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Campagne de commercialisation de l’Oignon : Gel des importations à partir d’aujourd’hui

Près de 76.717 tonnes d’oignons sont attendus pour cette présente campagne dans la Vallée et la commercialisation du produit local a fait l’objet de différentes mesures d’accompagnement.

Publié le 16 avril 2008

C’est ainsi qu’il a été décidé, entre autres, le gel des importations à partir d’aujourd’hui (1er avril) jusqu’au 31 Août : 5 mois sans importations pour permettre aux producteurs de la Vallée d’écouler leur produit sans concurrence.

La campagne de commercialisation 2007 – 2008 de l’oignon local a été lancée mercredi dernier, à la base de la Saed, à Nianga, dans le département de Podor. Les différents acteurs, en présence de l’administrateur de l’agence de régulation des marchés (Arm) et des autorités de la région ont eu une large concertation sur les prévisions de production de la Vallée pour la présente saison et les dispositions à prendre dans la perspective de favoriser un bon déroulement de la campagne de commercialisation et les prix à appliquer. Les prévisions de productions d’oignons de la Vallée ont été estimées à 76 717 tonnes et les prix aux producteurs ont été fixés à 135 FCFA, le kilo (bord champs), et à 175 FCFA le kilo (rendus sur les marchés). Le prix du kilogramme d’oignon local a été également fixé à 200 FCFA au maximum au niveau des parcs à oignons (chez les détaillants).

Des mesures d’accompagnement ont été également prises dans la perspective de faciliter l’écoulement du produit local. Il s’agit notamment du gel des importations d’oignons à partir du 1er avril (aujourd’hui) jusqu’au 31 août prochain. D’autres initiatives ont été également préconisées, notamment la sensibilisation des organisations de producteurs (Op) au niveau de leurs bases sur les bonnes pratiques à prévaloir (qualité, respect des prix, ensachage, étalement des évacuations), le suivi du marché par l’Arm et l’inventaire des stocks tous les mercredis. Il y a aussi l’installation de comités de veille sur les prix au niveau des 11 points de vente identifiés au niveau de la vallée, ainsi que la tenue dans les meilleurs délais, d’un atelier d’élaboration du manuel de procédure de gestion des infrastructures de stockage en vue de leur mise à disposition aux potentiels utilisateurs (les producteurs).

Au titre des prévisions pour la prochaine campagne d’oignon local, la nécessité de la tenue d’un lancement de la campagne de production à l’instar de ce qui se fait pour la commercialisation a été retenu, ainsi qu’une implication souhaitée (ou d’un retour) de la caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) sur la filière oignon comme c’est le cas avec le Corad et le Pader. Il y a aussi que l’opportunité de veiller sur la disponibilité des semences à temps ainsi que sur leur qualité, et l’évolution de l’interprofession oignon vers le modèle du genre de celle de la tomate ont été retenus.
Les différents acteurs ont été ainsi exhortés à s’impliquer activement afin de rendre efficace et efficiente l’application de ses différents engagements.

Source : Le Soleil du 1er avril 2008

ASSISTANCE AU MONDE RURAL : L’Etat dégage 10 milliards de Fcfa

Publié le 16 avril 2008

10 milliards de Fcfa seront injectés dans le monde rural. La décision a été prise hier par le président de la République pour assister cette frange de la population sénégalaise.

L’Etat va dégager 10 milliards de Fcfa pour assister les populations du monde rural. La décision a été arrêtée hier en Conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement, Bacar Dia, qui faisait face à la presse.
Qualifiant « d’historique », la décision du président de la République, le Dr Dia a souligné qu’elle intervient à un moment où « le monde est traversé par une crise caractérisée par une fluctuation du prix du pétrole, qui a eu des conséquences négatives sur les prix des denrées ». « Face aux difficultés liées à la faible pluviométrie, au renchérissement des prix des denrées de première nécessité, à la suite de la hausse du prix du baril de pétrole, le président a décidé d’octroyer une aide de 10 milliards de Fcfa au monde rural. Une somme qui servira essentiellement à soulager les ménages », s’est réjoui le ministre.
Pour Bacar Dia, « cette mesure aura à agir sur le panier des populations qui sont en zone rurale ». Selon lui, « elle vise à prendre à charge de façon concrète les effets néfastes d’une conjoncture internationale ».
Le porte-parole du gouvernement s’est désolé de l’attitude de ceux qui, selon lui, veulent profiter de la situation pour en faire « un fonds de commerce politique ». « Le chef de l’Etat a demandé au gouvernement de prendre en charge et d’assumer pour permettre aux populations de moins sentir cette situation de conjoncture », a-t-il martelé.
Le porte-parole du gouvernement a dit que le Premier ministre a reçu instruction du président de la République de mettre dans les meilleurs délais une commission chargée de la mise en œuvre immédiate de la mesure.

Selon lui, « il s’agira naturellement de penser aux vivres de soudure pour infléchir sur le panier de la ménagère, mais aussi du problème du bétail à prendre en charge ».
« L’un dans l’autre, les problèmes du monde rural au-delà des vivres de soudure, c’est aussi la prise en charge du bétail », a insisté le ministre qui ajoute que la commission déterminera de façon précise les prix.

Le ministre réfute tout rapport entre la décision et la marche des consommateurs prévues demain. « Il faut faire la part des choses. Le président Wade a opté pour un libéralisme social. La dimension sociale de l’action du chef de l’Etat est ressentie de façon permanente. Elle n’a rien à voir avec une marche qu’organiserait une opposition », déclare-t-il.

Le Dr Dia poursuit : « ce qui peut être dommage, c’est que face à une difficulté, certains cherchent à faire de la récupération politique. C’est comme si l’augmentation du baril du pétrole était spécifique au Sénégal. Le problème des denrées qui augmentent est une conséquence du prix du baril qui atteint 10 dollars. Quand vous allez en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique Latine, etc. le débat est posé ».
Selon le ministre, « il y a deux attitudes face à une telle situation : se plaindre, ce que le chef de l’Etat refuse de faire, ou assumer son devoir de protéger les citoyens. C’est ce qui explique la mobilisation de ces 10 milliards qui s’ajoutent à d’autres mesures ».
Le ministre a également souligné que « la prise en charge des questions sociales ne dépend pas d’une situation de conjoncture politique ou politicienne ».
« Que l’opposition décide de marcher ou pas, le président Wade a mis sur pied le plan « Sésame » qui est aussi une forte réponse à une demande sociale », affirme-t-il.
Pour lui, « c’est une option irréversible du chef de l’Etat de prendre en charge une question sociale ». « Ce qui est important, c’est que les populations rurales attendent plus de mesures concrètes qui prennent en charge leurs préoccupations que des marches ou des manifestations. Ce ne sont pas ces marches qui vont les soulager. Que l’opposition décide de contester, ça n’a rien à voir avec la mesure du président de la République », selon le ministre.
L’enveloppe dégagée pourra-t-elle prendre entièrement en charge la situation du monde rural ? Bacar Dia informe que le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, en rapport avec le ministre du Budget et le Premier ministre ont travaillé et analysé la situation. Selon lui, la commission va prendre à charge les paramètres des besoins du monde rural.

Source : Le soleil du 28 mars 2008

La famine menace dans le monde rural : Un déficit estimé à 1,3 million de tonnes de céréales

Cette année plus que par le passé, la mauvaise campagne agricole s’est traduite, pour le monde rural, par un grave déficit vivrier. Un gap estimé à 1,3 million de tonnes de céréales. De quoi inquiéter les pouvoirs publics qui, pourtant, avaient été précocement alertés.

Publié le 16 avril 2008

En marge de l’atelier de restitution des travaux du groupe de la loi agro-sylvo-pastorale (Loasp) animé par l’Agence nationale de conseil agricole et rural, le secrétaire général du Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) a dressé un tableau sombre de la situation alimentaire du pays. Pour Baba Ngom, cette année plus que par le passé, la mauvaise campagne agricole s’est traduite, pour le monde rural, par un grave déficit vivrier. Un gap estimé à 1,3 million de tonnes de céréales. De quoi inquiéter les pouvoirs publics qui, pourtant, avaient été précocement alertés. Parce que, avançaient certains spécialistes, le déficit pluviométrique, la mauvaise qualité des semences distribuées, le défaut d’intrants, l’arrêt prématuré des pluies étaient autant de signes d’un déficit vivrier inévitable. Et au lieu de s’y pencher, les autorités ont brillé par leur mutisme et leur manque de réaction.

Dans son argumentaire, M. Ngom révèle que les besoins du Sénégal, avec ses onze millions d’habitants, sont de l’ordre 2,1 millions de tonnes alors que la production de cette année n’a guère dépassé les 800 mille tonnes. Un niveau de production qui ne peut satisfaire le pays que pendant cinq mois au plus. Pire, ce déficit vivrier du monde rural est d’autant plus préoccupant qu’il vient se greffer à une perte de revenus monétaires pour les paysans estimés à plus de 55 milliards de francs Cfa après une campagne de commercialisation de l’arachide qui n’a permis de collecter qu’environ 30 mille tonnes dans le circuit officiel. D’où l’urgence pour les pouvoirs publics de venir en aide aux populations rurales. Un monde rural dans lequel beaucoup de familles n’arrivent plus à assurer les repas quotidiens.
‘Seul le soutien de l’Etat nous permettra d’éviter une situation de famine’, avaient averti, en chœur, les ruraux du pays qui n’hésitent pas, face à cette crise, de recourir à l’exode rural à la recherche d’un mieux-être. Et c’est dans ce sens que le ministre d’Etat, en charge de l’Economie et des Finances, avait déclaré que l’Etat va dégager les moyens et en relation avec les services du Développement social, de la Famille, voir comment réaliser un soutien ponctuel à ces populations.
A l’époque, Abdoulaye Diop avait révélé que le gouvernement a déjà saisi les différents gouverneurs, préfets et sous-préfets, pour avoir une estimation du déficit pluviométrique, du déficit vivrier et ‘en conséquence pouvoir réagir fort’.

Source : walf du 28 mars 2008

POUR FAIRE FACE A LA FLAMBEE DES PRODUITS : Produire et consommer local

Publié le 16 avril 2008

Le gouvernement du Sénégal ambitionne d’amener d’ici à 2015, les Sénégalais à consommer leur propre production, notamment en matière de riz et d’autres produits jusqu’ici importés. Il entend ainsi porter la récolte de riz de la Vallée du fleuve Sénégal et de l’Anambée à 1 million de tonnes d’ici là. Cette stratégie, a déclaré hier, mercredi 26 mars, Abdourahim Agne, le ministre de l’Aménagement du territoire, du commerce et de la coopération décentralisée, passera par « quatre étapes. 350 milles tonnes dès cette année, 556 milles tonnes l’année prochaine et 1 million de tonnes en 20015 ».

La tendance inflationniste sur les produits pétroliers et les produits alimentaires de base n’est pas prête à s’inverser de sitôt. C’est le moins que l’on puisse penser au regard de la chute continue du dollar américain inversement proportionnel à la flambée des prix des matières agricoles, de l’or, du pétrole qui sont pourtant cotés dans cette monnaie. Le dollar glisse continuellement -45% en 8 ans, disent les spécialistes. Alors, que faire ?
Pour répondre à cette question « léniniste », le gouvernement du Sénégal a déjà pris une série de mesures, a assuré le ministre de

l’Aménagement du territoire, du Commerce et de la coopération décentralisée, Abdourahim Agne, qui s’exprimait hier au cours d’un point de presse à Dakar. Le gouvernement a, au plan institutionnel, rappellera M. Agne, tenu en juin et octobre derniers deux conseils présidentiels aux cours desquels il a arrêté 19 mesures. Ces mesures semblent cependant aujourd’hui insuffisantes pour juguler la crise. En dépit de son renoncement à la perception des droits de douane sur un certain nombre de produits qui a entraîné la nécessité de reconfiguration du budget général de l’Etat, le gouvernement peine en effet à freiner la tendance haussière. Le panier de la ménagère s’allége de plus en plus à cause d’un pouvoir d’achat déprécié. Les couches les plus défavorisées et mêmes celles qui sont considérées comme moyennes grondent. Elles rouspètent de plus en plus bruyamment.
Autres analyses faites par le ministre pour expliquer la situation, la forte perturbation de l’offre sur le marché international du pétrole avec la guerre en Irak et la situation tendue au Moyen-Orient. Les restrictions opérées par certains pays ainsi que les anticipations faites par d’autres comme l’Algérie qui a acheté en quantité du lait en prévision des jours sombres ; l’arrivée sur le marché de l’importation des pays comme la Chine populaire, constituent des facteurs aggravants de la pénurie des produits à grande consommation sur le marché international. Une situation qui fait qu’un pays comme le Sénégal, « qui consomme ce qu’il ne produit pas », dispose de moins en moins de marge de manœuvre face à « l’inflation importée ».
D’autant plus que les mesures conjoncturelles préconisées jusqu’ici par le gouvernement, même si elles ont permis d’obtenir, affirme le ministre, des baisses de prix de l’ordre de 3 à 5% sur la période de juillet à décembre 2007 sur les deux variétés de riz brisé prisées par les Sénégalais, n’ont pas encore mis en sécurité les consommateurs, ni épargné substantiellement leurs bourses. Pourtant le coût de l’intervention de l’Etat est évalué à 8,6 milliards de FCfa sur la période, dira le ministre. Il en est de même quasiment pour tous les autres produits, huile, lait en poudre, blé, farine et pain. Tout comme le café, le savon de ménage quasiment en situation de monopole au Sénégal et le ciment et le gaz butane listés parmi les produits de grande consommation.
Amélioration des capacités de l’offre nationale

La crise sur les prix des produits de base n’épargne aucun secteur, ni aucun pays a noté hier, Abdourahim Agne. Tout indique, qu’elle pourrait perdurer du fait des incertitudes sur les évolutions tendancielles du marché du pétrole, a-t-il constaté. C’est pourquoi, signifiera-il, le gouvernement a pris le parti de promouvoir, par des programmes sectoriels bien ciblés, « une forte économie de l’offre ». Une stratégie qui, selon l’aménagiste du territoire, commerçant en chef gagnerait à faire l’objet d’un consensus national. Celui qui pense que l’ère de toute libéralisation est révolue et que s’ouvre celle « d’une régulation intelligente de l’économie » (querelle d’école en perspective Ndlr), trouve en effet, qu’il est grand temps « d’inverser la tendance. De faire en sorte que nous consommons ce que nous produisons, du moins en majorité ».

Cherche-t-on à promouvoir « le dialogue national à ce niveau » ? Le ministre de l’Aménagement du territoire, du commerce et de la coopération décentralisée a confié hier que le gouvernement était en négociation avec les syndicats, le patronat et les consuméristes. « Négociations qui préconiseront à termes certainement d’autres mesures », soulignera Abdourahim Agne. On apprenait hier également que la session extraordinaire du Parlement, convoquée le même jour par le président de la République pour l’examen du projet de loi ratifiant plusieurs documents dont la Charte de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), le Projet de loi constitutionnelle modifiant les articles 9 et 95 et complétant les articles 62 et 92 de la Constitution, entre autres, est reportée sine die. Est-ce pour apaiser le front social qui, en plus de la question enseignante et du renchérissement des produits de grande consommation, « s’enflamme » du changement projeté de statut de la magistrature ?

Toujours est-il que l’on était informé hier que la session extraordinaire de l’Assemblée nationale était reportée. Pour l’heure, les ministères de l’Agriculture et du Commerce veulent voir les riziculteurs de la vallée du fleuve Sénégal et de l’Anambée produire d’ici à 2015, 1 million de tonnes de riz. Car avec la conjoncture actuelle, le riz sénégalais est devenu compétitif. Il s’y ajoute, pour Abdourahim Agne, « qu’il nous faut produire notre consommation et corriger nos habitudes extraverties de consommation ». L’atteinte de l’objectif fixé passera, selon lui par quatre étapes à savoir 2008 : 350.000 tonnes, 556.000 en 2010, 825.000 en 2012 et 1 million en 2015. Plusieurs autres filières, notamment la tomate, l’oignon, le lait, l’huilerie font également l’objet d’une stratégie à long terme qui vise à créer une autosuffisance alimentaire.
Point de salut en dehors de cette stratégie et d’un fort consensus national pour une consommation fruit d’une production nationale. En effet, selon le ministre, les « mesures de suspension de droits et taxes ne tiennent pas lieu, à elles seules, de politique économique, elles ne sont pas soutenables à moyen ou long terme… ».
La seule subvention sur le gaz butane, soulignera-t-il, a coûté 90 milliards de FCfa entre 2002 et 2006. Le soutien indirect aux produits alimentaires se monte à 21 milliards pour l’année 2007, tandis que les deux premiers mois de 2008, ont nécessité 8 milliards de Fcfa dans ce cadre compte non tenu de la subvention prévue pour les huiles alimentaires. Au total, fera remarquer Abdourahim Agne, le soutien de l’Etat à la consommation populaire s’évalue à plus de 61 milliards de FCfa. On veut bien. Le hic c’est que les consommateurs attendent plus et mieux de l’Etat. Ils préconisent une baisse du train de vie de l’Etat, entre autres solutions

Source : sudonline du 27 mars 2008

Sixième salon de l’agroalimentaire : Produire plus et mieux

Publié le 16 avril 2008

Le Salon international des industries et techniques agroalimentaires (Siagro) a démarré hier au CICES. Des expositions et des conférences vont pleinement marquer cette sixième édition qui exhorte à une production de qualité en Afrique pour une sécurité alimentaire et énergétique assurée.

C’est parti depuis hier pour quatre jours d’exposition des produits agroalimentaires et des solutions de transformation et de développement agricole. C’est le salon international des industries et techniques agroalimentaires (Siagro) qui se déroule dans le cadre d’exposition du centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (Cices). Tout est là qui peut contribuer à propulser le développement de l’agriculture. Aux côtés des produits de mer, d’agriculture ou d’élevage, qui offrent une bonne diversité des potentialités sénégalaises en matière de l’agroalimentaire et sur ces différentes filières, se trouvent les industries spécialisées sur les techniques de transformation. Parmi ces différentes facettes du Siagro se trouvent aussi les structures d’encadrement et de promotion des petites et moyennes entreprises (Pme), telles que l’Adpme, la Cnca, l’Isra, l’Ita, Cde. Une belle opportunité que le ministre de l’agriculture et de l’Elevage, Amath Sall, a relevée en inaugurant le salon en compagnie de ses collègues, Christian Sina Diatta, ministre des Biocarburants, des Energies renouvelables et de la recherche scientifique, Awa Ndiaye, Ministre de la Famille, de l’Entreprenariat féminin et de la micro-finance. Pour parler de cette dernière, sa présence a sans doute conforté les structures de femmes qui ont montré à cette exposition leurs capacités en matière de transformation agroalimentaire.
Et à travers les différents produits exposés, le ministre de l’agriculture et de l’élevage perçoit « les nombreux efforts déployés », notamment dans le domaine de l’emballage qui a constitué depuis longtemps un handicap pour la promotion des produits agroalimentaires au Sénégal.

Aujourd’hui, le constat est qu’une nette amélioration a été relevée. « C’est une visite qui nous a permis de mesurer les efforts faits dans le secteur de l’agroalimentaire et nous allons essayer à partir de ce que nous avons constaté, de voir les stratégies à adopter pour booster davantage ce secteur », a dit M. Sall.
Pour le manioc particulièrement, et sur la base des possibilités que le produit offre, le ministre de l’agriculture a révélé que cette année ce sont quelque 65 000 ha qui ont été emblavées avec des perspectives de récolte d’environ un million de tonnes. « Nous allons examiner des stratégies et des politiques complémentaires à mettre en place », a notamment indiqué Amath Sall qui a laissé entendre que le gouvernement va travailler sur la valorisation du manioc.
Le Siagro qui est surtout un espace d’échanges et de partenariats, constitue une manifestation qui doit aider le Sénégal à pousser son agriculture. C’est l’avis du directeur du salon Babacar Samb, qui a par ailleurs mis en exergue le thème de cette sixième édition qui est : « produire plus et mieux en Afrique pour une sécurité alimentaire et énergétique et pour une offre compétitive ». Le caractère africain du salon est particulièrement bien perçu à travers la présence d’exposants venus de pays d’Afrique centrale.

Au-delà de l’exposition, plusieurs conférences, notamment sur les productions halieutiques, les mécanismes de financement, les productions végétales, les filières avicoles et laitières, les énergies renouvelables, etc., vont marquer le Siagro.
D’importants stocks de vivres de soudure constitués
Le gouvernement du Sénégal est bien conscient de la situation dans le monde rural, et c’est pourquoi, très tôt, des mesures ont été prises. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Amath Sall, qui, en marge de l’inauguration du Siagro, répondait aux questions de la presse. Il a affirmé que le gouvernement a bien pris la pleine mesure de la situation et que des initiatives ont été engagées depuis le mois de septembre dernier, avec l’envoi d’équipes qui ont sillonné tout le territoire. Restitution a été faite, et à en croire le ministre de l’agriculture et de l’élevage, cela a permis de cerner la situation et de bien la maîtriser. Selon Amath Sall, d’importants stocks de vivres ont été déjà mis en place pour faire face à la soudure, qui, a-t-il reconnu « sera particulièrement longue ».

Source : soleil du 27 mars 2008

PRIX DES DENRES DE PREMIERE NECESSITE : Plaidoyer pour l’autosuffisance alimentaire et un consensus national

Publié le 16 avril 2008

Produit après produit, le ministre du Commerce a fait l’économie des mesures prises par le gouvernement pour atténuer l’inflation et fixé les limites objectives de ces interventions. Pour Abdourahim Agne qui faisait face à la presse hier, la vraie solution viendra de la réalisation de l’autosuffisance alimentaire, laquelle mérite, selon lui, un consensus national autour de l’offre des denrées produites localement.

En campant d’emblée cette conférence de presse qu’il a voulue utile et factuelle, avec des informations exactes et précises, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la coopération décentralisée, en charge du Commerce, a clairement tracé le champ d’action des mesures gouvernementales. En effet, M Agne a opté pour un discours pragmatique face à une crise dont il estime qu’elle a toutes les chances de perdurer, avec des facteurs exogènes hors de notre portée comme le renchérissement des cours du pétrole, la restriction des exportations de riz, les mesures anticipatives de stockage du lait en Algérie par exemple et la forte demande en céréales de géants comme la Chine et les Etats-Unis, qui pour la consommation, qui pour la production de biocarburants.

En attendant donc d’autres mesures qui ne manqueront pas d’être prises à l’issue des négociations tripartites entre l’Etat et les acteurs sociaux, il a fallu agir au double plan conjoncturel et structurel. Après une revue critique de la panoplie des mesures prônées ailleurs pour juguler directement l’impact de la hausse des prix, notamment les effets à long terme du blocage des prix induisant des arrêts d’activité, le soutien aux couches les plus faibles difficilement identifiables ou la taxation des produits de luxe pour subventionner les produits de base, le ministre s’est appesanti sur l’option du Sénégal qui se résume à la suspension de droits et taxes et à la régulations des marges bénéficiaires. Cela a permis à notre pays d’atténuer l’inflation intérieure sans remettre en cause ses engagements bi et multilatéraux, selon M. Agne. L’approche produit par produit qu’il a ensuite développé a donné un tableau clair de l’impact des facteurs exogènes sur les denrées de consommation courante importées, des incidences sur le panier de la ménagère qu’une vérité des prix sans concession aurait entraînées, ainsi que du coût induit de ces subventions qui ont permis jusqu’ici de juguler en partie la crise.

Le respect des engagements bi et multilatéraux
C’est ainsi que le ministre du Commerce a révélé que pour maintenir les prix du riz, de l’huile, du lait, de la farine, du blé, du pain et du savon, à des niveaux supportables par les consommateurs, le gouvernement a renoncé à des recettes fiscales ou accordé des compensations aux industriels à un niveau qu’il estime impossible à maintenir dans le long terme. C’est ainsi que le gaz butane tributaire de notre politique de préservation de l’environnement, a bénéficié de subventions de l’ordre de 10 milliards en 2002, 13,5 milliards en 2003, 17,7 milliards en 2004 et 30,1 milliards en 2009. Mieux, pour le riz, rien qu’entre juillet et décembre 2007, le soutien est évalué à 8,6 milliards, alors qu’un filet de subvention de 2, 6 milliards est prévu pour couvrir le manque à gagner des huiliers. Des interventions similaires sont notées pour le pain et le savon tributaires des matières premières importées que sont le blé et les matières grasses. A noter que pour toutes ces filières, de nouveaux phénomènes viennent corser la note à cause de l’évolution des modèles de consommation et de la concurrence due au développement des biocarburants au Brésil et aux Etats-Unis, par exemple. De sorte que pour Abdourahim Agne qui a fait le distinguo avec l’option du Sénégal de ne faire du biocarburant qu’à base de Jatropha, face à nos modèles de consommation extravertis, la vraie solution passe par la promotion de l’autosuffisance alimentaire, notamment en riz, tomates, oignons et lait. D’autant que le Sénégal recèle des potentialités avérées (avec 7 à 10 tonnes de riz à l’hectare, contre une moyenne mondiale de 4 t /ha) tant dans la vallée du fleuve Sénégal que dans l’Anambé. Alors que les filières tomates et oignions figurent parmi les mieux structurées. Pour la ministre du Commerce, c’est un domaine qui mérite un large consensus, voire une coalition nationale.

Source : soleil du 27 mars 2008

PRIX À LA CONSOMMATION DE L’UEMOA : Une hausse mensuelle de 0,5%

’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) du mois de février 2008, a enregistré une hausse mensuelle de 0,5%. Comparés à leur niveau de l’année dernière, les prix à la consommation se sont accrus de 5,5%. L’inflation sous jacente s’est inscrite en hausse de +0,2% en rythme mensuel et de +6,0% en glissement annuel.

Publié le 16 avril 2008

Le tableau retraçant la situation des prix à la consommation du mois de février 2008 pour les pays membres de l’Uemoa impute la hausse mensuelle de 0,5 % notée en partie au fonction « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer ». L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands) avance que les prix de cette fonction ont enregistré une croissance mensuelle de 1,9%, en février 2007, tiré par la hausse de 4,0% des prix des meubles, articles d’ameublement, tapis et autres revêtements de sol. En glissement annuelle, les prix de cette fonction se sont accrus de +4,5%.

La fonction « produits alimentaires, boissons non alcoolisées » qui a enregistré une augmentation de 0,9% a également contribué à la hausse de l’indice des prix à la consommation. L’Ihpc met cette situation en liaison avec les variations des prix des « fruits » (+5,3%), des « céréales non transformées » (+4,8%), des « poissons et autres produits frais de la pêche » (+3,0%) et des « légumes frais » (+1,7%). Selon l’Ansd qui est un démembrement du ministère de l’économie et des finances, les baisses de 4,9% des prix de la viande de bœuf et de 2,8% des « produits alimentaires non classés ailleurs » n’ont pas pu inverser l’orientation haussière de la fonction. L’agence confirme que « la récente hausse des prix du riz, consécutive au renchérissement du fret, explique en grande partie la tendance haussière des céréales en février 2008 ». S’agissant des fruits, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie dans la dernière Ihpc pour les pays membres de l’Uemoa, la croissance mensuelle est liée au retrait progressif des agrumes locaux après trois mois d’abondance. Par rapport au mois de février de l’année dernière, L’Ansd fait savoir que l’indice de la fonction a connu un croît de 10,0%.

Les services de transport sont eux aussi dans cette tendance haussière. L’indice harmonisé des prix à la consommation montre qu’ils ont enregistré une hausse de 0,8% liée à la majoration de 1,7% des carburants et lubrifiants. L’Ansd avance que les prix des transports se sont situés à 7,7% au dessus de leur niveau de février de l’année dernière. Pour ce qui est du renchérissement des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants, l’Ands le justifie par le relèvement mensuel de 3,1% des prix de « autres excitants ». Ainsi comparés à leur niveau de février 2007, les prix de la fonction sont ressortis à +0,7%. S’agissant la fonction « restaurants et hôtels », elle continue son évolution sur la même lancée. Ses prix ont progressé de 0,3% en rythme mensuel. L’Ansd fait savoir qu’ils se sont inscrits en hausse de 8,8% en glissement annuel. Pour ce qui est l’indice des « biens et services divers », il a cru de 0,1% par rapport au moins de janvier 2008 et s’est apprécié de 2,6% comparativement à la même période en 2007.
La fonction « enseignement », « santé » et « communication » n’a pas tellement contribué à la hausse de l’indice des prix à la consommation. D’après l’Ansd, elles n’ont pas enregistré de variations sensibles de prix au cours du mois de février 2008. Par rapport à la période correspondante en 2007, « si les prix des services de la communication sont demeurés stables, ceux de l’enseignement ont crû de 7,9% contrairement à ceux de la santé qui sont en baisse de 0,6% ». Une tendance qu’ont emprunté les prix des « articles d’habillement et chaussure » et des « loisirs et cultures » qui, selon l’Ansd, ont chacun fléchi de 0,3% en rythme mensuel. Par rapport au de février 2007, ce démembrement du ministère de l’économie et des finances avance que, les prix de cette fonction sont ressortis respectivement à +0,7% et –2,0%. Dans cet indice harmonisé des prix à la consommation, les prix des services « logement, eau, électricité et autres combustibles », vont certainement calmer les consommateurs. Selon l’Ansd, ils ont connu un repli mensuel de 0,1%. Ainsi, comparé au mois correspondant de l’année précédente, les prix de ces services sont restés stables.
L’analyse globale de l’évolution de l’indice harmonisé des prix à la consommation du mois de février 2008, révèle que l’inflation sous jacente s’est inscrite en hausse de +0,2% en rythme mensuel et de +6,0% en glissement annuel. En février 2008, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie informe que les prix des produits locaux et ceux importés ont augmenté respectivement de 0,2% et de 1,6% par rapport au mois de janvier 2008. Avant d’ajouter que les prix de ces produits enregistrent une hausse, respectivement, de 5,0% et 7,1% sur douze mois.

Source : sudonline du 11 mars 2008

ARACHIDE : Pour freiner la mort inéluctable de la filière : Les solutions des experts

Face aux problèmes de pauvreté du monde rural, liés à la déliquescence de la filière arachide, l’Ong Actionaid a mobilisé un groupe d’experts de différentes spécialités pour collaborer à l’élaboration d’un ouvrage qui fait le diagnostic des maux de la filière, tout en ébauchant des solutions.

Publié le 16 avril 2008

Principale locomotive de l’économie sénégalaise pendant un siècle et demi, l’arachide a toujours généré des ressources importantes. Mais, depuis les années 2000, la filière est confrontée à une grave crise qui s’est matérialisée par la chute vertigineuse de la production. De 1 million de tonnes pour la saison 2000/2001, la production a difficilement atteint les 30 000 tonnes lors de la dernière campagne agricole. De quoi susciter des interrogations, dans la mesure où l’arachide occupe une place de choix dans l’économie rurale de nombreuses régions du pays, particulièrement dans le Centre-Ouest. Pour tenter d’apporter des solutions à cette crise, l’antenne sénégalaise de l’Ong internationale ActionAid vient d’éditer un livre qui s’intitule : « L’arachide au Sénégal, Comment relancer la filière ». Dans cette étude, plusieurs experts se livrent à une analyse sans complaisance des maux de la filière tout en proposant des solutions.

Des experts qui s’accordent à pointer du doigt la politique du gouvernement qui, au cours des dernières années, a mis en œuvre un processus de désengagement total du secteur arachidier causant la baisse de la production industrielle du pays, l’augmentation du chômage et un déficit commercial croissant. Les paysans se sont, par la même occasion, vus confrontés à des conditions de production de plus en plus drastique où semences, engrais et assistance ont fait défaut.
Face à ce que l’ancien directeur de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) Jacques Faye qualifie d’absence de politique agricole, Moussa Dembélé du Forum social sénégalais, parle de « changement radical de politique ». Pour l’économiste Moubarack Lô, « l’Etat a pris une mauvaise option en privatisant la Sonacos ». Il va plus loin en proposant comme rectificatif que le gouvernement « cède la Suneor (ex-Société nationale des oléagineux du Sénégal, Sonacos) aux producteurs au franc symbolique » et mette ainsi ces derniers au cœur du dispositif. De plus, au moment où les cours de l’arachide ont enregistré une hausse de 60% en un an, la situation « n’est favorable qu’à la Suneor qui bénéficie de beaucoup de faveurs », précise l’économiste qui a participé à la réalisation de l’ouvrage d’ActionAid.
Il s’agit entre autres, d’avantages qui lui permettent d’exporter de l’huile végétale. Pour le président du Cadre de concertation des producteurs d’arachide (Cppa), El Hadji Ibrahima Niasse, la solution ne saurait venir que « d’une reconstitution du capital semencier, d’une restauration des sols et de la mise à disposition des paysans d’un matériel agricole performant ».

Toutefois, de telles actions se heurtent « au contexte néo-libéral international » prôné par l’Organisation mondiale du commerce (Omc). Par ailleurs, une des grosses contraintes que rencontre la filière reste la commercialisation. En effet, face à des huiles de substitution de moindre qualité, l’huile d’arachide du Sénégal, d’excellente qualité, voit son marché se rétrécir de plus belle. D’où l’importance, souligne Moussa Dembélé, d’améliorer la productivité et de réorienter les politiques commerciales vers le marché national et sous-régional. L’ouvrage que vient de publier Actionaid se veut ainsi une contribution au débat sur l’arachide. Les auteurs souhaitent que le gouvernement se saisisse de l’opportunité de sa parution pour instaurer un dialogue direct avec l’ensemble des acteurs, afin de redresser l’un des secteurs, jadis le plus dynamique de l’économie primaire de ce pays.

Source : Le quotidien du 05 mars 2008

Neuvième édition de la Fiara : Cette ‘défaillance’ des éleveurs

Ce qui devait constituer une aubaine pour les acteurs du secteur de l’élevage s’est révélé un fiasco. Les éleveurs ont été les grands absents de la 9e édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). Et les organisateurs les invitent à s’impliquer davantage dans le futur.

Publié le 16 avril 2008

S’il y a un secteur qui souffre de sa sous-représentativité à la 9e édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), c’est bien celui de l’élevage. Ses acteurs ont brillé par leur absence. En effet, selon les organisateurs, il est même érigé en parent pauvre dans cette manifestation annuelle. Seuls quelques moutons, et gallinacés, sans aucune particularité, sont exposés en ces lieux.

Une ‘défaillance’ que les organisateurs ont fini d’imputer aux ‘limites’ des différentes organisations d’éleveurs. Boubacar Cissé et ses camarades leur demandent d’adopter, à l’avenir, un comportement plus engagé. Pour que l’éleveur aille vers une forme d’activité plus compétitive, plus mercantile et qu’il ait en tête qu’il va sur un marché concurrentiel. ‘C’est une implication à la base. Ce qui nécessite un changement des mentalités pour que l’éleveur se sente plus professionnel’, constate M Cissé pour qui le secteur a de réelles potentialités à exploiter. Car, sous l’effet de la croissance démographique, de l’augmentation des revenus, de l’urbanisation et des changements des habitudes alimentaires, la demande en produits d’élevage est en pleine explosion.

Le sous-secteur de l’élevage occupe près de 400 000 familles au Sénégal, issues, pour la plupart, des couches les plus vulnérables du monde rural. Même si les systèmes de production d’élevage sont rarement spécialisés et restent dominés par les modes extensifs de conduite des troupeaux. Mais tout compte fait, les perspectives d’amélioration des performances des systèmes de production devront tenir compte de ces contraintes et du handicap du secteur. Même si au demeurant, il importe de prendre en considération les possibilités qu’offrent un renforcement de l’intégration agro-pastorale et une optimisation des avantages réciproques de la sédentarisation et de la mobilité pastorale. Pour que le Sénégal demeure un pays d’élevage. Car, les statistiques révèlent qu’entre autres espèces, il y a près de trois millions de têtes de bovins, plus de huit millions de têtes d’ovins et caprins, un milieu physique très favorable et des populations pastorales aux traditions bien établies. Et la valeur du cheptel sur pied est estimée à 550 milliards de francs Cfa, dont 490 milliards pour le seul cheptel ruminant. Les contributions de l’élevage à la croissance ont toujours été positives dans le Produit intérieur brut (Pib). Cette importance de l’élevage se reflète également dans les systèmes de production agricole dont les dynamiques sont fortement influencées par les zones agro-écologiques, les stratégies de production des acteurs et les habitudes de consommation des populations.

source : walf du 05 mars 2008

AGRICULTURE – Prochaine campagne arachidière : Il n’y aura pas de semences certifiées

Publié le 3 mars 2008

Le gouvernement sénégalais n’est pas en mesure de mettre à la disposition des paysans des semences d’arachide à la qualité assurée, pour la prochaine campagne agricole. C’est du moins ce qu’a indiqué jeudi dernier, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Hamath Sall, lors de l’ouverture de la 9e édition de la Fiara.

« Il n’y a pas de miracle. Pour la prochaine campagne, nous ne pourrons pas disposer de semences d’arachide certifiées, parce qu’il faut reconstituer ce capital qui s’est effondré dans les années 1990 », a déclaré jeudi, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Hamath Sall qui présidait à l’ouverture de la 9e édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara). M. Sall explique : « Le gouvernement de l’époque avait eu l’idée de se retirer du secteur de l’Agriculture. Par conséquent, notre capital semencier arachidier qui s’était constitué durant de longues années au prix de beaucoup de peine, s’est effondré. Aujourd’hui, on ne peut pas reconstituer ce capital en une année ou deux. » Le plus important aujourd’hui estime-t-il, « c’est pour nous de disposer d’un programme avec un chronogramme précis, des acteurs précis, des inputs qui sont identifiés. Et nous sommes en train de mettre en œuvre ce programme qui va nous conduire à l’horizon 2011-2012 à la reconstitution intégrale du capital semencier arachidier ». Comme pour une incantation, voulant sans doute donner du poids à ses déclarations, le ministre a martelé : « Oui en 2011-2012, nous pourrons remplacer les semences qui sont distribuées actuellement, et qui sont des sélections. Nous pourrons sortir de ce système pour mettre à la disposition des paysans des semences certifiées. Avec Suneor nous sommes engagés dans l’importation de semences de base et que nous allons multiplier durant la contre-saison pour accélérer la reconstitution du capital semencier. »

Interpellé sur la soudure qui commence à s’installer dans le monde rural, Hamath Sall laisse entendre que « le gouvernement a pris les dispositions pour analyser, localiser et estimer le déficit vivrier, et que des alternatives seront prises pour venir en aide aux populations qui vont entrer dans une phase de soudure, de façon plus précoce que d’habitude, une soudure également plus longue ». Le ministre de souligner : « Nous avons dès le mois d’octobre, noté que cet hivernage n’a pas répondu aux attentes. D’abord de par son installation tardive ; ensuite par des pauses pluviométriques longues qui ont nui au développement végétatif des cultures. Cet arrêt précoce a fait que la plupart des cultures n’ont pas pu boucler leur cycle végétatif. Ce qui se traduit par des récoltes qui sont en retrait par rapport à la moyenne sur un certain nombre d’années. » Mais dit-il, « le gouvernement a pris la mesure de ce problème, en agissant sur différents paramètres. Le premier consiste à relever le défi de la maîtrise de l’eau, parce que nous avons manqué un ou deux pluies en fin d’hivernage et il y a un effondrement des performances. Ceci, nous ne sommes plus disposés à l’accepter. Nous allons vers une maîtrise de l’eau. C’est quelque chose d’extrêmement complexe. Mais c’est une bataille que nous n’allons pas différer. Car, la maîtrise de l’eau, c’est la sécurisation de la production agricole. C’est un objectif qui est incontournable ».

Source : le quotidien du samedi premier mars 2008