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PROVAL-CV : lancement national de la plateforme d’innovation des chaînes de valeur horticoles pomme de terre et oignon

Le Bureau d’analyses macro-économique de l’ISRA (ISRA-BAME) a lancé de concert avec la Direction de l’Horticulture (DHORT-MAERSA), la Plateforme d’innovation (PI) des chaînes de valeur horticoles pour renforcer les filières horticoles, notamment pomme de terre et oignon, le 3 novembre 2022 au Pôle de Recherche de l’ISRA HANN. Les acteurs des différents maillons de la chaîne de valeur devraient s’appuyer sur cette plate-forme pour partager des connaissances et pallier aux différentes contraintes qui entraînent le développement de ces deux filières agricoles.

Publié le 16 novembre 2022

L’ouverture des activités a été introduite par Dr Macoumba Diouf, Directeur de l’Horticulture et représentant du Ministre de l’agriculture. Il a partagé le panel d’ouverture avec Dr Astou Diao Camara, représentante du Directeur de l’ISRA et Directrice du BAME et Mr Ibrahima Sall qui a représenté le Coordonnateur National du PROVALE CV, Mr Younoussa Mballo.
Dr Astou Diao Camara s’est prononcé au nom du Directeur de l’ISRA qui apprécie et salue l’implication de la DHORT dans la mise en place et l’accompagnement de la plateforme d’innovation. Elle a par la suite passé la parole à Mr Sall qui au nom du PROVALE CV a remercié l’ISRA, la DHORT et les acteurs présents à la rencontre.
Une plateforme d’innovation (PI) est un mécanisme visant à renforcer les capacités d’échanges et d’innovation entre des acteurs mutuellement dépendants, en améliorant leurs interactions en vue de faciliter l’apprentissage et de contribuer à la production ainsi qu’à l’utilisation des connaissances.

Selon Dr Macoumba Diouf, « Le processus de lancement de cette plate-forme nous permettra enfin de mettre en place d’une équipe provisoire de coordination qui va accompagner ou conduire la feuille de route appropriée pour arriver à une effectivité et une opérationnalisation de la plate-forme d’innovation lancée ».
Les activités d’ouverture et d’introduction des travaux ont été suivies de la présentation de l’équipe de la DHORT portant sur les «  Enjeux et défis des filières de la pomme de terre et de l’oignon  ».
Pour sa part, Daour Guèye, Président de la fédération des maraîchers de la zone des Niayes « attend de la nouvelle plateforme des concertations élargies entre les producteurs et le gouvernement sénégalais afin de booster la production d’oignon et de pomme de terre. »

De son côté, Sokhna Ndèye Fatou Ndaw représentante du Président de la filière pomme de terre indique que « Beaucoup de difficultés entravent notre travail. Mais la seule clé de réussite est la concertation et aussi la sensibilisation au niveau de la base, former ces acteurs de la base pour qu’ils prennent connaissance de leurs problèmes ».
Selon M. Tanor Meissa Dieng coordonnateur du Projet d’intensification éco-soutenable de l’agriculture dans les Niayes (Piesan), la mise en cohérence des interventions devait être possible avec la plateforme d’innovation. M. Cheikh Oumar Tall de l’Ancar est revenu sur le sujet en demandant que la plateforme puisse régler le problème de la prolifération des structures sans qu’il y ait des actions concrètes. Pour M. Mour Guèye, représentant de l’Association Sénégalaise pour la Promotion du Développement à la Base (Asprodeb), c’est parce que les acteurs ne sont pas organisés que les initiatives sont vouées à l’échec.
Monsieur Dieng a suggéré la digitalisation de la plateforme pour faciliter l’accès aux connaissances issues des résultats de la recherche et aux informations utiles.

Le déficit de professionnalisation de ces acteurs de ces filières constitue une contrainte majeure en plus de l’utilisation d’équipements obsolètes pour régler le problème de la qualité des produits, selon le représentant de l’Asprodeb.
Le Directeur de l’horticulture a par cette occasion, annoncé que ladite plate-forme est officiellement lancée en suggérant d’y intégrer les associations de consommateurs.

A lire dans la presse …

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OGM, la loi sur la biosécurité au Sénégal : le débat doit continuer…

Le mercredi 02 novembre 2022 s’est tenue à Dakar au Pôle de Recherche de Hann de l’ISRA la 27e édition des « Mardi du BAME » sur le thème : « OGM, la loi sur la biosécurité au Sénégal : doit-on s’inquiéter ?». Ce cycle de conférences scientifiques du Bureau d’Analyse Macro-économique de l’ISRA est organisé cette fois-ci conjointement avec l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR).

Publié le 14 novembre 2022

Des scientifiques, juristes et membres de la société civile se sont penchés sur le sujet pour éclairer l’opinion publique. Les panelistes ont en effet abordé l’étendue et la profondeur des questions et attentes de divers acteurs vis-à-vis des Organismes génétiquement modifiés (OGM) et de la nouvelle loi sur la biosécurité au Sénégal votée et promulguée.
Une note politique conjointe, BAME-IPAR, sur le thème sera rédigée et partagée avec les décideurs et autres parties prenantes.

ILS ONT DIT

Boniface CACHEU, Conseiller juridique au ministère de l’Environnement et du Développement Durable
« La loi n°08/2022 sur la biosécurité assure que des dispositions réglementaires seront prises afin d’éviter tout risque qu’engendrerait l’usage ou la circulation des OGM au Sénégal. Ce que la loi de 2009 ne permettait pas de faire ».

Dr Ndjido Ardo KANE, Généticien à l’ISRA :

« Les enjeux de la loi sur la biosécurité sont multiples. (…) Le principal est un enjeu de souveraineté. Pour ce qui est de l’enjeu sécurité alimentaire, nous pouvons nous nourrir sans OGM (…) mais est-ce que nous ne devrions pas faire appel à d’autres types d’innovations pour diversifier les systèmes de production alimentaire ?
Pour ce qui est des enjeux liés à la santé humaine et animale, des mythes sont à déconstruire. C’est que les OGM causent des maladies, des cancers, des résistances aux antibiotiques, en résumé ne sont pas bon pour la santé. En fonction des enjeux, des scientifiques commanditent des études, alors la science ici est biaisée. (…) La cause directe selon laquelle les OGM causent des problèmes de santé mérite d’être mis en évidence de façon claire. Ce sont des aliments qui doivent suivre les directives de sécurité alimentaire. »

El Hadji Thierno Cissé, coordonnateur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux du Sénégal (CNCR)
« Nous avons appris comme tout autre acteur à travers la presse que l’Assemblée nationale a voté la loi sur la Biosécurité. Par conséquent, nous rejetons ladite loi.
Le CNCR dénonce le manque d’inclusion tout au long de sa procédure d’adoption car les produits destinés à la consommation personnelle et tous ceux issus de semences paysannes locales sont menacées. Et à terme, cette diversité risque de disparaître si les semences génétiquement modifiées rentrent au Sénégal
 »

Oumar BA, Agroécologiste, Maire de Ndiob
« Il n’y a pas de certitude que les OGM sont sans risques pour les santé animale et végétale et humaine. Puisqu’il n’y a pas de certitude, nous devons adopter une démarche prudente. (…) La question de fond qui se pose, au-delà de la question scientifique, est celle de l’efficacité économique.
Pour atteindre la souveraineté alimentaire, la solution est d’investir dans la recherche pour que se développent des semences locales productives adaptées à notre environnement et non des études sur les OGM pour une développement local et l’autonomie des paysans. (…) Les collectivités locales ont aussi leur place dans ce débat.
 »

Dr LAURE TALL, Directrice Scientifique de l’IPAR
« La question qui demeure centrale, c’est les moyens d’application de cette loi. Il est impératif de mener des études scientifiques approfondies indépendantes pour prouver que les OGM sont pas nuisibles ou pas car les enjeux politico-économiques sont énormes puisque ce sont des entreprises privées avec des intérêts privés qui se sont accaparées de la question. Est-ce que les intérêts de ces entreprises ne vont pas primer sur les intérêts des sénégalais, voire prendre le contrôle sur la souveraineté alimentaire ?
J’ai aussi des inquiétudes par rapport aux brevets sur le vivant, sur les semences et sur la propriété intellectuelle avec le risque de perdre le contrôle 
 ».

Dr Cheikh Oumar BA, Directeur exécutif de l’IPAR
«  Il est impératif de créer des cadres pour dépassionner le débat sur les OGM et la loi sur la biosécurité afin d’en tirer un maximum d’enseignements. Les nouveaux parlementaires devaient même être impliqués pour s’approprier ce débat.  »

Dr Djiby Dia, modérateur
« Il est nécessaire de poser le débat de manière sereine tout en axant la réflexion sur la souveraineté alimentaire. »

Vue de la salle …

CONFERENCE A SUIVRE EN ENTIER SUR YOUTUBE ISRA

Portfolio

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26e « Mardi du BAME » – La décentralisation au Sénégal, où en est-on ?

Cette édition mettra l’accent sur les enseignements de l’acte 3 de la décentralisation, après une dizaine d’années d’adaptation. Il aura lieu le 4 octobre 2022 au Pôle de Recherches de HANN (sis au LNERV) de 9h à 13h.

Publié le 26 septembre 2022

Vous pouvez dès à présent vous inscrire en ligne pour participer à cet événement via Zoom :

https://us02web.zoom.us/j/89542194401?pwd=akk2bVRLdDVaVXdkVmRoV3RRREFqdz09
ID de réunion : 895 4219 4401
Code secret : 355668

Ou le suivre en live sur les pages Facebook et YouTube du BAME.

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DANS L’AGENDA … 27e conférence des « Mardis du BAME » sur le thème « OGM, la loi sur la biosécurité au Sénégal : doit-on s’inquiéter ? »

Le Bureau d’analyse macro-économique de l’ISRA (ISRA-BAME) et l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) organisent conjointement la 27e conférence des « Mardis du BAME » sur le thème « OGM, la loi sur la biosécurité au Sénégal : doit-on s’inquiéter ?».

Publié le 26 octobre 2022

La conférence se tiendra exceptionnellement le mercredi 2 novembre 2022 à partir de 9 heures au Pôle de recherches de Hann (Route du Front de terre), sis au Laboratoire National de l’Élevage et de Recherches Vétérinaires de l’ISRA (LNERV).

Conférence à suivre également sur ZOOM https://us02web.zoom.us/j/82664690472?pwd=YUNUTnk1b1UxcTFEWnpDSjFqWXNndz09
ID de réunion : 826 6469 0472
Code secret : 403741

Documents joints

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Mise en œuvre du projet FAIR SAHEL : les acteurs en conclave au Sénégal pour la revue à mi-parcours

Financé à hauteur de 8,5 millions d’euros par l’Union Européenne et l’Agence française de développement, avec un co-financement de 05 million d’euros par le CIRAD et l’IRD, le projet FAIR SAHEL est mis en œuvre, pour cinq ans, par un consortium de 13 partenaires (AMSP, AOPP, AVSF, CIRAD, CSIC, ENDA Pronat, IER, INERA, IRD, ISRA, UNCPB, WUR et ZALF) avec l’appui de 5 partenaires tiers (AGRISUD, CARI, DIOBASS, GRAAP, et GRET).Read more

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« AgroEco2050 Sénégal » : l’ISRA-BAME, le CIRAD et la FAO réunissent des experts pour projeter le futur

L’ISRA-BAME, en collaboration avec la FAO et le CIRAD, organise du mardi 18 au vendredi 21 octobre 2022 à Saly Portudal, le premier atelier de travail du groupe d’Experts sur l’initiative de recherche collective ” AgroEco2050 Sénégal “. L’objectif de cette activité d’échange est de construire des scénarios pour l’agriculture sénégalaise d’ici à 2050.Read more

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ENTRETIEN AVEC …. Astou Diao Camara, Directrice du BAME de l’ISRA « Les défis sont tels qu’on ne peut plus faire l’économie d’une évaluation rigoureuse de l’Acte 3 de la décentralisation »

La chercheure Astou Diao Camara, Directrice du Bureau d’analyses macro-économiques (Bame) de l’Isra (Institut Sénégalais de Recherches Agricoles) pense qu’il urge de faire une évaluation rigoureuse de l’Acte 3 de la décentralisation. Elle revient sur tout : enjeux de la réforme, acquis, faiblesses et défis à relever. Entretien réalisé par Abdoulaye DIALLO, journaliste au quotidien Le Soleil

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Les mardis du BAME – Produire du blé au Sénégal : mythe ou réalité ?

L’avenir du blé au cœur du débat pour le 24e « Mardi du Bame » le 17 mai 2022 de 9 h à 13 h.

Publié le 9 mai 2022

Le blé, céréale cultivée pour son grain, est un aliment de base dans plusieurs régions du monde. La production mondiale s’établit à 777 millions de tonnes en 2021, soit près de 28 % de la production totale de céréales, bien devant le riz (FAO, 2022). Le Sénégal dépend entièrement des importations pour satisfaire ses besoins en consommation de blé estimés à 180 000 tonnes par an pour une valeur de 160 milliards de FCFA.

Les principaux fournisseurs de blé du Sénégal sont la Russie (51 % des importations sénégalaises), la France (32 %), l’Ukraine (6 %), le Canada (4 %) et l’Argentine (3 %).

En raison de la hausse des cours mondiaux du blé, le prix de la baguette de pain au Sénégal a augmenté de 25 FCFA (16,7 %) en décembre 2021. Cette situation, déjà tendue, risque d’être aggravée par la crise entre la Russie et l’Ukraine. La FAO estime que la production de blé en Ukraine devrait descendre en dessous de sa moyenne quinquennale. En effet, il est prévu qu’au moins 20 % des superficies plantées en hiver ne seront pas récoltées, en raison de destructions directes, de difficultés d’accès ou d’un manque de ressources pour récolter (FAO, 2022).

La dépendance du Sénégal au blé importé, au-delà même de la tension en Ukraine, interpelle la recherche agricole, les décideurs politiques et une bonne partie des acteurs économiques sur la nécessité de promouvoir des systèmes alimentaires suffisamment résilients, garantissant une souveraineté alimentaire, tout en s’appuyant principalement sur des ressources intérieures.

L’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), ayant anticipé sur cette problématique depuis plusieurs années, a conduit des recherches sur le blé et a homologué huit nouvelles variétés de blé scindées en deux catégories. L’une tendre, riche en gluten et protéine pour fabrication du pain, et l’autre, dur, apte pour la production notamment de pâtes alimentaires.

Le gouvernement du Sénégal, pour faire face aux effets de la crise, entend lancer un programme de production de blé pour enclencher les conditions d’une souveraineté alimentaire. Aussi, depuis plusieurs décennies, le Sénégal expérimente-t-il l’incorporation de céréales locales dans le pain (Pamiblé), une alternative importante et pertinente de souveraineté.

  • La production de blé a-t-elle vraiment un avenir au Sénégal ?
  • Quelles sont les perspectives ouvertes par les nouvelles variétés homologuées par l’ISRA ?
  • Comment accompagner le développement de la production de blé au Sénégal ?
  • Quel avenir pour les céréales locales ?

Pour répondre à ces questions et alimenter le débat national, l’Isra/Bame organise un « mardi du BAME ». A travers cet événement de haut niveau, des scientifiques et spécialistes aborderont les enjeux agronomiques, socio-économiques, politiques autour du blé

Cinq intervenants

  • Les avancées de la recherche sur le blé. Par Dr Madiama Cisse, Directeur scientifique de l’ISRA.
  • Quelles dispositions pour un espace de production du blé dans la Vallée du fleuve Sénégal ? Par la SAED AMADOU THIAM
  • Le blé, oui ! Mais l’incorporation des céréales est une piste pertinente d’avenir au Sénégal. Par M. Ousmane Ndiaye, Directeur Général de l’ASPRODEB.
  • Passé et présent de la transformation des céréales au Sénégal : blé et céréales locales pour une farine boulangère disponible. Par Dr Fallou Sarr, Directeur des Relations Extérieurs de l’ITA.
  • L’avenir de la profession est-elle dans le blé ? Par M. Amadou Gaye, Président de la Fédération des boulangers du Sénégal.

Trois discutants

  • Mamadou Diallo, Ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural
  • Issa Dia, Ministère du Commerce
  • Franck Bavard, Les Grands Moulins de Dakar.

Modération

Astou Diao Camara, Directrice de l’ISRA BAME

Reportage de la RTS

PS

Documents joints

 

 

 

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Lancement du projet Biostar

Isra Bame et ses partenaires l’UGB et le Cirad lancent officiellement le projet Bio-star qui ambitionne d’accompagner les PME agro-alimentaires rurales et des villes secondaires du Sénégal dans leur transition énergétique.

Publié le 29 octobre 2021

Cette piste d’action permet le recyclage des résidus de certaines cultures, mais surtout d’enclencher une économie locale source d’emploi.

Nous partagerons les résultats et impacts de cet important projet chemin faisant.

Le projet Bio-Star

https://www.biostar-afrique.org/