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Problème ATGE : la Matrice Foncière s’étend au Mali et à la Guinée

Afin d’élargir son champ d’intervention, le projet Land Matrix s’ouvre à d’autres pays de la sous-région. La problématique des Acquisitions Foncières à Grande Échelle (AGR) est devenue cruciale dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, où ce phénomène s’intensifie dans un contexte de libéralisation économique et de promotion d’un secteur agricole dominé par le secteur privé. Confrontés à des informations souvent obsolètes ou fragmentées, les décideurs manquent de données précises pour orienter efficacement les politiques publiques, notamment en matière de gestion des terres et des ressources naturelles.

Les techniciens du projet Land Matrix affiliés au Bureau d’Analyse Macroéconomique de l’Institut Sénégalais de Recherches Agronomiques (ISRA-BAME), ont procédé à la présentation de l’outil de collecte de données (Kobocollect) pour l’identification et la caractérisation des Acquisitions Foncières à Grande Échelle (ATGE) en Guinée et au Mali.

Cette mission a permis de préparer les partenaires et les équipes de terrain à mener à bien les enquêtes LSLA, en fournissant les connaissances, les ressources et le soutien nécessaires pour atteindre les objectifs du projet Land Matrix. Son objectif principal est de faciliter la présentation du projet Land Matrix aux partenaires, de consolider les partenariats existants et d’assurer la formation des agents aux techniques de collecte de données sur le suivi des acquisitions foncières à grande échelle (ATGE).

Images de la mission en Guinée

En République de Guinée, l’ONG ACORD joue un rôle essentiel dans la coordination des activités liées au projet. ACORD, reconnue pour son expertise en matière de développement rural et de droits fonciers, travaille en étroite collaboration avec l’équipe pour adapter les méthodologies de collecte de données données aux spécificités locales de la Guinée. Selon Djibril Diop, l’idée de ce projet consiste à fournir aux autorités des données fiables pour se projeter dans l’avenir, puis développer des visions qui mènent vers le développement de chacun des pays concernés. « Nous avons commencé cette expérience au Sénégal, dans le futur nous regardons comment étendre à d’autres pays de la sous-région et dans cette phase, nous avons choisi la Guinée à travers ACORD Guinée qui est une organisation crédible et qui travaille beaucoup sur les questions foncières. Afin de tester et de voir tout ce qui est dynamique dans l’occupation des terres avec toutes les activités en Guinée pour avoir des données fiables qui peuvent être cartographiées dans le domaine agricole après la Guinée ce sera le tour du Mali. Mais cette année, nous allons nous concentrer sur la Guinée et le Mali pour déployer cet outil pour assurer une meilleure information sur la base globale qui construit le réseau Land Matrix », a indiqué M. Diop.

De son côté, le responsable du programme de l’ONG ACORD Guinée, Kaman Koulemou, estime que ce projet vient combler le manque de données statistiques en Guinée. « Cette étude sur l’acquisition massive de terres en Guinée va nous permettre d’avoir une base de données par rapport aux différentes statistiques liées à l’utilisation des terres en Guinée ; pas seulement les terres qui sont acquises par des étrangers, par des nationaux fortunés, mais par des agriculteurs familiaux qui ont aussi perdu leurs terres à cause des projets d’investissement agricole et d’installation d’énergies solaires. Donc toutes ces personnes seront répertoriées pour que nous ayons une base de données fiable. C’est ce qui va nous permettre de faire un plaidoyer auprès du gouvernement guinéen pour que des décisions soient prises par rapport à certaines situations. » Le responsable du programme ACORD Guinée promet un soutien continu à ce projet pour que l’objectif demandé soit atteint.

Images de la mission au Mali

Au Mali, l’Institut d’Economie Rurale (IER) est un partenaire clé dans l’atteinte des objectifs du projet. Fort de son expérience en recherche agricole et en analyse des politiques foncières, l’IER apporte une expertise technique précieuse à la collecte et à l’analyse des données sur les investissements fonciers. En collaboration avec l’équipe, l’IER assure la formation des équipes locales sur les techniques de cartographie et de suivi des investissements fonciers, tout en garantissant la qualité et la fiabilité des données collectées.

Les données collectées lors de ces deux missions en Guinée et au Mali sont mises en ligne sur le site de Landmatrix ( https://landmatrix.org/ ) et seront disponibles à partir de septembre.

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Webinaire (Restitution d’Etude) sur les contraintes à l’incorporation des céréales locales dans la panification au Sénégal

Le BAME a organisé un atelier de restitution des résultats de l’étude sur les contraintes à l’incorporation des céréales locales dans la panification au Sénégal, le mercredi 31 juillet 2024. Ce webinaire animé par l’auteur de l’étude Abdou Moutalib Ndiaye a permis de partager les résultats de recherche, de les faire valider par les différents acteurs de la filière et de développer des recommandations pour promouvoir l’utilisation des céréales locales.

La facture des importations de blé ne cesse d’augmenter, passant de 78,2 milliards en 2016 à 237,7 milliards de FCFA en 2022, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Ce qui accentue le déséquilibre de la balance commerciale et, par extension, de la balance courante. Avec l’urbanisation galopante et l’évolution des habitudes alimentaires, si rien n’est fait pour inverser la tendance, le Sénégal pourrait voir ses importations de blé augmenter jusqu’à 3 millions de tonnes d’ici 2050. Face à cette situation qui accroît la vulnérabilité du pays à l’extérieur, notamment depuis le Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne, l’État du Sénégal a fait de l’incorporation des céréales locales dans la panification une priorité.

Durant trois tours d’horloge (09h à 12h) les différents acteurs du secteur de la production de pains composés ont échangé sur les résultats de recherche de cette étude. Cette rencontre a été mise à profit pour porter le plaidoyer sur l’urgence d’intégrer un programme de production de pains composés dans les stratégies nationales du nouveau régime. L’auteur de l’étude (Mémoire de Master 2) Abdou Moutalib Ndiaye a dégagé quelques perspectives qui pourront contribuer à l’utilisation des céréales locales.

L’étude a été initiée suite au 24e « Mardi du Bame » au cours duquel deux thématiques avaient été abordées : la production du blé au Sénégal et l’incorporation des céréales locales dans la production de pain. L’objectif était d’analyser les raisons des échecs des différentes tentatives de production de pains composés et de proposer des solutions aux décideurs afin d’assurer le succès des initiatives à venir.

? Revivez en ligne les débats sur les contraintes à l’incorporation des céréales locales dans la panification au Sénégal sur YouTube ??https://www.youtube.com/watch?v=kwrwNU-QKMc

https://www.youtube.com/watch?v=kwrwNU-QKMc

?? Voici une vidéo d’Abdoul Moutalib Ndiaye revenant sur son étude ?

https://www.youtube.com/watch?v=l7aBWGjEOhU

?? Voici une vidéo d’Abdoul Moutalib Ndiaye revenant sur son étude ?

Vous trouverez, en ligne, le mémoire de fin d’étude de Mr Ndiayedont les résultats ont été partagées lors de cette rencontre virtuelle entre acteurs du secteur et décideurs ??

Photos de famille des panelistes et invitésinfo le soleil 

CONTENU DE L’ARTICLE DE PRESSE…

La facture d’importation de blé ne cesse d’augmenter, passant, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), de 78,2 milliards en 2016 à 237,7 milliards de FCfa en 2022. Ce qui accentue le déséquilibre de la balance commerciale et, par ricochet, la balance des paiements courants. Avec l’urbanisation rapide et l’évolution des habitudes alimentaires, si rien n’est fait pour inverser la tendance, le Sénégal pourrait voir ses importations de blé augmenter à 3 millions de tonnes d’ici à 2050. Face à cette situation qui accentue la vulnérabilité du pays vis-à-vis de l’extérieur, surtout depuis la Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne, l’État du Sénégal a fait de l’incorporation des céréales locales dans la fabrication du pain une priorité. Seulement, les initiatives lancées dans ce sens par le passé (« pamiblé », « pain riche », « pain doolé ») n’ont pas produit les effets escomptés. Dans cette perspective le Bureau d’analyses économiques de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra-Bame) a initié une étude axée sur l’incorporation des céréales locales dans la fabrication du pain et dont les résultats ont été présentés, hier, au public lors d’un atelier de restitution organisé au pôle de recherche de l’Isra à Hann. L’objectif est d’analyser les raisons des échecs des différentes tentatives de production de pains composés et de proposer des solutions aux décideurs afin d’assurer le succès des initiatives à venir. Selon Abdoul Moutalib Ndiaye, étudiant-chercheur à l’Isra-Bame et auteur de l’étude, ces contraintes sont entre autres, le manque de disponibilité de la matière première, le manque de formation des boulangers et le manque d’équipements adaptés. L’étude menée sur un échantillon de 40 boulangeries dans cinq régions (Dakar, Thiès, Saint-Louis, Fatick et Kaffrine) montre ainsi que deux-tiers des boulangers qui incorporent des céréales locales n’ont pas reçu une formation adéquate. En plus, la farine utilisée ne répond pas aux normes de qualité.
(…)
Mais la plus grande contrainte est d’ordre économique. En effet, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les céréales locales (mil, maïs) coûtent plus cher que le blé qui est doublement subventionné (par les pays producteurs et au niveau du Sénégal avec la suppression de la Tva sur l’importation de la farine de blé visant à faire baisser le prix du pain). L’étude montre également que le pain composé est « inadapté » à la consommation des familles sénégalaises. À ces contraintes liées à l’offre, s’ajoute un environnement institutionnel peu favorable parce que le décret 79-665 bis qui régit l’incorporation des céréales locales dans la fabrication du pain est « caduque ». Entre autres solutions, l’étude recommande le renforcement de la collaboration entre l’Isra et l’Institut de technologies alimentaires (Ita) afin de favoriser la disponibilité de la matière première ainsi que la formation des boulangers et la modernisation des équipements. Pour Amadou Gaye, le président de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs), l’État peut, à travers une structure comme le 3Fpt, contribuer à la formation des boulangers. Il révèle qu’une étude parallèle menée par le Fnbs est parvenue aux mêmes constats, puisqu’environ 130 sur plus de 2.500 boulangers recensés utilisent régulièrement les céréales locales. Et 300 boulangers le font de temps en temps. M. Gaye pointe aussi les habitudes alimentaires des Sénégalais qui restent attachés à la baguette française. Pour changer la donne, il suggère d’agir sur l’import-substitution en plafonnant les importations de blé et d’imposer aux minoteries l’incorporation de céréales locales en amont. Par exemple, en ajoutant 5 à 10% de céréales, de légumineuses et de tubercules locales dans la farine de blé afin de pallier le manque de formation et d’équipements des boulangers. Pour contribuer au changement de mentalité, le Fnbs va organiser début septembre une « semaine du pain aux céréales locales », informe M. Gaye. Pour sa part, Moustapha Sall, directeur de la boulangerie Jaune, invite à miser sur le blé local, qu’on a tendance à oublier quand on parle de céréales locales et qui pourrait être une alternative à la baisse de la qualité et de la quantité du blé importé. Avec un rendement de 4 tonnes à l’hectare, dit-il, le blé local offre de meilleurs rendements que certaines céréales comme le maïs (3tonnes/ha). Sidy Ba du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), lui, pense que le défi de la production de céréales locales à quantité et qualité suffisante est à portée de main. À son avis, il suffit simplement d’une volonté politique. Pour approfondir la réflexion, Dr Ndèye Fatou Mané, chercheure à l’Isra-Bame, invite le secteur privé à accompagner les structures de recherche en finançant des projets de recherche de ce genre.
(Extrait de l’article du Journal LE SOLEIL du 1e Aout 2024)

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BioStar : le stagiaire Romain M. Akpassonou partage les résultat ……

Dans le cadre du projet BioStar, le stagiaire Romain M. Akpassonou en sejour de recherche au Laboratoire Biomasse Energie de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a présenté le mardi 23 juillet 2024 son étude portant sur le sujet « Analyse des trajectoires de conception des équipements bioénergies développés dans le cadre du projet BioStar (Sénégal) » aux chercheurs impliqués dans la conception de ces innovations.

Publié le 3 août 2024

Sa communication s’est articulée autour de trois points :

1 / Présentation de soi et de son parcours scolaire ;

2/ Présentation d’une étude de cas – un bouilleur de fragilisation de noix d’anacarde alimenté en chaleur par combustion de coques de noix de cajou, un équipement développé et installé au sein de l’Unité de Transformation d’Anacarde de Sokone (UTAS) située dans la région de Fatick ;

3/ Objectifs du stage et dispositif méthodologique (analyse de documents, analyse fonctionnelle, enquête qualitative).

A l’issue de sa présentation, Romain a eu les retours intéressants des chercheurs sur sa méthodologie. Le stage de Romain repose en effet sur un travail de terrain. Cette communication était une occasion pour lui d’expliquer aux chercheurs les raisons de sa venue au laboratoire avant de les solliciter en vue d’un entretien. Pour cela, Romain ne se contentera pas seulement de mener une série d’entretiens auprès de chercheurs mais il va aussi réaliser des observations participantes pour comprendre au mieux la contribution de ces chercheurs à la conception des équipements bioénergies développés dans le cadre de BioStar.

Pour rappel, Romain M. AKPASSONOU est ingénieur en Génie Énergétique et Procédés (GEP). Il prépare actuellement un Master 2 Recherche en Modélisation Numérique des Systèmes Énergétiques (MR-MNSE) à l’École Doctorale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématique ED-STIM au Bénin. Romain est depuis le 30 avril 2024 accueilli au BAME où il réalise son stage sous la direction du Dr Ibrahima Diallo, de ISRA-BAME et Mr Thierry Ferré, du CIRAD.

Plus d’information sur le projet BIOSTAR : https://www.bameinfopol.info/biostar.html

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Enquête sur les Acquisitions Foncières à Grande Échelle au Sénégal ….

Dans le prolongement des activités initiées avec Land Matrix, avec l’appui financier du GIGA, une opération pilote a été confiée à l’ISRA-BAME. Cette initiative vise à consolider les données existantes et à approfondir la collecte pour identifier et caractériser les Acquisitions Foncières à Grande Échelle (ATGE) au Sénégal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec GIGA qui vise à étudier les impacts sur l’emploi des investissements agricoles à grande échelle résultant des ATGE au Sénégal, et à évaluer dans quelle mesure ces effets sont sexo-spécifiques.

Publié le 3 août 2024

Depuis plusieurs décennies, les pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi que d’autres pays du Sud, sont fortement touchés par le phénomène des acquisitions foncières à grande échelle. Cette tendance s’inscrit dans un contexte marqué par de nombreux défis qui influencent directement et indirectement la gouvernance des ressources naturelles et les organisations socio-économiques, notamment en milieu rural. Alors que les politiques publiques s’orientent vers la libéralisation des économies locales, la promotion et le développement d’un secteur agricole porté par des entreprises privées redessinent les contours du modèle de développement.

Quatre enquêteurs ont été recrutés et formés pendant plus de trois jours (deux jours de formation au questionnaire et le troisième jour réservé au test du questionnaire sur le terrain). Le test a été réalisé dans la commune de MontRolland (région de Thiès) au sein de l’unité agro-industrielle Quality Fruit Sénégal (QFS).

Les informations actuelles sur la situation générale et individuelle des acquisitions de terres à grande échelle (ATGE), telles que la taille (car les superficies peuvent évoluer très rapidement), les cultures (changement et ajout d’autres cultures), la destination de la production (export ou marché local), ainsi que la main d’œuvre permanente et temporaire, sont parfois obsolètes, rares ou inaccessibles. Pourtant, ces données sont cruciales pour orienter les politiques publiques, notamment en matière de gestion des ressources naturelles, notamment foncières.

En haut : Formation des enquêteurs / En bas : Commune de MoutRolland région de Thiès à l’usine agro-industrielle Quality Fruit Sénégal (QFS).

L’objectif principal de cette étude est de mener des enquêtes qualitatives approfondies pour collecter des données sur les impacts sur l’emploi et la caractérisation des investissements agricoles à grande échelle, de 35 ATGE au Sénégal, en situation de production et des données complémentaires sur d’autres ATGE actuellement en production ou abandonnées.

L’étude vise à évaluer la dimension sexospécifique de ces impacts, en mettant en évidence les différences entre hommes et femmes en termes d’accès à l’emploi, de conditions de travail, de rémunération et d’autres aspects liés à l’emploi dans le secteur agricole.
La méthodologie de cette étude s’appuiera sur une approche mixte combinant des techniques de cartographie spatiale, de télédétection et de Systèmes d’Information Géographique (SIG).

Cette approche s’appuiera sur l’expérience acquise au Sénégal en matière de collecte de données. Cependant, elle sera adaptée pour répondre aux défis et orientations spécifiques du GIGA, permettant ainsi l’intégration d’indicateurs pertinents dans cette opération pilote.

A l’issue des enquêtes et de l’analyse des données, un atelier de diffusion des résultats sera organisé. Cet événement réunira un large éventail de parties prenantes, notamment des représentants du gouvernement, des organisations de la société civile, des acteurs du secteur privé et des communautés locales pour présenter et discuter des résultats de l’étude, ainsi que des implications pour les politiques et pratiques futures dans le domaine des investissements agricoles au Sénégal.

Le GIGA (German Institute for Global and Area Studies) est un institut indépendant de recherche en sciences sociales basé à Hambourg, en Allemagne. Ils analysent les développements politiques, sociaux et économiques en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient, ainsi que les enjeux mondiaux.

Le GIGA travaille avec des perspectives, des concepts et des expériences de différentes régions du monde, en poursuivant des recherches dont le contenu, la portée et la structure sont mondiaux.
Avec son approche mondiale, le GIGA analyse comment les transitions politiques, sociales et économiques naissent et se déroulent à travers le monde, et plus particulièrement en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient.
Plus d’info… https://www.giga-hamburg.de/en

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Problématique d’ATGE : le Land Matrix s’étend au Mali et en Guinée

En vue d’étendre sa zone d’intervention, le projet le projet Land Matrix s’ouvre à d’autres pays de la sous-région. La question des Acquisitions de Terres à Grande Échelle (ATGE) est devenue cruciale dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, où ce phénomène s’intensifie dans un contexte de libéralisation économique et de promotion d’un secteur agricole dominé par le privé. Face à des informations souvent obsolètes ou fragmentées, les décideurs manquent de données précises pour orienter efficacement les politiques publiques, notamment en matière de gestion des ressources foncières et naturelles.

Publié le 3 août 2024

Les techniciens du projet Land Matrix affilés au Bureau d’analyses macro-économiques de l’Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA-BAME), ont procédé à la présentation de l’outil de collecte de données (Kobocollect) pour l’identification et la caractérisation des Acquisitions de Terres à Grande Échelle (ATGE) en Guinée et au Mali.

Cette mission a permis de préparer les partenaires et les équipes de terrain à mener avec succès les enquêtes sur les ATGE, en fournissant les connaissances, les ressources et le soutien nécessaires pour atteindre les objectifs du projet Land Matrix. Elle a pour objectif principal de faciliter la présentation du projet Land Matrix aux partenaires, de consolider les partenariats existants et d’assurer la formation des agents aux techniques de collecte de données sur le suivi des Acquisitions de Terres à Grande Échelle (ATGE).

Images de la mission en Guinée

En République de Guinée, l’ONG ACORD joue un rôle essentiel dans la coordination des activités liées au projet. ACORD, reconnue pour son expertise en matière de développement rural et de droits fonciers, collabore étroitement avec l’équipe pour adapter les méthodologies de collecte de données aux spécificités locales de la Guinée. Selon Djibril Diop, l’idée de ce projet consiste à mettre à la disposition des autorités les données fiables sur lesquelles elles pourront se baser pour se projeter dans l’avenir, ensuite, développer des visions qui vont vers le développement de chacun des pays touchés. « On a commencé cette expérience au Sénégal. Dans les perspectives, nous sommes en train de voir comment étendre vers les autres pays de la sous-région. Et dans cette phase, nous avons choisi la Guinée à travers ACORD Guinée qui est une organisation crédible et qui travaille beaucoup sur les questions foncières afin de tester et voir tout ce qui est dynamique d’occupation des terres avec l’ensemble des activités en Guinée pour avoir des données fiables et qui peuvent être cartographiées et cartographiables dans le domaine agricole. Après la Guinée ça va être le tour du Mali. Mais cette année, on va se concentrer sur la Guinée et le Mali pour déployer cet outil pour faire en sorte de mieux renseigner la base mondiale qui construit le réseau de Land Matrix  », a fait savoir M. Diop.

De son côté, le responsable programme de l’ONG ACORD Guinée, Kaman Koulemou, estime que ce projet vient combler le déficit en matière de données statistiques en Guinée. « Cette étude sur l’acquisition massive des terres en Guinée va nous permettre d’avoir une base de données par rapport aux différentes statistiques liées à l’usage des terres en Guinée ; non seulement les terres qui sont acquises par les étrangers, par les nationaux nantis, les exploitants familiaux qui ont aussi perdu leurs terres à travers des projets d’investissement agricoles et l’installation des énergies solaires. Donc toutes ces personnes vont être répertoriées pour que nous ayons une base de données fiable. C’est ce qui va nous permettre de faire un plaidoyer auprès du gouvernement guinéen pour que les décisions soient prises par rapport à certaines situations ». Le responsable de programme ACORD Guinée promet un accompagnement continu en faveur de ce projet afin que l’objectif sollicité soit atteint.

Images de la mission au Mali

Au Mali, l’Institut d’Économie Rurale (IER) est un partenaire clé dans la réalisation des objectifs du projet. Fort de son expérience en recherche agricole et en analyse des politiques foncières, l’IER apporte une expertise technique précieuse à la collecte et à l’analyse des données sur les investissements fonciers. En collaboration avec l’équipe, l’IER assure la formation des équipes locales sur les techniques de cartographie et de suivi des investissements fonciers, tout en garantissant la qualité et la fiabilité des données collectées.

Les données recueillies lors de ces deux missions en Guinée et au Mali sont en cours de mise en ligne sur le site de Landmatrix (https://landmatrix.org/) et seront disponibles à partir de septembre.

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Enquête sur les acquisitions foncières à grande échelle au Sénégal ….

Dans le prolongement des activités initiées avec Land Matrix avec l’appui financier du GIGA, une opération pilote a été confiée à l’ISRA-BAME. Cette initiative vise à consolider les données existantes et à approfondir la collecte pour identifier et caractériser les Acquisitions Foncières à Grande Échelle (ATGE) au Sénégal. Cette approche s’inscrit dans le cadre du projet du GIGA qui vise à étudier les impacts sur l’emploi des investissements agricoles à grande échelle résultant des ATGE au Sénégal, et à évaluer dans quelle mesure ces effets sont sexo-spécifiques.

Publié le 2 août 2024

Depuis plusieurs décennies, les pays d’Afrique de l’Ouest, comme d’autres pays du Sud, sont fortement touchés par le phénomène des acquisitions foncières à grande échelle. Cette tendance s’inscrit dans un contexte marqué par de nombreux défis qui influencent directement et indirectement la gouvernance des ressources naturelles et les organisations socio-économiques, notamment en milieu rural. Alors que les politiques publiques s’orientent vers la libéralisation des économies locales, la promotion et le développement d’un secteur agricole porté par des entreprises privées redessinent les contours du modèle de développement.

Quatre enquêteurs ont été recrutés et formés pendant plus de trois jours (deux jours de formation sur le questionnaire et le troisième jour réservé au test du questionnaire sur le terrain). Le test a été réalisé dans la commune de MontRolland (région de Thiès) au sein de l’installation agro-industrielle Quality Fruit Sénégal (QFS).

Les informations actuelles sur la situation générale et individuelle des exploitations, telles que la taille, les cultures, la destination de la production, ainsi que la main d’œuvre permanente et temporaire, sont obsolètes, rares ou inaccessibles. Pourtant, ces données sont cruciales pour orienter les politiques publiques, notamment en matière de gestion des ressources naturelles, notamment des terres.

En haut : Formation des enquêteurs / En bas : Commune de MoutRolland région de Thiès à l’usine agro-industrielle Quality Fruit Sénégal (OFS).

L’objectif principal de cette étude est de mener des enquêtes qualitatives approfondies pour collecter des données sur les impacts sur l’emploi et la caractérisation des investissements agricoles à grande échelle, de 35 ATGE au Sénégal, en situation de production et des données complémentaires sur d’autres ATGE actuellement en production ou abandonnées. L’étude vise à évaluer la dimension sexospécifique de ces impacts, en mettant en évidence les différences entre hommes et femmes en termes d’accès à l’emploi, de conditions de travail, de rémunération et d’autres aspects liés à l’emploi dans le secteur agricole.

La méthodologie de cette étude s’appuiera sur une approche mixte combinant les techniques de cartographie spatiale, de télédétection et de Systèmes d’Information Géographique (SIG).
Cette approche s’appuiera sur l’expérience acquise au Sénégal en matière de collecte de données. Cependant, elle sera adaptée pour répondre aux défis et orientations spécifiques du GIGA, permettant ainsi l’intégration d’indicateurs pertinents dans cette opération pilote.

A l’issue des enquêtes et de l’analyse des données, un atelier de diffusion des résultats sera organisé. Cet événement réunira un large éventail de parties prenantes, notamment des représentants du gouvernement, des organisations de la société civile, des acteurs du secteur privé et des communautés locales pour présenter et discuter des résultats de l’étude, ainsi que des implications pour les politiques et pratiques futures dans le domaine des investissements agricoles au Sénégal.

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Recrutement Mahdia : Spécialiste en Ingénierie …

Afin de dynamiser le dispositif d’animation territorial (DAT) du projet MAHDIA “Mêler Agroécologie et résilience Hydrique pour des systèmes alimentaires Durables en Afrique”, le BAME en partenariat avec La Dytael de Fatick, recrute “un(e) Ingénieure de la participation et des processus de concertation”.

Date limite de dépôt : 16 Août 2024 à 17 h

Les dossiers de candidature (CV+ lettre de motivation + copies des diplômes) doivent être envoyés, aux adresses suivantes : candidatures@isra.sn et recrutementisra@gmail.com avec la mention « Animateur·rice territorial·e ».

Les détails du poste ?https://isra.sn/2024/07/30/appel-a-candidature-au-poste-de-specialiste-en-ingenierie-de-la-participation-et-des-processus-de-concertation/

Ci-dessous, les TDR du poste ??

MAHDIA – TDR poste Animateur (trice) Territorial (e).pdf
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ENTRETIEN AVEC… Florian LAFERRERE, Doctorant à l’Université de PAU (France)

Entretien…
ISRA-BAME : 1 POURRIEZ VOUS VOUS PRESENTER BRIEVEMENT ?

Florian : Je m’appelle Florian LAFFERRERE. Je suis actuellement doctorant en économie internationale et plus particulièrement en commerce international à la faculté d’économie de Pau et des Pays de l’Adour dans le Sud-Ouest de la France.

ISRA-BAME : 2 EST-CE QUE VOUS POUVEZ REVENIR SUR L’ARTICLE QUE VOUS AVEZ PRESENTE LORS DU SEMINAIRE « MONDES AGRICOLES ET RURAUX » ORGANISE PAR LE BAME ?

Florian : J’ai eu la chance de présenter un article intitulé « International trade and marine biodiversity : évidence from California Émission Control Area and Kelp canopy ». Cet article englobe économie internationale et économie de l’environnement.

ISRA-BAME : 3 QUELLE EST LA PORTEE DE VOTRE ETUDE, EN TERMES DE POLITIQUE PUBLIQUE, EN LIEN AVEC L’ENVIRONNEMENT ?

Florian : Cet article vise à démontrer l’impact d’une politique de limitation des émissions de souffre des navires, établie en 2009 en Californie.

L’océan Going Vessel Fuel policy cherche à réduire les émissions de soufre des navires, afin d’atténuer les impacts sanitaires sur la population vivant proche des côtes. Les résultats de ma recherche sont multiples.

Premièrement, la politique de limitation des émissions de soufre des navires a contribué à une diminution du commerce en Californie relativement aux ports des autres côtes US.

Deuxièmement, cette politique a favorisé la croissance d’une algue particulièrement connue en Californie, réserve d’un biotope marin fondamental : les forêts de kelp.

La modification du comportement des navires, évitant la zone de contrôle des émissions atmosphériques (Klotz and al, 2021) ainsi que la réduction du commerce favoriserait ainsi la biodiversité marine (moins de perturbations, de risques liés aux peintures anti-fouling…).

Cette politique, adoptée en Californie, généralisée à l’ensemble des USA ainsi qu’à d’autres zones mondiale (Mer du Nord, Baltique, Méditerranéen) interroge forcément sur son adaptabilité à l’environnement des ports africains et aux gains induits en termes de biodiversité marine lié à des politiques d’encadrement des émissions des navires.

ISRA-BAME : 4 QUELLES SONT VOS IMPRESSIONS SUITE AUX ECHANGES AVEC LES PARTICIPANTS DU SEMINAIRE ?
Florian : ⁠Je tiens à remercier l’ensemble des personnes présentes lors de ce séminaire ainsi que les organisateurs. Ce temps passé aux côtés des membres du BAME fût très enrichissant pour moi. La bonne tenue des échanges et des discussions furent très agréables. Je remercie véritablement tout le monde.

ISRA-BAME : 5 EST-CE QU’UNE COLLABORATION FUTURE EST ENVISAGEABLE AVEC LE BAME ?
Florian : ⁠Je suis vivement intéressé par une collaboration avec l’ISRA concernant les enjeux en lien avec le commerce maritime au niveau du territoire sénégalais. Des pistes de réflexion ont été évoquées durant le séminaire et laisse poindre de beaux travaux de recherche. Mesurer l’impact du commerce maritime sur la santé des habitants vivant proche des côtes, ou bien sur l’environnement marin et ses activités connexes (pêches, tourisme) participeraient non seulement au développement des connaissances mais également à l’application de politique publique efficace dans l’intérêt de tous.

Ci-dessous, la publication de Mr LAFERRERE sur LinkedIn

Le travail de thèse de Florian se concentre sur l’influence du commerce maritime sur l’environnement en mettant notamment l’accent sur la biodiversité marine.
Cette étude cherche à mesurer quantitativement les effets de la Ocean Going Vessel policy (OGV) mise en œuvre en Californie en 2009. Adoptée pour protéger la santé de la population en réduisant les émissions de dioxyde de soufre (SOx) liées aux activités maritimes, la politique a établi une zone de contrôle des émissions marines, modifiant ainsi le comportement des navires et, en fin de compte, les flux commerciaux. L’article apporte des éclairages précieux sur les conséquences multifacettes des politiques maritimes, reliant les domaines de l’économie du commerce et de la conservation de la biodiversité marine.”

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Le financement, un défi pour le futur des chaines de valeurs horticoles

Cette rencontre est le résultat d’une collaboration entre la Direction de l’Horticulture et le BAME dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet Intensification Eco-Soutenable de l’Agriculture dans les Niayes (#PIESAN).

L’atelier a regroupé les représentants des structures techniques concernées, le Comité technique du PIESAN, le Coordonnateur du PIESAN, l’Agence italienne de développement et la Direction de l’Horticulture.

Les principaux résultats et recommandations ont été présentés et discutés avec les participants par Dr Mor NGOM aux côtés de Dre Astou Diao Camara.

 

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Sénégal : Inauguration d’un réseau de 38 fermes-pilotes « agrécolieutiques » pour le Living Lab de Mbane

Au Sénégal, l’équipe « agrécolieutique » du projet Santés Territoires (AFD, UE) a pour objectif de co-concevoir des systèmes de production agroécologiques capables d’améliorer conjointement les santés végétale, environnementale et humaine autour du lac de Guiers. En 2023, l’équipe avait élaboré avec les acteurs locaux un idéotype de ferme agroécologique intégrée devant servir de modèle pour la mise en place de fermes-pilotes en transition dans le Living Lab de Mbane. Cet idéotype a été appelé « la ferme agrécolieutique », car il combine une multitude de leviers agronomiques afin d’optimiser l’usage de l’eau et amplifier les régulations naturelles et les flux de matière organique entre maraîchage, riz pisciculture et élevage. Dans la foulée, 38 producteurs de Mbane s’étaient portés volontaires pour tester dans leurs exploitations des prototypes inspirés de l’idéo type, avec l’appui du projet.

Inauguration du réseau de 38 fermes-pilotes en présence des autorités locales, à Mbane, le 4 juillet 2024. ©Raphael Belmin / CIRAD

De retour à Mbane en ce début juillet, l’équipe agrécolieutique a d’abord organisé une formation sur les principes de l’agroforesterie destinée aux 38 producteurs-expérimentateurs du réseau de fermes-pilotes. Des connaissances théoriques ont d’abord été partagées par des experts de l’équipe agrécolieutique (Moussa Dieng, ISRA-CRA de Saint Louis) et des agents du service des Eaux et Forêts. Ensuite, des cas pratiques de fermes agroforestières ont été présentés par le Commandant Seck, représentant de la ferme de Nguélakh et Raphael Belmin (CIRAD-ISRA-BAME).
La troisième journée a été consacrée à un atelier de co-conception autour des aménagements agroforestiers (haies, arbres fruitiers et fertilitaires, etc.) à mettre en place dans les fermes-pilotes. Les participants se sont basés sur l’idéotype de ferme « agrécolieutique » conçu en septembre 2023 et ont précisé le choix des essences d’arbres, les modalités de plantation et les espacements.

Les producteurs du lac de Guiers sont confrontés à 4 contraintes fortes – les nématodes, le manque d’eau, la faible fertilité et la salinité des sols – qui se renforcent mutuellement dans un cercle vicieux. Le retour de l’arbre dans les champs est une première étape indispensable pour rééquilibrer les systèmes de culture. ©Raphael Belmin / CIRAD

La dernière journée a permis d’inaugurer le réseau de 38 fermes-pilotes. En présence de Habib Mbaye, Adjoint au sous-préfet de Mbane, Madiakhaté Ndiaye, représentant du Maire de Mbane Sadio Ndiaye, Farma Cissé, Directrice de l’ISRA-CRA de Saint-Louis, et Paul Marie Faye, Directeur de la Délégation du Lac de Guiers à la SAED. Lors de son discours à l’occasion de la cérémonie de lancement, la Directrice de l’ISRA-CRA Saint-Louis a rappelé l’importance de l’implication des producteurs agricoles dans la réussite des fermes pilotes « Pour les producteurs, je pense que le gros du travail vient de démarrer. Avec ce projet vous avez la possibilité de faire de Mbane une commune agroécologique », déclare-t-elle. Lors de la même cérémonie, Madiakhaté Ndiaye, représentant du Maire de Mbane a invité la population à s’approprier des connaissances véhiculées au cours de la formation : « Je remercie les organisateurs de la formation et j’exhorte les producteurs à mettre en pratique les connaissances acquises pour le développement de l’agriculture de Mbane », déclare le représentant du Maire. De leur côté, les producteurs expérimentateurs ont réaffirmé leur intérêt à poursuivre les efforts sur le terrain. « Je suis engagée dans le projet Santés Territoires depuis le début, car nous, populations de Mbane, sommes les premiers concernés. Tout ce qui sera réalisé dans le cadre de ce projet sera au bénéfice de notre communauté. C’est pourquoi, nous devons mettre la main à la pâte pour l’aboutissement de ce projet de ferme agrécolieutique  », insiste Aissata Daro Fall, agricultrice à Mbane et présidente du GIE Lumières.
À cette occasion, les autorités présentes ont procédé à la plantation symbolique d’arbres dans la parcelle d’un des producteurs-expérimentateurs, préfigurant l’engagement des producteurs–expérimentateurs dans l’agroforesterie et l’agroécologie. Pour boucler la série d’activités, une séance d’animation culturelle a été assurée par des femmes de la commune afin de revisiter la culture de la localité.

Plantation symbolique d’un arbre dans la parcelle d’un producteur par Habib Mbaye, adjoint au sous-préfet de Mbane. ©Raphael Belmin / CIRAD