Sénégal. A la limite, la menace qu’il peut recevoir de l’Europe, c’est l’application du système généralisé des préférences. La Côte d’Ivoire n’a pas voulu tomber dans ce piège, c’est pourquoi elle a signé un accord intérimaire comme le Ghana. Mais nous ne sommes pas dans ce cas. Nous menons un combat qui n’est pas le nôtre. Ce qui n’est pas normal. Notre devoir est de soutenir les pays en difficulté comme le Ghana, la Côte d’ivoire et le Cap-Vert pour arriver à un accord partiel avec l’Europe. Sinon, c’est la Cedeao qui va éclater. Les pays africains doivent accorder leurs expertises et leurs arguments. Ils doivent également développer une position commune harmonisée pour conclure avec l’Europe.

Wal Fadjri : Le Sénégal devrait-il alors changer sa stratégie ?

Moubarak Lô : Dans le langage politique, on mène toujours la gestion d’urgence politique qui est une stratégie de communication. Mais, pour ce qui est de quitter le terrain des Ape, la substance vient d’ailleurs. Cela, il faut l’accepter et considérer que c’est cela le jeu politique. Mais, aujourd’hui, la meilleure stratégie du Sénégal, c’est de renforcer la Cedeao, de venir avec des arguments, comme, par exemple, réclamer le transfert des technologies. Cela d’autant plus que notre pays est à l’aise, parce que nous ne sommes pas menacés. Ce qui doit nous pousser à être plus créatifs qu’un pays qui est sous pression. Nous sommes donc plus aptes à donner des idées pour des Ape qui peuvent être bénéfiques pour l’Afrique.

Source : walf du 18 février 2008

Consommation : Une hausse de 0,1 % de l’indice des prix

Publié le 16 avril 2008

En janvier 2008, les Sénégalais ont été un peu plus gourmands que le mois précédent. C’est ainsi que l’indice des prix a connu une légère hausse, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.

La consommation des Sénégalais a connu une hausse de 0,1 % au mois de janvier 2008, indique une note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), un démembrement du ministère de l’Economie et des Finances, qui nous est parvenu hier. L’indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc), une publication de ladite agence qui paraît au plus tard 10 jours après la fin du mois concerné, impute cette augmentation à de nombreuses fonctions parmi lesquelles les restaurants et hôtels, les meubles, les articles de ménage et l’entretien courant du foyer, les biens et services divers ainsi que les produits alimentaires, les boissons non alcoolisées. Les statisticiens notent aussi un accroissement de 6,1 % des prix à la consommation entre les mêmes mois de deux années consécutives. A l’analyse, toutes les fonctions ont connu une progression par rapport au mois de janvier 2007. Il en est ainsi des prix de la fonction restaurant et hôtels qui ont progressé de 2,0 % en rythme mensuel, selon l’Ansd.

Les statisticiens font cependant une liaison de la hausse des prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées avec les variations des indices des postes poissons et autres produits frais de la pêche, viande de bœuf, etc. Toutefois, ils précisent que la forte baisse des prix des légumes n’a pas pu inverser l’orientation haussière de la fonction. Concernant les fonctions enseignement, boissons alcoolisées, tabacs, stupéfiants et commuication, ils font remarquer une absence de variation sensible de prix au cours du mois de janvier 2008.

Mais un repli a été enregistré dans le domaine de la santé. L’Ansd l’impute aux services ambulatoires externes. Des prix qui se sont dépréciés en glissement annuel, selon la même source. De même, une baisse des prix de la fonction loisirs et culture a été aussi notée durant le mois de janvier 2008. S’agissant de l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire la classification permettant de suivre le niveau de l’inflation qui serait obtenue en dehors des phénomènes perturbateurs que sont les produits saisonniers et les produits énergétiques, les statisticiens la situent à + de 0,2 % en rythme mensuel et + de 6,5 % en glissement annuel. En janvier 2008, les Sénégalais ont consommé plus de produits locaux avec une augmentation de 0,2 % que ceux importés qui ont connu une baisse, selon l’Ansd.

Source : Le quotidien du 14 février 2008