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L’ISRA-BAME recrute un(e) chercheur(se) en sciences sociales

L’ISRA-BAME, recrute un(e) chercheur(se) en sciences sociales qui accompagnera l’équipe du projet dans l’exécution des activités et plus particulièrement dans les stratégies de co-conception, d’organisation, de partage de connaissance et de développement de processus d’apprentissage dans les réseaux pour faciliter l’appropriation des innovations. Les personnes intéressées peuvent envoyer leurs candidatures (CV, lettre de motivation, diplômes) à la direction générale de l’ISRA par courrier électronique aux adresses suivantes : candidatures@isra.sn & recrutementisra@gmail.com avec la mention « Chercheur en géographie sociale », au plus tard le 28 février 2023.

Publié le 8 février 2023

1. Connaissances et compétences requises

• Politiques publiques agricoles aux différents niveaux institutionnels ;
• Processus d’innovations, système d’innovations agricoles et agroalimentaires ;
• Évolution des dynamiques d’organisations paysannes ;
• Gouvernance foncière ;
• Agroécologie, pratiques agricoles vertueuses en matière d’utilisation des ressources ;
• Connaissances transversales dans les approches de recherche en sciences humaines et sociales.

2. Compétences techniques
• Utilisation experte des outils bureautiques, Pack Office (Outlook, Word, Excel, PowerPoint).
• Connaissances des logiciels de cartographie et de gestion de base de données ;
• Maitrise de l’anglais.

3. Profil/expérience
• Doctorat en géographie, sociologie, science politique, aménagement du territoire ;
• Une expérience préalable de recherche ;
• Nationalité sénégalaise.

4. Dossier de candidature
• Une lettre de motivation adressée au Directeur Général de l’ISRA ;
• Un curriculum vitae détaillé à jour ;
• Une copie certifiée conforme des diplômes.

5. Conditions d’embauche
• Emploi temps plein.
• Rémunération : Grille salaires ISRA
• CDD 24 mois avec possibilité de fidélisation
• Etre de nationalité sénégalaise
• Date souhaitée de début de contrat : mars 2023.
• Poste basé à Dakar avec des missions dans les différentes régions du Sénégal et à
• l’étranger.

Le Bureau d’analyses macro-économiques (BAME) est une unité de recherche transversale de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA). Le BAME est spécialisé dans les recherches en sciences sociales en appui aux politiques de développement agricole, agro- alimentaire et rural. Le BAME est une équipe pluridisciplinaire composée d’une quinzaine de chercheurs en sciences économiques et sociales, en géographie, en agroéconomie, en statistique.
La mission de l’ISRA BAME est de produire des connaissances sur les politiques publiques, sur les dynamiques territoriales et sectorielles afin d’accompagner les décideurs et les acteurs des systèmes agro-sylvo-pastoraux et halieutiques.
Le BAME conduit ces recherches et accompagnements des acteurs politiques et des professionnels de l’agriculture à travers plusieurs objectifs à savoir :
• Analyser les politiques publiques (construction, mise en œuvre, évaluation d’impact…) ;
• Analyser les chaînes de valeur et les systèmes alimentaires ;
• Analyser les conditions de la transition agro écologique ;
• Accompagner les processus d’innovation, conception et évaluation ;
• Mettre en place et accompagner les observatoires et les systèmes d’informations sur les dynamiques territoriales et sectorielles (au regard des systèmes agro-sylvo-pastoraux et halieutiques) ;
• Analyser et accompagner les processus de gouvernance (des ressources naturelles, territoires, filières) ;
• Appuyer et accompagner les plateformes de dialogue politique.
• Pour en savoir plus, voir https://www.bameinfopol.info/

6. Présentation du BAME
Dans la lignée des travaux du BAME sur les transitions agroécologiques, alimentaires et énergétiques, sur l’analyse des politiques publiques et de leurs incidences sur les performances des agricultures, sur la compréhension des dynamiques territoriales et des mécanismes de gouvernance, le chercheur sera chargé de produire des connaissances et des méthodologies sur les processus de gestion des connaissances et de l’innovation dans une diversité de contextes. Il contribuera à identifier, comprendre, caractériser, documenter et accompagner des processus multi-acteurs.

Pour ses activités de recherche, la personne recrutée sera invitée à participer aux activités de recherche de l’unité, notamment mais non exclusivement autour d’un de ces objectifs affichés plus haut. Elle devra également s’investir dans des dynamiques de recherche collectives à l’échelle de l’ISRA et avec les partenaires de la recherche et du développement et ce, dans un cadre multiculturel et pluridisciplinaire.

Plus particulièrement, dans le cadre d’un projet structurant sur la transition bioénergétique, le chercheur investira quarante pour cent (40%) de son temps de recherche à l’atteinte des objectifs de ce projet. Dans ce cadre, la personne recrutée contribuera à renforcer les travaux sur l’innovation territoriale impliquant des petites et moyennes entreprises agroalimentaires (PME AA) en précisant les déterminants et les impacts des innovations liés à cette transition bioénergétique. Il abordera notamment cette question de l’innovation en analysant les ressources territoriales qui sont mobilisées ou mobilisables pour répondre aux besoins des entreprises et des acteurs impliqués. L’approche scientifique développée par ce chercheur s’inscrira dans le champ de la géographie économique et sociale, et dans les travaux qui posent l’innovation territoriale comme une composante majeure des processus de développement. Elle s’appuiera sur les acquis des travaux antérieurs sur les systèmes agroalimentaires localisés et des systèmes alimentaires durables.

La personne recrutée devra accompagner l’équipe du projet dans l’exécution des activités et plus particulièrement dans les stratégies de co-conception, d’organisation, de partage de connaissance et de développement de processus d’apprentissage dans les réseaux pour faciliter l’appropriation des innovations. De plus, elle réalisera des formations avec les partenaires du projet et auprès d’étudiants participant à la mise en œuvre du projet. Elle contribuera également à accompagner les acteurs impliqués dans les processus d’innovation territoriale afin de renforcer leurs capacités à innover en faveur de systèmes agroalimentaires plus durables. Plus généralement, il s’agira de contribuer à la conception de méthodes et d’outils visant l’accompagnement des PME AA.

Les candidatures doivent être transmises à la direction générale de l’ISRA par courrier électronique aux adresses suivantes : candidatures@isra.sn & recrutementisra@gmail.com avec la mention « Chercheur en géographie sociale », au plus tard le 28 février 2023.

SOURCE : https://isra.sn/2023/02/07/lisra-recrute-pour-le-bame-un-chercheur-en-sciences-sociales/

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Parution d’un nouveau livre sur la recherche agricole stratégique au Sahel : Un effort inédit de collaboration entre l’Université d’État du Kansas et le CERAAS-ISRA

Le Feed the Future Innovation Lab for Collaborative Research on Sorghum and Millet ( SMIL ), basé à l’Université d’État du Kansas , et le Centre d’étude régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (CERAAS) de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles ( ISRA/CERAAS ) ont récemment lancé sed the open access book, Crop Adaptation and Improvement for Drought-Prone Environments . Des chercheurs de l’ISRA-BAME y ont participé.

Publié le 9 janvier 2023

Lire ICI la contribution des chercheurs de l’ISRA-BAME.

Publié par New Prairie Press à la Kansas State University, le livre est un effort interdisciplinaire visant à identifier les contraintes stratégiques et les opportunités d’amélioration des chaînes de valeur du sorgho, du mil perlé, du niébé, de l’arachide et du fonio dans la région du Sahel ouest-africain.

« Ce livre nous permet de partager des résultats et des technologies clés qui élargissent la possibilité de collaborer sur l’amélioration des cultures avec diverses communautés internationales. Cette recherche démontre les progrès réalisés par l’Afrique de l’Ouest vers le développement de technologies intelligentes face au climat et l’adaptation des cultures. », a déclaré Ndjido Kane, ancien directeur du CERAAS et auteur principal du livre.

En plus de mettre en évidence les résultats de la recherche sur l’adaptation des cultures, le livre examine les contraintes économiques et d’information qui entravent la performance du système alimentaire et la valeur des partenariats internationaux dans la conduite de la recherche stratégique et appliquée au Sahel.

Cette publication inédit est née de la nécessité de faire face aux contraintes économiques, sociales et environnementales limitant les systèmes alimentaires des zones arides en Afrique de l’Ouest, ainsi que du désir de fournir un nouveau débouché de publication aux scientifiques en début de carrière travaillant sur des recherches révolutionnaires. Le livre est publié en libre accès et peut être lu et téléchargé partout dans le monde, gratuitement !

Timothy Dalton, directeur du SMIL et éditeur du livre, a déclaré : « Ce livre présente des recherches de pointe pour améliorer les systèmes alimentaires des zones arides en Afrique de l’Ouest. Il fournit un plan directeur pour la recherche additive afin de continuer à améliorer la sécurité alimentaire régionale qui est accessible aux étudiants, aux scientifiques et aux experts en développement. »

“Ce livre met en lumière certains des résultats fantastiques de la recherche menée en Afrique de l’Ouest par des scientifiques expérimentés et en début de carrière. C’est l’un des premiers livres écrits pour et par des chercheurs des systèmes nationaux de recherche agricole en Afrique de l’Ouest pour servir de bannière pour des recherches très pertinentes sur l’amélioration de la sécurité alimentaire dans la région du Sahel”, a déclaré Daniel Foncéka, généticien au Centre de recherche agronomique pour le développement international ( CIRAD ), ISRA/CERAAS, et co-auteur.

CLIQUEZ ICI pour télécharger le livre en entier ou par chapitre.

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L’ISRA-BAME recrute un(e) chercheur(se) en géographie sociale

L’ISRA-BAME, recrute un(e) chercheur(se) en géographie sociale qui accompagnera le projet Biostar pour quarante pour cent (40%) de son temps de recherche. Les personnes intéressées peuvent envoyer leurs candidatures (CV, lettre de motivation, diplômes) à la direction générale de l’ISRA par courrier électronique aux adresses suivantes : candidatures@isra.sn & recrutementisra@gmail.com avec la mention « Chercheur en géographie sociale », au plus tard le 20 janvier 2023.

Publié le 2 janvier 2023

1. Principales missions

Dans la lignée des travaux du BAME sur les transitions agroécologiques, alimentaires et énergétiques, sur l’analyse des politiques publiques et de leurs incidences sur les performances des agricultures, sur la compréhension des dynamiques territoriales et des mécanismes de gouvernance, le chercheur sera chargé de produire des connaissances et des méthodologies sur les processus de gestion des connaissances et de l’innovation dans une diversité de contextes. Il contribuera à identifier, comprendre, caractériser, documenter et accompagner des processus multi-acteurs.

Pour ses activités de recherche, la personne recrutée sera invitée à participer aux activités de recherche de l’unité, notamment mais non exclusivement autour d’un de ces objectifs affichés plus haut. Elle devra également s’investir dans des dynamiques de recherche collectives à l’échelle de l’ISRA et avec les partenaires de la recherche et du développement et ce, dans un cadre multiculturel et pluridisciplinaire.
Plus particulièrement, dans le cadre d’un projet structurant sur la transition bioénergétique (Biostar), le chercheur investira quarante pour cent (40%) de son temps de recherche à l’atteinte des objectifs de ce projet. Dans ce cadre, la personne recrutée contribuera à renforcer les travaux sur l’innovation territoriale impliquant des petites et moyennes entreprises agroalimentaires (PME AA) en précisant les déterminants et les impacts des innovations liés à cette transition bioénergétique. Il abordera notamment cette question de l’innovation en analysant les ressources territoriales qui sont mobilisées ou mobilisables pour répondre aux besoins des entreprises et des acteurs impliqués. L’approche scientifique développée par ce chercheur s’inscrira dans le champ de la géographie économique et sociale, et dans les travaux qui posent l’innovation territoriale comme une composante majeure des processus de développement. Elle s’appuiera sur les acquis des travaux antérieurs sur les systèmes agroalimentaires localisés et des systèmes alimentaires durables.
La personne recrutée devra accompagner l’équipe du projet dans l’exécution des activités et plus particulièrement dans les stratégies de co-conception, d’organisation, de partage de connaissance et de développement de processus d’apprentissage dans les réseaux pour faciliter l’appropriation des innovations. De plus, elle réalisera des formations avec les partenaires du projet et auprès d’étudiants participant à la mise en œuvre du projet. Elle contribuera également à accompagner les acteurs impliqués dans les processus d’innovation territoriale afin de renforcer leurs capacités à innover en faveur de systèmes agroalimentaires plus durables. Plus généralement, il s’agira de contribuer à la conception de méthodes et d’outils visant l’accompagnement des PME AA.

2. Connaissances et compétences requises
• Politiques publiques agricoles aux différents niveaux institutionnels ;
• Processus d’innovations, système d’innovations agricoles et agroalimentaires ;
• Évolution des dynamiques d’organisations paysannes ;
• Gouvernance foncière ;
• Agroécologie, pratiques agricoles vertueuses en matière d’utilisation des ressources ;
• Connaissances transversales dans les approches de recherche en sciences humaines et sociales.

3. Compétences techniques
• Utilisation experte des outils bureautiques, Pack Office (Outlook, Word, Excel, PowerPoint).
• Connaissances des logiciels de cartographie et de gestion de base de données ;
• Maitrise de l’anglais.

4. Profil/expérience
• Doctorat en géographie, sociologie, science politique, aménagement du territoire ;
• Une expérience préalable de recherche ;
• Nationalité sénégalaise.

5. Conditions d’embauche
• Emploi temps plein.
• Rémunération : Grille salaires ISRA
• CDD 24 mois avec possibilité de fidélisation
• Etre de nationalité sénégalaise
• Date souhaitée de début de contrat : mars 2023.
• Poste basé à Dakar avec des missions dans les différentes régions du Sénégal et à l’étranger.

6. Dossier de candidature
• Une lettre de motivation signée adressée au Directeur Général de l’ISRA ;
• Un curriculum vitae détaillé ;
• Les photocopies certifiées conformes des diplômes, attestations et certificats obtenus ;
• La photocopie certifiée de la carte nationale d’identité.

Les personnes intéressées peuvent envoyer leurs candidatures (CV, lettre de motivation, diplômes) à la direction générale de l’ISRA par courrier électronique aux adresses suivantes : candidatures@isra.sn & recrutementisra@gmail.com avec la mention « Chercheur en géographie sociale », au plus tard le 20 janvier 2023.

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Le Bureau d’analyses macro-économiques (BAME) est une unité de recherche transversale de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA). Le BAME est spécialisé dans les recherches en sciences sociales en appui aux politiques de développement agricole, agro- alimentaire et rural. Le BAME est une équipe pluridisciplinaire composée d’une quinzaine de chercheurs en sciences économiques et sociales, en géographie, en agroéconomie, en statistique.

La mission de l’ISRA BAME est de produire des connaissances sur les politiques publiques, sur les dynamiques territoriales et sectorielles afin d’accompagner les décideurs et les acteurs des systèmes agro-sylvo-pastoraux et halieutiques.
Le BAME conduit ces recherches et accompagnements des acteurs politiques et des professionnels de l’agriculture à travers plusieurs objectifs à savoir :
• Analyser les politiques publiques (construction, mise en œuvre, évaluation d’impact…) ;
• Analyser les chaînes de valeur et les systèmes alimentaires ;
• Analyser les conditions de la transition agro écologique ;
• Accompagner les processus d’innovation, conception et évaluation ;
• Mettre en place et accompagner les observatoires et les systèmes d’informations sur les dynamiques territoriales et sectorielles (au regard des systèmes agro-sylvo-pastoraux et halieutiques) ;
• Analyser et accompagner les processus de gouvernance (des ressources naturelles, territoires, filières) ;
• Appuyer et accompagner les plateformes de dialogue politique.

Télécharger les TDRs de l’appel à candidatures
Source : https://isra.sn/

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RENAPRI : L’ISRA BAME assure désormais la vice-présidence du Conseil d’Administration

C’est à l’occasion de la 9e conférence annuelle des parties prenantes du Réseau africain des instituts de recherche sur les politiques agricoles (ReNAPRI) que l’ISRA-BAME a rejoint ledit Réseau. Cette rencontre qui s’est tenue du 1ier au 3 novembre 2022 à Windhoek (Namibie) a regroupé des centres de recherches de différentes régions d’Afrique.

Publié le 20 décembre 2022

Légende : Dr Ndèye Fatou Mané du BAME à gauche de l’image.

L’objectif de cette conférence était de créer une plateforme pour un dialogue stratégique et des orientations fondées sur des données probantes sur la chaîne de valeur agricole et les impacts de la politique commerciale. Bénéficiaire du programme Feed the Future Policy Capacity Research Influence (PRCI), l’ISRA-BAME a adhéré à la plateforme afin de s’inspirer des politiques agricoles des autres pays membres mais aussi d’apporter son expertise en tant que membre du centre régional d’excellence en Afrique de l’Ouest.

C’est Docteure Ndèye Fatou Faye Mané, chercheuse au BAME qui a représenté sa Direction à cette conférence. À cet effet, Docteure Mané a participé au premier jour de l’atelier à un panel sur « Les risques pour les agriculteurs et l’utilisation économique des engrais en Afrique subsaharienne ». L’objectif de cette discussion était de trouver des solutions pour promouvoir des pratiques durables en matière de santé des sols et de débloquer de nouvelles opportunités pour une utilisation accrue des engrais dans un contexte d’agriculture durable.

Ce panel s’est tenu en prélude du « Sommet Africain sur les engrais et la santé des sols de 2023 » qui permettra à la Commission de l’Union Africaine d’élaborer un Plan d’action africain sur les engrais et la santé des sols.

Créé il y a 10 ans, le ReNAPRI est un groupe coordonné au niveau régional par des instituts nationaux de recherche sur les politiques agricoles et qui jusque-là opérait dans la région de l’Afrique orientale et australe (AOA). La finalité de ce réseau est d’aider les gouvernements africains, les entreprises privées et les groupes de la société civile à anticiper et à répondre de manière proactive aux défis émergents dans la région.

Après l’adhésion du BAME et de deux autres centres en Afrique de l’ouest, le RENAPRI est devenu ANAPRI (African Network of Agricultural Policy Research Institute). Le réseau est destiné à jouer un rôle clé en apportant des contributions significatives à la croissance économique à travers l’Afrique grâce à des preuves de haute qualité à l’appui de l’élaboration des politiques.

Légende : Photo magnifiant l’ANAPRI avec ses nouveaux membres

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Territorialisation des futurs de l’agroécologie dans les Niayes : quels scenarios pour un meilleur avenir

Dans le cadre du projet FAIR Sahel pour l’intensification agroécologique, l’ISRA BAME et le CIRAD ont organisé du 6 au 8 décembre à l’Hôtel Big Faim de Thiès un atelier sur la « Territorialisation des futurs de l’agroécologie dans les Niayes » avec les acteurs locaux. Cet atelier a regroupé une trentaine de participants (producteurs, collectivités territoriales, instances de développement, organisations de la société civile, entreprises…). La finalité de cet exercice est de mettre à disposition des acteurs locaux et des décideurs des arguments et des pistes d’action pour promouvoir une transition agroécologique viable et robuste.

Publié le 11 décembre 2022

Photo de famille

Docteur Mame Cheikh Anta Sall, Chercheur au BAME a procédé à l’ouverture de l’atelier au nom de la Directrice du BAME. Robin Bourgeois, chercheur au CIRAD détaché au CRA de l’ISRA à St Louis a présenté aux participants le déroulé des trois jours d’atelier et les objectifs poursuivis.

Durant ces trois jours, des activités multiples ont été menées avec les participants pour qu’ils s’approprient et mobilisent les six scénarios élaborés lors d’un précédent projet sur l’avenir des Niayes en 2040 afin de repenser leur situation actuelle et identifier des leviers pour répondre aux défis qu’ils rencontrent.

Le docteur Bourgeois (Debout) et l’équipe d’animation

Pour le Docteur Robin Bourgeois, l’importance de cet atelier est qu’il donne aux participants, et plus largement aux acteurs locaux, l’occasion de développer de nouvelles perspectives sur les activités actuelles et à venir visant à promouvoir ou mettre en œuvre une transformation agroécologique dans les Niayes.
Au premier jour, les participants se sont (re)familiarisés avec les 6 scénarios des Niayes. Il s’en est suivi une restitution d’un zonage à dire d’acteurs (ZADA) des Niayes assurée par Marc Piraux, membre du projet FAIR-Sahel, pour localiser les réflexions sur les futurs de l’agroécologie dans le temps tout en tenant compte des spécificités géographiques de la zone des Niayes.

Au deuxième jour, les groupes de travail, ont décliné, pour chaque scénario, les modalités d’expression de l’agroécologie compatibles avec ces futurs.

La troisième journée été consacrée aux innovations portées par le projet FAIR mais aussi par les acteurs locaux de la zone et leur degré d’applicabilité en fonction des différents futurs agroécologiques pour interroger la robustesse de ces innovations. Les participants ont restitué les résultats de ces travaux de groupes par de la mise en situation ludiques illustrant les différents futurs.

Travaux de groupes autour des scénarios

« Nous avons beaucoup appris […] avec les 6 scénarios possibles dans la zone des Niayes. Pour arriver aux scénarios optimistes, il faudra y travailler sérieusement car 2040 est proche. Aussi, cette activité nous a permis de rencontrer les autres acteurs de l’agroécologie dans les Niayes, en plus du fait que l’agroécologie est la réponse le plus pertinente aux problématiques du futur de l’agriculture sénégalaise. » a expliqué Madame Maguette Diop, Secrétaire Générale de la Fédération d’Agriculture Biologique (FNAB) et participante à l’atelier.

Restitutions des travaux de groupe sur le scénario Niayes Touristique sous forme de mise en situation

A la clôture de l’atelier, Docteure Farma Ndiaye Cissé, Chercheure à l’ISRA et Coordinatrice nationale du projet FAIR a salué l’engagement des participants dans la réflexion autour du futur des Niayes et les pistes de réflexion qu’ils ont ouvertes pour une meilleure diffusion des innovations étudiées.
Le Président du Collège des jeunes du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), Alioune Badara Diongue, a félicité les organisateurs et s’est engagé à disséminer l’information auprès des jeunes dans les formations qu’il a prévu d’animer.

Il est prévu que les connaissances ayant émergé de cet atelier alimentent les processus d’innovation en cours au niveau du projet FAIR et la réflexion plus globale engagée dans le cadre de la composante 3 sur l’adoption de mesures politiques favorables à la territorialisation des initiatives agroécologiques menées non seulement au niveau des Niayes mais dans l’ensemble des zones d’intervention du projet au Sénégal.

Vue de la salle

Suivre les vidéos de l’atelier sur la page YouTube du BAME.
Lire aussi… https://www.afd.fr/fr/ressources/dpp62vf-gestion-durable-territoire-ruraux-afrique-senegal-faivre-dupaigre

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« Le BAME va renforcer son influence sur les politiques publiques » Dr Astou Diao Camara, Directrice de l’ISRA/BAME, à la « Une » de la Lettre de l’ISRA

Le BAME entend renforcer son influence sur l’éclairage des politiques publiques pour mieux remplir sa mission. C’est ce que révèle sa Directrice dans l’entretien qu’il a accordé à « La Lettre de l’ISRA ». Dans cette interview, Dr Astou Diao Camara passe au peigne fin les chantiers du BAME, le degré d’implication de l’ISRA dans le projet de transformation de l’agriculture en cohérence avec nos objectifs de souveraineté alimentaire, entre autres.

Publié le 5 décembre 2022

Pouvez-vous revenir sur les missions qui sont assignées au BAME ?

Le Bureau d’analyses macro-économiques (BAME) est une unité de Recherche transversale de l’Institut sénégalais de recherches agricoles. Le BAME est spécialisé dans les recherches en sciences sociales en appui aux politiques de développement agricole, agro-alimentaire et rural. Il faut tout de même préciser qu’il ajuste ses missions et objectifs en fonction des contextes.
Il comprend une quinzaine de chercheurs.
Le BAME s’engage aussi à éclairer les processus de prise de décisions des acteurs dans production agrosylvopastorale, la valorisation et commercialisation des productions, ainsi que les processus de construction de politiques publiques agricoles. Il est acteur dans le dialogue politique parce que quand on est en mesure de produire de la connaissance pour informer ces différents acteurs, on doit pouvoir aider à ce que ces décideurs comme les agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et les décideurs publics échangent leurs perspectives sur les enjeux de l’Agriculture et de son développement au Sénégal.
On peut bien entendu spécifier les missions du BAME à travers des thématiques d’intérêt, des projets de recherche en cours, des initiatives multi-acteurs dans lesquelles nous sommes partie prenante également.

Comment se positionne le BAME actuellement ?

Aujourd’hui, nous essayons de voir comment le BAME peut davantage éclairer, à la fois l’ensemble des acteurs qui sont impliqués par l’agriculture. Il s’agit de d’analyser les processus territoriaux, de documenter les impacts des politiques et programmes publics, et de mettre en lumière des constats, d’avancer des pistes d’amélioration ainsi que les opportunités d’actions différenciés des différents acteurs que sont les agriculteurs, les pêcheurs, les éleveurs, les éleveuses, mais également les décideurs publics.
Plus précisément, nous menons des recherches sur les conditions de la transition agroécologique pour mieux accompagner les manières de produire mieux et plus, aider une orientation des politiques territoriales orientées sur l’agroécologie, et plus largement sur les mécanismes politiques à l’échelle nationale par l’exemple liés à l’amélioration des dispositifs d’appui-conseil des agriculteurs et de leurs organisations, les politiques de subventions des intrants, etc.
Nous travaillons actuellement sur d’autres thématiques stratégique liées notamment à la gouvernance foncière, comme vous le savez, le foncier est la base productive de l’agriculture et dans ce domaine, les collectivités locales ont besoin d’accompagnement à partir d’évidences que nous produisons à partir d’enquête de suivi, de formation, d’analyses contextualisées. Nous travaillons aussi sur l’économie de l’élevage qui est un secteur important pour le développement économique, les conditions de la transition énergétique des PME de l’agro-alimentaire à partir de la valorisation des résidus de produits agricoles. La territorialisation des politiques publiques à partir de la prospective participative territoriale est également un chantier important que nous investissons de plus en plus, notamment dans le département de Fatick et bientôt dans les Niayes. Etc.

Comment appréciez-vous le feed-back des pouvoirs publics et autres acteurs ?

Il faut reconnaître qu’il y a des efforts à faire. Et c’est le commun de la recherche. J’estime que l’utilisation des résultats de la recherche peut être améliorée. De ce point de vue, l’influence du BAME doit être améliorée car il y a de la marge de progression. Il y a de la place pour donner aux différents décideurs davantage d’éclairages. Nous sommes en train d’y réfléchir parce que c’est l’objectif du BAME.
Sous ce rapport, nous travaillerons à voir comment ça peut se faire traduire au travers de notre politique, d’organisation d’évènements grand public, d’animations scientifiques, de différents mécanismes qui permettraient au BAME et à l’ISRA de manière globale de se faire entendre par les acteurs du système agricole au sens large.
Le chef de l’Etat a récemment instruit le MAER (actuel MAERSA) de lui proposer un plan d’urgence de transformation de l’agriculture en cohérence avec nos objectifs de souveraineté alimentaire.

Quels sont les leviers essentiels pour atteindre cet objectif ?

La question de la souveraineté alimentaire est agitée ces temps-ci et nous connaissons les raisons. Nous sommes dans un contexte de crise multiforme accentuée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine dont les effets sont assez fortement ressentis. C’est ce qui a poussé les décideurs au plus haut niveau, à s’inquiéter et à activer différents mécanismes de politique publique pour voir comment mieux répondes aux effets de la crise, voire anticiper les prochaines.
Mais, il faut dire que le débat sur la souveraineté alimentaire ne date pas d’aujourd’hui. Elle est inscrite dans l’agenda des politiques agricoles depuis 1996. Plusieurs acteurs se sont ainsi emparés du concept de différentes manières avec des positions très militantes, comme d’autres moins militantes mais pas moins intéressantes et importantes pour les populations que nous sommes.
Donc, si le Chef de l’Etat a instruit le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural de lui proposer un plan d’urgence de transformation de le la recherche en cohérence avec nos objectifs de souveraineté alimentaire, c’est parce que la recherche agricole fait partie des piliers de cette souveraineté alimentaire.
Cette transformation de la recherche agricole est nécessaire pour que cette dernière puisse jouer le rôle qui lui est assigné.
A côté de l’ISRA, il y a d’autres acteurs de la recherche agricole comme les universités à vocation agricole, l’Institut de Technologies Alimentaires (ITA), les Thinks tanks, les institutions internationales partenaires et d’autres acteurs qui participent à la production de connaissances dans le domaine de l’agriculture.
Maintenant, si l’Etat en est conscient jusqu’à instruire le ministre en charge de l’Agriculture de fixer de nouvelles orientations, nous applaudissons des deux mains et attendons de voir concrètement ce qui en découlera. Ainsi, la recherche devra pleinement jouer son rôle dans la souveraineté alimentaire.

Quelle sera la contribution de l’ISRA dans ce vaste chantier de la souveraineté alimentaire ?

La contribution de l’ISRA se situe à plusieurs niveaux.
En ce qui concerne les productions végétales, l’ISRA est bien positionné dans la production de semences. Il a les compétences pour produire des semences de pré-base et base sur les filières prioritaires identifiées par les documents de politique agricole. Au-delà de la production de semences, il s’investit aussi dans les itinéraires techniques pour de meilleures performances de production.
Vous savez que pour produire il faut une bonne base productive comme les sols et la maîtrise de l’eau. Et à ce niveau, il y a un travail important que l’ISRA est en train de faire sur la fertilité des sols dans le contexte de la transition écologique.
Aujourd’hui, l’ensemble de nos projets travaille sur les conditions de la transition écologique et nous réfléchissons avec les acteurs au niveau des territoires pour voir comment on peut restaurer cette fertilité des sols de la manière la plus durable.
Dans le domaine de la santé et des productions animales, en dehors des recherches pour voir comment faire face aux différentes maladies qui émergent des territoires, l’ISRA se distingue pour voir comment une intensifications durable des production de viande, de lait et d’autres sous-produits avec les ressources de nos territoires sans les dénaturer et sans remettre en question leur durabilité.
Aujourd’hui, nous avons des équipes de recherches qui travaillent avec des acteurs du secteur privé national pour voir comment améliorer la production du lait local. Nous le faisons aussi sur l’amélioration génétique tout en essayant de préserver nos races locales. Parce que c’est important qu’on ne perde pas la diversité génétique.
La question du poisson est assez importante pour la souveraineté alimentaire. Et dans le domaine de la pêche, l’ISRA, à travers le Centre de Recherches Océanographiques Dakar-Thiaroye (CRODT) abat un travail remarquable. Son expertise est sollicitée dans toute la sous-région pour évaluer les ressources halieutiques.
Mieux, le CRODT est impliqué dans les nombreux programmes sur l’aquaculture mis en place par les pouvoirs publics qui sont conscients des contraintes de production de poissons de mer.
Je peux en dire autant sur la gouvernance foncière et la recherche forestière. Nous savons ce que représentent les Produits forestiers non ligneux (PFNL) dans la lutte contre la pauvreté en milieu rural notamment et celles des catégories les plus vulnérables qui sont les femmes. Les enquêtes socioéconomiques montrent à quel point ces PFNL comme le buuy, le jujube etc. procurent des revenus non négligeables aux ménages.
La recherche forestière est en train de voir comment raccourcir le cycle du baobab, comment préserver les massifs forestiers, comment faire pour que les zones communautaires aient accès à ces produits.
A côté de ces activités et thématiques de recherche, il y a la socio-économie qui est certes, moins technique, mais non moins importante.
Cette thématique de recherche s’active sur comment traduire toutes les autres recherches de l’ISRA en éclairages politiques. Et c’est cette transversalité qui explique l’implication du BAME dans presque l’ensemble des projets de l’ISRA.
Au vu de tout cela, on peut dire que l’ISRA est reconnu comme étant le cœur de ce paysage. Au Sénégal, c’est à l’ISRA qu’on fait de la recherche sur la sélection variétale, sur tout ce qui est relatif aux semences qui est un in put considérable pour l’agriculture.
Donc, si on doit réorienter nos recherches pour mieux s’adosser aux objectifs de souveraineté alimentaire, je dis que cela fait partie de nos missions dès la création de l’ISRA en 1974. A l’ISRA, on a confié la mission de produire des connaissances pour la sécurité alimentaire.
Maintenant, sous sommes conscients des faiblesses de l’institut. Des faiblesses sur les ressources humaines, les ressources financières, mais surtout la dépendance aux financements extérieurs. Ce qui réduit un peu la marge de manœuvre pour positionner les objectifs fixés dans les politiques publiques nationales.

Quelles sont les perspectives du BAME pour mieux asseoir son leadership sur le plan national ?

Je disais tantôt que l’ensemble des recherches de type agronomique et technique que l’ISRA met sur la table doit être traduit en éclairages politiques. Et cela met le doigt sur le rôle essentiel que le BAME doit jouer en interne à l’ISRA. Depuis quelques années, nous parlons du décloisonnement de la recherche pour qu’elle soit la plus transversale possible. Nous n’y sommes pas encore arrivés car nous sommes toujours dans des cloisons où chaque centre travaille sur son domaine.
Dans la compréhension de l’ossature organisationnelle de l’ISRA, le BAME est censé aider pour qu’il y ait du lien entre tous. Et il est important que cette orientation change de manière à ce que la transversalité soit plus intégrée dans les unités de recherche, qu’il y ait des équipes pluridisciplinaires qui permettent d’adresser les problématiques de recherche dans leur complexité. Cette rupture pourrait constituer une piste de décloisonnement et faciliterait la traduction des résultats en éclairages politiques.
Je peux donner quelques exemples notamment sur les céréales sèches avec les derniers résultats obtenus dans le cadre du WAAPP, dans les projets en cours et qui peuvent être traduits en éclairages politiques.
Quels sont les produits sur lesquels l’Etat doit mettre de la subvention d’intrants par exemple. Voilà le type d’information qui doit être disponible au niveau des acteurs politiques.
Comme deuxième dimension, nous estimons qu’il est nécessaire de recentrer sur l’analyse des politiques publiques. Aujourd’hui, le paysage international de la recherche est riche de guichets, de projets et d’enjeux de recherches internationaux. Le BAME étant une petite équipe, nous sommes appelés à divers consortiums.
Donc, il y a ce travail de recentrage à faire pour voir comment nos activités de recherches pourront, à terme, mettre à disponibilité des éclairages pour les politiques publiques. Et cela sort de l’ISRA car c’est dans différentes interactions avec les différents acteurs à la fois nationaux et internationaux.
Donc, à l’échelle nationale, il y a des efforts à faire pour améliorer notamment les liens avec les différentes directions du MAER (actuel MAERSA) et des ministères sectoriels qui sont dans le domaine de l’agriculture avec qui nos interactions ne sont pas si importantes que ça. Cela fait aussi partie de nos perspectives de recherche.
Un troisième volet et non moins important est également ciblé dans nos perspectives. Il s’agit de la prospective.
Si aujourd’hui on n’a pas de réflexion qui anticipe sur les crises, sur la situation de l’agriculture de demain, ce sera difficile pour les différents acteurs à savoir les producteurs ou l’Etat, de prendre les meilleures décisions.
Le BAME qui a ce volet « prospective » parmi ses thèmes de recherches entend l’améliorer en y formant ses équipes de recherches.
Dans pratiquement tous les projets que nous déroulons actuellement, nous avons une dimension prospective. Nous sommes en train de réfléchir par exemple sur l’agroécologie dans les départements de Fatick et de Tivaouane, sur les futurs de ces territoires.
Nous sommes en train de réfléchir sur comment, à partir de la prospective, on peut accompagner les collectivités locales à construire une politique publique territoriale. Parce que j’estime que le développement de l’agriculture ne pourrait se faire sans l’engagement des collectivités locales qui doivent élaborer la politique territoriale locale. C’est important que la recherche les accompagne.

*Entretien extrait de la 19e Lettre de l’ISRA, Lettre d’information réalisée par l’équipe de l’Unité de Valorisation de la Recherche et de la Communication de l’ISRA (ISRA-UNIVAL)
A lire aussi sur … https://isra.sn/wp-content/uploads/2022/08/93928-ISRA-brochures-210x297mm-BAT.pdf

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2e Atelier « AgroEco2050 Sénégal » : repenser l’agriculture sénégalaise en 2050 dans une perspective de souveraineté alimentaire effective

L’ISRA-BAME, en collaboration avec la FAO et le Centre Français de Recherche agronomique pour le Développement International (CIRAD), a organisé du 22 au 25 novembre à l’Hôtel Neptune de Saly (Mbour) le deuxième atelier de travail du groupe d’experts de l’initiative de recherche collective « AgroEco2050 Sénégal » dont la première édition s’est tenue en Octobre dernier.

Publié le 1er décembre 2022

Cet atelier de quatre jours a été lancé sous la haute présidence du Conseiller technique du Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural et de la Souveraineté alimentaire (MAERSA), Monsieur Boubacar Dramé. Ce dernier a renouvelé, au nom du Ministre, ses remerciements à l’ISRA, à la FAOet au CIRAD pour avoir donné aux acteurs une opportunité de Repenser les systèmes alimentaires au Sénégal à travers l’outil Agribiom.

Monsieur Dramé a précisé que « Cette rencontre montre encore, à quel point, le MAERSA est engagé à consacrer plus d’efforts à la sauvegarde de notre écosystème et à la promotion d’une agriculture durable et compétitive. Les résultats attendus de ces réflexions, vont , certainement contribuer à renforcer la transition agroécologique engagée au Sénégal avec un impact sur les prises de décisions politiques et scientifiques au bénéfice des acteurs agrosylvopastoraux et des consommateurs.  »

Au premier jour, les scénarios « agro-industriel », « agroécologique » et « mixtes » proposés par les groupes lors du premier atelier ont été affichés et revus par les experts pour compléter les contenus. À la suite de chaque présentation, le narratif du scénario a été lu en plénière et des séances de discussions ont été lancées pour valider la vision prospective du scénario à l’horizon 2050.
Les discussions ont montré que les deux systèmes ne doivent pas être des antagonistes. L’agrobusiness doit être un incubateur et aider l’agroécologie à utiliser ses infrastructures. Il faut mettre en place des politiques agricoles qui permettent de résorber la forte demande alimentaire en 2050. Parallèlement, des préoccupations relatives aux changements climatiques ont été prises en compte dans les projections car ce facteur est non négligeable.
Au premier atelier, différents travaux de groupe ont abouti à des schémas exprimés en images (dessins) qui ont été interprétés avec l’appui des animateurs (Docteurs Marc Piraux, Rémi Prudhomme et Cheickh Sadibou Fall) en narratifs. Ces derniers ont été consolidés par les participants qui ont partagé leurs préoccupations et recommandations. C’est à cet effet qu’il a été jugé nécessaire de renforcer les capacités des participants sur des notions basiques en économie, telles que le PIB pour leur permettre de mieux prendre en compte les variations probables de l’économie sénégalaise avec les facteurs nouveaux tels que l’exploitation des énergies fossiles et leur conséquence sur le niveau de vie des agriculteurs.

Quatre présentations sur le PIB se sont succédées au deuxième jour. La première a été animée par Dr Cheickh Sadibou Fall Chercheur au BAME et M. Victor Ahoun sur « la définition du PIB ». La deuxième présentation a été réalisée par M. Kandé Cissé de l’ANSD sur « PIB national ». La troisième présentation a porté sur « PIB Agricole » et a été animée par M. Aboubacry Diallo du DGPPE. La dernière a été présentée par Dr Remi Prudhomme et a porté sur « Revisiter des évolutions passées du PIB agricole et non agricole ».

Partant de la projection selon laquelle la population du Sénégal pourrait doubler en 2050, les experts ont fait des recommandations qui serviront à l’aide à prise de décision.
Présent à la cérémonie de clôture au quatrième jour, le représentant du ministre de l’agriculture, monsieur Boubacar Dramé, a tenu à souligner l’urgence de partager ces recommandations sous le format d’une note politique surtout dans un contexte où l’Etat du Sénégal est en train de mettre en place une stratégie nationale pour la souveraineté alimentaire et de repenser la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et les décrets l’accompagnant.

Photo de famille

 

 

 

 

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Comité Scientifique et Technique (CST 2022) : les projets de l’ISRA-BAME passés au peigne fin

L’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) organisé du 07 au 11 novembre 2022, la réunion annuelle de son Comité Scientifique et Technique (CST) au Pôle de Recherches de Hann (PRH). Après les activités de préprogrammation décentralisées et de programmation scientifiques. Il s’agit là de l’évaluation scientifique du travail des différents Centres de l’Institut. Le BAME ne fait pas exception.

Publié le 19 novembre 2022

Des personnalités scientifiques nationales et étrangères, extérieures à l’ISRA qui composent cet organe consultatif de réflexion et de proposition en matière de politique scientifique, mèneront des réflexions devant déboucher sur des recommandations au Conseil d’Administration (CA).

La cérémonie d’ouverture qui était présidée par M Boubacar Dramé, Conseiller Technique au ministère de l’Agriculture, de l’Equipment Rural et de la Souveraineté Alimentaire a été marquée par les allocutions des autorités. Tour à tour, le Président du CST, le Pr Abdoulaye DIENG, le Directeur Général de l’ISRA Dr Momar Talla SECK, le Président du Conseil d’Administration Mr Ngagne SENE ont prononcé leurs discours pour revenir sur les enjeux de cette activité dans le contexte de la quête de souveraineté alimentaire.

C’est à cet effet que la Directrice du BAME, Docteure Astou Diao Camara a fait au deuxième jour sur le Projet Santé Territoire. Ce projet regroupe des partenaires du Sénégal du Bénin, du Laos et du Cambodge sous le triptyque transition agroécologique, amélioration de la qualité de vie des populations et approche “One Health”. Dans sa phase actuelle au Sénégal, le Projet Santé Territoire couvre la zone du lac de Guiers et implique plus de 60 chercheurs.

Les auditions se sont poursuivies avec les centres de l’ISRA. Le BAME n’a pas fait exception. Les projets du BAME ont été passés au peigne fin les 9 et 10 novembre 2022.

Des recommandations en sortiront pour une meilleure atteinte de ma mission du BAME et de l’ISRA de manière générale.

En savoir plus…

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PROVAL-CV : lancement national de la plateforme d’innovation des chaînes de valeur horticoles pomme de terre et oignon

Le Bureau d’analyses macro-économique de l’ISRA (ISRA-BAME) a lancé de concert avec la Direction de l’Horticulture (DHORT-MAERSA), la Plateforme d’innovation (PI) des chaînes de valeur horticoles pour renforcer les filières horticoles, notamment pomme de terre et oignon, le 3 novembre 2022 au Pôle de Recherche de l’ISRA HANN. Les acteurs des différents maillons de la chaîne de valeur devraient s’appuyer sur cette plate-forme pour partager des connaissances et pallier aux différentes contraintes qui entraînent le développement de ces deux filières agricoles.

Publié le 16 novembre 2022

L’ouverture des activités a été introduite par Dr Macoumba Diouf, Directeur de l’Horticulture et représentant du Ministre de l’agriculture. Il a partagé le panel d’ouverture avec Dr Astou Diao Camara, représentante du Directeur de l’ISRA et Directrice du BAME et Mr Ibrahima Sall qui a représenté le Coordonnateur National du PROVALE CV, Mr Younoussa Mballo.
Dr Astou Diao Camara s’est prononcé au nom du Directeur de l’ISRA qui apprécie et salue l’implication de la DHORT dans la mise en place et l’accompagnement de la plateforme d’innovation. Elle a par la suite passé la parole à Mr Sall qui au nom du PROVALE CV a remercié l’ISRA, la DHORT et les acteurs présents à la rencontre.
Une plateforme d’innovation (PI) est un mécanisme visant à renforcer les capacités d’échanges et d’innovation entre des acteurs mutuellement dépendants, en améliorant leurs interactions en vue de faciliter l’apprentissage et de contribuer à la production ainsi qu’à l’utilisation des connaissances.

Selon Dr Macoumba Diouf, « Le processus de lancement de cette plate-forme nous permettra enfin de mettre en place d’une équipe provisoire de coordination qui va accompagner ou conduire la feuille de route appropriée pour arriver à une effectivité et une opérationnalisation de la plate-forme d’innovation lancée ».
Les activités d’ouverture et d’introduction des travaux ont été suivies de la présentation de l’équipe de la DHORT portant sur les «  Enjeux et défis des filières de la pomme de terre et de l’oignon  ».
Pour sa part, Daour Guèye, Président de la fédération des maraîchers de la zone des Niayes « attend de la nouvelle plateforme des concertations élargies entre les producteurs et le gouvernement sénégalais afin de booster la production d’oignon et de pomme de terre. »

De son côté, Sokhna Ndèye Fatou Ndaw représentante du Président de la filière pomme de terre indique que « Beaucoup de difficultés entravent notre travail. Mais la seule clé de réussite est la concertation et aussi la sensibilisation au niveau de la base, former ces acteurs de la base pour qu’ils prennent connaissance de leurs problèmes ».
Selon M. Tanor Meissa Dieng coordonnateur du Projet d’intensification éco-soutenable de l’agriculture dans les Niayes (Piesan), la mise en cohérence des interventions devait être possible avec la plateforme d’innovation. M. Cheikh Oumar Tall de l’Ancar est revenu sur le sujet en demandant que la plateforme puisse régler le problème de la prolifération des structures sans qu’il y ait des actions concrètes. Pour M. Mour Guèye, représentant de l’Association Sénégalaise pour la Promotion du Développement à la Base (Asprodeb), c’est parce que les acteurs ne sont pas organisés que les initiatives sont vouées à l’échec.
Monsieur Dieng a suggéré la digitalisation de la plateforme pour faciliter l’accès aux connaissances issues des résultats de la recherche et aux informations utiles.

Le déficit de professionnalisation de ces acteurs de ces filières constitue une contrainte majeure en plus de l’utilisation d’équipements obsolètes pour régler le problème de la qualité des produits, selon le représentant de l’Asprodeb.
Le Directeur de l’horticulture a par cette occasion, annoncé que ladite plate-forme est officiellement lancée en suggérant d’y intégrer les associations de consommateurs.

A lire dans la presse …

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OGM, la loi sur la biosécurité au Sénégal : le débat doit continuer…

Le mercredi 02 novembre 2022 s’est tenue à Dakar au Pôle de Recherche de Hann de l’ISRA la 27e édition des « Mardi du BAME » sur le thème : « OGM, la loi sur la biosécurité au Sénégal : doit-on s’inquiéter ?». Ce cycle de conférences scientifiques du Bureau d’Analyse Macro-économique de l’ISRA est organisé cette fois-ci conjointement avec l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR).

Publié le 14 novembre 2022

Des scientifiques, juristes et membres de la société civile se sont penchés sur le sujet pour éclairer l’opinion publique. Les panelistes ont en effet abordé l’étendue et la profondeur des questions et attentes de divers acteurs vis-à-vis des Organismes génétiquement modifiés (OGM) et de la nouvelle loi sur la biosécurité au Sénégal votée et promulguée.
Une note politique conjointe, BAME-IPAR, sur le thème sera rédigée et partagée avec les décideurs et autres parties prenantes.

ILS ONT DIT

Boniface CACHEU, Conseiller juridique au ministère de l’Environnement et du Développement Durable
« La loi n°08/2022 sur la biosécurité assure que des dispositions réglementaires seront prises afin d’éviter tout risque qu’engendrerait l’usage ou la circulation des OGM au Sénégal. Ce que la loi de 2009 ne permettait pas de faire ».

Dr Ndjido Ardo KANE, Généticien à l’ISRA :

« Les enjeux de la loi sur la biosécurité sont multiples. (…) Le principal est un enjeu de souveraineté. Pour ce qui est de l’enjeu sécurité alimentaire, nous pouvons nous nourrir sans OGM (…) mais est-ce que nous ne devrions pas faire appel à d’autres types d’innovations pour diversifier les systèmes de production alimentaire ?
Pour ce qui est des enjeux liés à la santé humaine et animale, des mythes sont à déconstruire. C’est que les OGM causent des maladies, des cancers, des résistances aux antibiotiques, en résumé ne sont pas bon pour la santé. En fonction des enjeux, des scientifiques commanditent des études, alors la science ici est biaisée. (…) La cause directe selon laquelle les OGM causent des problèmes de santé mérite d’être mis en évidence de façon claire. Ce sont des aliments qui doivent suivre les directives de sécurité alimentaire. »

El Hadji Thierno Cissé, coordonnateur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (CNCR)
« Nous avons appris comme tout autre acteur à travers la presse que l’Assemblée nationale a voté la loi sur la Biosécurité. Par conséquent, nous rejetons ladite loi.
Le CNCR dénonce le manque d’inclusion tout au long de sa procédure d’adoption car les produits destinés à la consommation personnelle et tous ceux issus de semences paysannes locales sont menacées. Et à terme, cette diversité risque de disparaître si les semences génétiquement modifiées rentrent au Sénégal
 »

Oumar BA, Agroécologiste, Maire de Ndiob
« Il n’y a pas de certitude que les OGM sont sans risques pour les santé animale et végétale et humaine. Puisqu’il n’y a pas de certitude, nous devons adopter une démarche prudente. (…) La question de fond qui se pose, au-delà de la question scientifique, est celle de l’efficacité économique.
Pour atteindre la souveraineté alimentaire, la solution est d’investir dans la recherche pour que se développent des semences locales productives adaptées à notre environnement et non des études sur les OGM pour une développement local et l’autonomie des paysans. (…) Les collectivités locales ont aussi leur place dans ce débat.
 »

Dr LAURE TALL, Directrice Scientifique de l’IPAR
« La question qui demeure centrale, c’est les moyens d’application de cette loi. Il est impératif de mener des études scientifiques approfondies indépendantes pour prouver que les OGM sont pas nuisibles ou pas car les enjeux politico-économiques sont énormes puisque ce sont des entreprises privées avec des intérêts privés qui se sont accaparées de la question. Est-ce que les intérêts de ces entreprises ne vont pas primer sur les intérêts des sénégalais, voire prendre le contrôle sur la souveraineté alimentaire ?
J’ai aussi des inquiétudes par rapport aux brevets sur le vivant, sur les semences et sur la propriété intellectuelle avec le risque de perdre le contrôle 
 ».

Dr Cheikh Oumar BA, Directeur exécutif de l’IPAR
«  Il est impératif de créer des cadres pour dépassionner le débat sur les OGM et la loi sur la biosécurité afin d’en tirer un maximum d’enseignements. Les nouveaux parlementaires devaient même être impliqués pour s’approprier ce débat.  »

Dr Djiby Dia, modérateur
« Il est nécessaire de poser le débat de manière sereine tout en axant la réflexion sur la souveraineté alimentaire. »

Vue de la salle …

CONFERENCE A SUIVRE EN ENTIER SUR YOUTUBE ISRA

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