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Dr Cheikh Tidiane Diouf a obtenu une Mention très honorable à sa soutenance

Ce 16 octobre 2025 à l’UCAD 2,  Dr Cheikh Tidiane DIOUF a soutenu sa thèse de Doctorat en économie avec une Mention très honorable, ce jeudi 16 octobre 2025 à la FASEG (Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). La soutenance s’est tenue en présence des professeurs, membres du jury, de sa famille, ses amis et de son encadrant du l’ISRA BAME et de collègues de la même structure.

Les membres du jury ont globalement apprécié le sérieux de l’étudiant et son engagement dans sa thèse.

Pour rappel, accueilli au BAME sous la supervision de Dr Ndèye Fatou Faye pour ses travaux de recherche. Docteur Diouf a été accompagné financièrement au cours de ces trois dernières années par le projet ABEE (West Africa Breeding networks and Extension Empowerment), fruit d’une coopération entre le CORAF, le CEERAS et le CIRAD.

Cette  thèse dirigée par Pr. Ndiack Fall, Maître de conférence agrégé porte sur l’« Adoption des variétés améliorées de mil et de sorgho au Sénégal : rôle des risques et de la sélection participative». Elle  analyse les facteurs qui influencent l’adoption des variétés améliorées de mil et de sorgho au Sénégal, en mettant l’accent sur le rôle du risque et de la sélection participative. À partir d’enquêtes menées auprès de 378 producteurs, elle révèle qu’il est possible d’identifier les agriculteurs à fort potentiel d’adoption grâce à une approche innovante d’élicitation des préférences. Cette méthode, fondée sur des scénarios mettant en évidence le risque, offre un outil rapide et fiable pour cibler les producteurs pilotes à intégrer dans les programmes de sélection participative. La thèse ouvre ainsi des perspectives pratiques pour un déploiement plus efficace de l’innovation variétale et une meilleure diffusion des semences améliorées au sein des communautés rurales.

Ci-dessous, la composition du jury :

Président :  M. Birahim Bouna NIANG, Professeur titulaire Université Cheikh Anta Diop

Rapporteurs : 

1-Abdou Khadre DIENG Maître de conférences agrégé, Université Cheikh Anta Diop de

Dakar

2-Assane BEYE Maître de conférences agrégé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar

3-Ndéné KA Maître de conférences agrégé, Université Alioune Diop de Bambey

Examinatrice : Mme Ndéye Fatou FAYE MANE Chargée de recherches, Institut sénégalais de recherches agricoles

Co-directeur de thèse : M. Ludovic TEMPLE,  Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement.

RESUME DE LA THESE

La filière semencière constitue un levier stratégique pour l’intensification durable de la
production agricole et la consolidation de la sécurité alimentaire au Sénégal. Malgré les efforts
engagés depuis plusieurs décennies pour développer et diffuser des variétés améliorées, leur
adoption par les producteurs demeure limitée. Cette thèse analyse les déterminants de
l’adoption des variétés améliorées de mil et de sorgho, en mettant particulièrement l’accent sur
le rôle des risques et de la sélection participative dans la décision d’adoption.

L’étude repose sur une approche mixte articulant des enquêtes qualitatives auprès des acteurs
institutionnels du système semencier et une enquête quantitative menée auprès de 378
producteurs répartis dans 47 villages et 23 communes. L’analyse économétrique, fondée sur un
modèle probit, met en évidence six principaux facteurs influençant l’adoption : l’aversion au
risque, la participation à la sélection participative, l’adhésion à une organisation de producteur,
le contact avec les agents de vulgarisation, le revenu non agricole mensuel et l’accès au crédit.
Les résultats soulignent notamment le rôle structurant des organisations paysannes dans
l’atténuation de l’effet négatif de l’aversion au risque sur la probabilité d’adopter une nouvelle
variété.

Au-delà de ces apports empiriques, la thèse introduit une contribution méthodologique originale
en mobilisant les outils d’élicitation des préférences comme instrument de ciblage rapide des
profils d’agriculteurs. L’utilisation exclusive des scénarios d’aversion au risque se révèle
efficace pour identifier les producteurs à fort potentiel d’adoption, réduisant significativement
le temps et le coût de collecte des données.

Ces résultats ouvrent des perspectives opérationnelles pour le renforcement des politiques
d’innovation variétale et des programmes de sélection participative. En articulant les
dimensions socioéconomiques, comportementales et organisationnelles de l’adoption, cette
recherche contribue à une meilleure compréhension des mécanismes de diffusion de
l’innovation et à la promotion d’une agriculture plus inclusive, performante et résiliente au
Sénégal.

Actu à suivre sur Facebook et LinkedIn.

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2050 : 5 futurs des systèmes alimentaires de fruits et légumes à Ziguinchor et Basse Casamance

À quoi ressembleront nos assiettes demain ? Comment nourrir durablement la ville de Ziguinchor et sa région face au changement climatique, à la croissance démographique et à l’urbanisation ? Comment réduire la dépendance en fruits et légumes face à l’extérieur ?

Dans le cadre du projet Safoods (financement UE), un exercice inédit de prospective participative a été mené par Le GRDR, la mairie de Ziguinchor, l’ISRA, le CIRAD avec des acteurs locaux – producteurs, commerçants, restaurateurs, chercheurs, élus et associations – pour imaginer les scénarios possibles des systèmes alimentaires de fruits et légumes à l’horizon 2050 dans la région.

Les résultat : six futurs contrastés, allant de l’“eldorado des coopératives agricoles”, où professionnalisation, coopératives et énergies renouvelables transforment le paysage, jusqu’au scénario noir “Kateukeuss !!!”, marqué par les conflits, l’autoconsommation contrainte et la disparition des marchés structurés.

L’objectif ? Mieux anticiper pour mieux agir aujourd’hui. Ces scénarios ne prédisent pas l’avenir, mais permettent de mettre en lumière les choix à faire dès maintenant pour renforcer la résilience alimentaire, valoriser les produits locaux, accompagner les jeunes et les femmes, et construire un système alimentaire territorial plus juste et durable.

Voici un petit film synthétise ces scénarios…  https://youtu.be/ap6qiY-6MW8

📖 Le rapport complet est disponible ici : https://agritrop.cirad.fr/611374/

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Lancement des plateformes numériques DERPIn pour le Sénégal

AKADEMIYA2063, en partenariat avec l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles à travers son Bureau d’Analyses Macro-Économiques (ISRA-BAME) et le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), a le plaisir de vous inviter à l’événement de lancement des plateformes numériques du projet DERPIn. L’événement virtuel se tiendra le mardi 14 octobre à 14h30 sur Zoom (lien d’inscription ici).

AGENDA

Cet événement comprendra la démonstration et le lancement des plateformes numériques développées pour le Sénégal dans le cadre du projet Innovations en matière de politique nutritionnelle et de résilience grâce au numérique (DERPIn). Le projet DERPIn a été conçu pour renforcer la résilience des systèmes agroalimentaires africains en exploitant les technologies numériques et les solutions basées sur les données pour doter les décideurs, les agriculteurs et les autres parties prenantes des outils et des informations nécessaires à la prise de décisions éclairées et à la mise en œuvre de politiques efficaces, sensibles au genre et inclusives. Il a été mis en œuvre entre décembre 2023 et août 2025 par AKADEMIYA2063 au nom de la GIZ (l’agence allemande de coopération internationale pour le développement), en collaboration avec l’Organisation Panafricaine des Agriculteurs (PAFO) et des partenaires de recherche nationaux au Bénin, au Ghana, au Malawi, au Sénégal et en Ouganda.

Le projet DERPIn propose divers produits de données ainsi que des analyses pertinentes pour l’élaboration des politiques, notamment :

  • Des statistiques agricoles basées sur des données satellitaires : des cartes des types de cultures visualisées en temps réel, des prévisions de la production et du rendement, des cartes d’adéquation des cultures, un suivi des émissions de gaz à effet de serre, un suivi de la croissance des cultures et des anomalies météorologiques.
  • Des évaluations de la vulnérabilité : des cartes et des paramètres de mesure de la vulnérabilité des ménages face aux chocs économiques, climatiques et sociaux.
  • Des cartes d’adéquation des nutriments : des estimations de l’adéquation des ménages en matière d’énergie, de protéines et de consommation de 11 micronutriments ; l’identification des principales sources alimentaires et ; la sensibilité de la demande face aux fluctuations des revenus et des prix.

Ces analyses sont communiquées aux parties prenantes via différents supports, notamment des plateformes numériques interactives, spécifiques à chaque pays, qui permettent aux utilisateurs d’accéder aux données, aux cartes et aux analyses, et de les télécharger. La plateforme de prévisions agricoles Africa Agriculture Watch (AAgWa) donne accès à des statistiques agricoles et climatiques basées sur des données satellitaires, tandis que la plateforme Food System Crisis Observatory and Response (Observatoire et réponse aux crises des systèmes alimentaires – FS-COR) regroupe des données et des analyses sur la vulnérabilité des communautés et l’adéquation nutritionnelle.

Cet événement comprendra une présentation des résultats du projet DERPIn, des démonstrations des plateformes AAgWa et FS-COR, et une discussion sur les opportunités de promouvoir la prise de décision fondée sur des données probantes au Sénégal.

 

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AFSF 2025 à Dakar : l’ISRA en première ligne pour des systèmes alimentaires africains durables

Du 31 août au 5 septembre 2025, Dakar a accueilli la 19e édition du Forum Africain sur les Systèmes Alimentaires (AFSF). Placée sous la présidence effective du Chef de l’Etat sénégalais, son Excellence M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la cérémonie d’ouverture du Forum a également été honorée par la participation du Président rwandais, son Excellence M. Paul Kagame, témoignant ainsi de l’engagement politique fort en faveur de la transformation des systèmes alimentaires en Afrique.

Durant ces 06 jours, le Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio était l’épicentre des réflexions sur l’avenir des systèmes alimentaires africains. Placé sous le thème de la jeunesse africaine comme moteur de transformation, l’événement a réuni plus de 6100 participants issus de 14 pays dont des chercheurs, des décideurs politiques, des acteurs privés, des agriculteurs et des partenaires techniques et financiers. Cette édition a été également marquée par la signature de partenariats et investissements à hauteur de 337 milliards de francs CFA, d’après les sources officielles.

Parmi les institutions mobilisées, l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) a joué un rôle de premier plan. Fort de son expertise scientifique reconnue et de son engagement pour le développement de l’agriculture, l’institut a participé à l’organisation et à l’animation d’une part importante des activités scientifiques du Forum et mis en valeur ses innovations à travers des expositions conjointes dans le cadre de projets/programmes phares.

Par cette forte mobilisation, l’ISRA a ainsi confirmé son positionnement stratégique dans la transformation durable des systèmes alimentaires en Afrique et réaffirmé l’importance de la recherche pour la souveraineté alimentaire du continent.

A travers l’animation scientifique, la modération de panels de haut niveau et l’exposition de ses innovations, ses chercheurs ont partagé leur expertise sur des thématiques clés telles que l’innovation semencière, l’agroforesterie, le pastoralisme, le financement climatique, la valorisation des céréales locales et des cultures négligées et le rôle des jeunes et des femmes dans la transformation agricole.

Parallèlement, l’ISRA a co-organisé plusieurs événements avec des partenaires stratégiques dont deux side-events majeurs aux côtés du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) et le Centre du Riz pour l’Afrique (Africa Rice Center). Ces sessions ont réuni sur deux jours chercheurs, décideurs politiques et acteurs privés autour de stratégies pour renforcer les systèmes semenciers face aux défis climatiques, socio-culturels, économiques et structurels.

Au terme du Forum, le Directeur Général de l’ISRA a tiré un bilan positif de la participation de l’institut à ce rendez-vous continental. Pour Dr Moustapha Guèye, au-delà de sa remarquable contribution scientifique à ce forum, l’ISRA a renforcé son réseau de partenaires avec des accords de coopération, des intentions de partenariat et des pistes de collaboration qui seront explorés avec les institutions africaines et internationales concernées dans le but de co-construire des systèmes alimentaires plus résilients, durables et inclusifs.

Source : www.isra.sn

A gauche, le JT de l’ISRA dédié au Forum. 

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Appel à Contribution CINEFEMFEST

Le Festival africain du film et de la recherche féministes CINEFEMFEST – Gëstu Nataal i Jigeen, en partenariat avec ISRA BAME, ENDA , la Direction de l’Animation Culturelle et Scientifique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la Direction de la Vie Universitaire et du Service à la Communauté, la Direction de la Communication, CINÉ-UCAD, et la CNPEAPM, lance un appel à contributions pour son atelier de recherche-action Intersections: Selebeyoon sur « Artivisme, Démocratie & Écologie ».

Cet atelier s’adresse aux étudiant.e.s en Master et en Doctorat de toutes les universités du Sénégal, ainsi qu’aux artistes, et activistes féministes et environnementales. Il invite à proposer des contributions explorant les croisements entre création artistique, justice environnementale et luttes démocratiques, avec une attention particulière portée aux droits et aux expériences des femmes, à la préservation de l’environnement et à la souveraineté alimentaire, et à la valorisation du patrimoine culturel.

Modalités de soumission

Les propositions peuvent inclure :
* Court métrage (maximum 15 minutes)
* Communication scientifique** (résumé de 500 mots)
* Photographie (3 clichés destinés à l’exposition)
* Tableau ou œuvre plastique
Post-scriptum : toute autre forme d’expression artistique (slam, poésie, nouvelles, performance scénique, installation, etc.) est également la bienvenue.

Informations pratiques
* Date limite de réception des candidatures : 3 octobre 2025
* Notification des candidat.e.s sélectionné.e.s : au plus tard le 8 octobre 2025
* Disponibilité requise : dernière semaine d’octobre /première semaine de novembre 2025

Les propositions doivent inclure
* Un titre et un résumé (500 mots maximum) présentant la contribution
* Une courte biographie de l’auteur/rice et un CV
* Les supports correspondants (texte, fichier vidéo, photo, visuel de l’œuvre, etc.). Soumission

Les candidatures sont à envoyer par email à : cinefemfest@cinefemfest.com avant 17 heures, le 3 octobre.
*Les candidatures féminines sont vivement encouragées.
**Les textes complets de 4000 mots dont les résumés sont acceptés devront être soumis avant le 22 octobre à 17h.

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Session d’Information sur le 2e Appel à Propositions de Recherche Future works

 

Merci à tous les participants à la une session d’information du 19 septembre 2025 sur la 2e phase de l’Appel à projets pour les sous-subventions de recherche sur l’avenir du travail en Afrique de l’Ouest et du Centre (CRDI-Future of Work) ! Vos questions et vos contributions ont rendu la session informative et interactive. Nous nous réjouissons de recevoir vos propositions et de collaborer avec vous dans le cadre de cette importante initiative.

Vous avez encore jusqu’au 30 Septembre 2025 pour obtenir un financement pouvant aller jusqu’à 100 000 dollars canadiens pour votre recherche.

Vous avez encore jusqu’au 30 septembre 2025 pour obtenir un financement pouvant aller jusqu’à 100 000 $ canadiens pour vos recherches.

Plus d’info… https://www.isra-bame.sn/appels-a-projets/

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L’ISRA plaide au Ghana pour l’inclusion des jeunes marginalisés dans les politiques publiques de l’emploi

L’ISRA, à travers Abdoul Moutalib Ndiaye et Dr Mamadou Bobo Barry, a participé à la Convening Youth Futures Collaborative (Accra, 27–29 août 2025) . Un événement qui s’inscrit dans le cadre du projet « Avenir des jeunes pour un travail digne et épanouissant en Afrique », financé par la Mastercard Foundation et mis en œuvre dans 8 pays africains : Ghana, Afrique du Sud, Nigeria, Sénégal, Éthiopie, Kenya, Ouganda et Rwanda.

La rencontre avait pour objectifs de partager les avancées de recherche, de renforcer les synergies entre équipes, et de co-construire des recommandations et une théorie du changement pour mieux inclure la voix des jeunes dans l’orientation des politiques publiques.

 

Les participants sénégalais à l’atelier

Les échanges ont souligné la nécessité d’exploiter les données jeunesse, d’intégrer les dynamiques familiales et culturelles, de reconsidérer l’informalité, de renforcer la formation technique et la valorisation des soft skills, et d’assurer l’inclusion des jeunes marginalisés via des partenariats opérationnels.

En partenariat avec ISSER (Université du Ghana), l’ISRA BAME est responsable de la coordination des activités du pilier 2 au Sénégal dédié aux entreprises autochtones dans l’économie informelle chez les jeunes. La recherche inclura une analyse comparative transnationale et le développement de modules de formation avec des boîtes à outils pour le renforcement des capacités des jeunes entrepreneurs autochtones. Elle se concentrera sur quatre secteurs spécifiques d’intérêt : le textile (transformation du coton), l’industrie agroalimentaire (ostréiculture), les cosmétiques et la beauté (l’huile de touloucouna) et l’artisanat (poterie). L’objectif général est d’explorer le potentiel d’innovation et les cadres de soutien nécessaires à la croissance des entreprises autochtones dirigées par des jeunes. Le programme vise à générer des connaissances et des outils pratiques, tels qu’une trousse à outils pour les entreprises autochtones, afin de fournir des informations sur le développement et la croissance de ces entreprises vers des formes de travail dignes et épanouissantes.

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L’ISRA-BAME a intégré le réseau ANAPRI en 2022. C’est ainsi qu’un partenariat est né entre l’ISSER de l’Université du Ghana et le BAME dans le cadre du projet FutureWORKS Collective (FWC) financée par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI). Le projet « Youth Futures in Dignified and Fulfilling Work in Africa » s’inscrit dans une dynamique transnationale, portée par plusieurs institutions africaines et coordonnée à l’échelle continentale par ISSER. Dans le contexte spécifique du Sénégal, où l’emploi des jeunes demeure un défi majeur malgré leur dynamisme et leur potentiel, cette initiative représente une opportunité stratégique. Elle vise à générer des connaissances actionnables adaptées aux réalités locales, et à développer des outils concrets pour accompagner les jeunes vers un travail digne et épanouissant. À travers ce partenariat, l’ISRA-BAME entend favoriser un échange actif entre chercheurs, praticiens, décideurs et jeunes, afin de renforcer les capacités locales, expérimenter des solutions innovantes et contribuer à une meilleure orientation des politiques publiques.

Actualités-BAME, Appel à proposition

Projet Galiléo : Appel à candidature pour une thèse de doctorat en sciences sociales

OFFRE DE THESE GALILEO-SCIENCES SOCIALES

Un nouveau projet, GALILEO, a été lancé en janvier 2025 avec la participation du Sénégal. Inscrit dans le cadre d’une Action de recherche et d’innovation du programme HORIZON et financé par l’Union européenne, il a pour objectif de renforcer les moyens de subsistance en milieu rural et d’accroître la résilience face au changement climatique en Afrique. Pour ce faire, il mise sur une approche innovante de l’agroforesterie intégrant les populations, les arbres, les cultures et l’élevage.

GALILEO adopte une approche Multi-Acteurs visant à co-développer des innovations agroforestières adaptées aux contextes locaux et centrées sur les populations. Ces innovations seront expérimentées dans des systèmes agro-pastoraux, agroforestiers et agro-sylvo-pastoraux représentatifs de l’Afrique subsaharienne (ASS). L’ambition est de faire de l’agroforesterie un levier stratégique pour améliorer durablement les performances agricoles, renforcer les moyens de subsistance des ménages, accroître la capacité d’adaptation et d’atténuation au changement climatique, tout en préservant et valorisant la biodiversité en ASS.

Notre approche sera testée dans :

– huit (08) laboratoires vivants agroforestiers (Living Labs) à l’échelle locale et en étroite collaboration avec les acteurs du terrain,

– quatre (04) plateformes nationales d’innovation et une plateforme régionale, réparties dans quatre (04) pays de l’Union africaine en ASS : Sénégal, Ghana, Cameroun et Kenya.

Les laboratoires vivants de GALILEO sont situés :

– dans des zones semi-arides du Sénégal et du Kenya,

– et dans des zones normalement humides mais sujettes à la sécheresse au Ghana et au Cameroun, permettant ainsi une comparaison sur une large gamme de conditions agroécologiques en ASS.

Nous recrutons actuellement un(e) doctorant(e) pour travailler au Sénégal essentiellement, dans le Work Package 1 (WP1) intitulé « Farm2Policies ».

  1. Workpackage 1 : « Farm2Policies » – Innovations socio-institutionnelles pour stimuler l’agroforesterie

Ce volet a pour ambition d’évaluer les besoins et les contextes actuels, de concevoir des méthodes participatives, de renforcer les collaborations, et d’identifier les obstacles institutionnels pour améliorer la gestion des pratiques des systèmes agroforestiers (AFSP).

  1. Objectif de thèse

Malgré les avantages démontrés de l’agroforesterie pour la résilience climatique, la biodiversité et les moyens de subsistance, son adoption reste freinée par des barrières socio-institutionnelles : cadres politiques inadaptés, manque de coordination entre acteurs, faible reconnaissance des savoirs locaux. La thèse cherche à identifier et comprendre ces blocages.

Cette thèse s’inscrit dans le cadre du projet GALILEO, mais poursuit des objectifs scientifiques propres. Elle vise à comprendre et analyser les dynamiques socio-institutionnelles qui influencent l’adoption de l’agroforesterie dans les territoires ruraux du Sénégal, en particulier dans les Living Labs de Niakhar (région de Fatick) et de Warkhokh (région de Louga).

Comment les innovations socio-institutionnelles peuvent-elles contribuer à transformer les modes de gouvernance locale et favoriser l’intégration de l’agroforesterie dans les politiques publiques, afin de stimuler l’adoption durable de ces pratiques ?

La thèse devrait permettre spécifiquement

  • De contribuer à l’avancement des connaissances scientifiques sur les innovations socio-institutionnelles en agroforesterie en Afrique subsaharienne ;
  • D’analyser les dynamiques communautaires et institutionnelles qui influencent la diffusion des pratiques agroforestières ;
  • D’évaluer les perceptions et représentations des différents acteurs (agriculteurs, éleveurs, décideurs, ONG, secteur privé) vis-à-vis de l’agroforesterie ;
  • De tester et documenter des dispositifs participatifs (focus groups, plateformes multi-acteurs, dialogues politiques) pour lever les blocages institutionnels ;
  • De proposer des cadres d’action et des mécanismes innovants favorisant l’intégration des pratiques agroforestières dans les politiques locales et nationales.
  1. Atouts recherchés

-Maîtrise des logiciels de bureautique, de statistiques, de cartographie, d’enquêtes, de LLMs

-Maîtrise du français et avoir un bon niveau en anglais (écrit, parlé)

-Maîtrise des langues pratiquées dans nos 2 living labs du Sénégal : Wolof, Sérère, Pular… serait un grand atout.

-Facilités en communication orale et écrite

-Aptitude à travailler en équipe

-Mobilité sur le terrain

  1. Processus de candidature

Le dossier de candidature devra comporter les éléments suivants :

– un curriculum vitae détaillé,

– une lettre de motivation,

– une lettre de recommandation émanant de référents académiques ou professionnels attestant de votre potentiel en recherche,

– un projet de thèse en lien avec la thématique (maximum 5 pages),

– des copies des diplômes académiques en Sociologie, Anthropologie, Economie et tout autre master pluridisciplinaire en Sciences sociales.

  1. Conditions financières et de travail

– Bourse mensuelle pour la durée de la thèse (3 ans);

– Prise en charge des frais de recherche liés à la thèse (enquêtes, ateliers, missions de terrain).

– Le/la doctorant(e) sera basé(e) à Dakar, avec des séjours fréquents dans les zones d’étude (Niakhar, région de Fatick, et Warkhokh, région de Louga).

  1. Encadrement

Le ou la candidat(e) retenu(e) bénéficiera d’un co-encadrement scientifique assuré par son directeur de thèse à l’université et un co-directeur ou co-encadrant à l’ISRA-BAME assuré par Dr. Finda Bayo DIAKHATE (ISRA-BAME),

Un comité d’encadrement interne ISRA sera constitué de

Chérif Syaka Assembène MANE (ISRA-BAME)

Dr. Pape Bilal DIAKHATE (ISRA-BAME),

Dr. Astou Diao CAMARA (ISRA-BAME),

Dr. Tamsir MBAYE (ISRA- CNRF)

D’autres chercheurs de l’ISRA, du CIRAD et de l’IRD pourront intervenir comme encadrants associés.

L’ensemble du dossier doit être envoyé par courriel à : secbame@gmail.com , bame@isra.sn avec le titre de l’appel indiqué dans l’objet du message.

Date limite de candidature : 30/09/2025

Seules les candidatures présélectionnées feront l’objet d’une convocation à un entretien.

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Prospective AgroEco2050-Sénégal : quelle agriculture pour demain au Sénégal ?

Un nouveau rapport co-publié par le Cirad, le Bureau d’analyses macroéconomiques de l’Institut sénégalais de recherches agricoles, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec le gouvernement du Sénégal* et la DyTAES** présente des visions contrastées du devenir de l’agriculture sénégalaise à l’horizon 2050. Après avoir revisité les tendances passées à long terme, trois scénarios ont été construits : un scénario Agroécologique (AE), un scénario Agro-industriel (AI) et un scénario intermédiaire de Coexistence verte.

L’agriculture sénégalaise fait face à trois grands défis interconnectés d’ici 2050 :
1.    assurer une alimentation suffisante, saine, diversifiée, nutritive et accessible à tous les membres d’une population qui doublera d’ici trente ans ;
2.    fournir un travail et un revenu attractifs aux jeunes générations alors qu’elles se retrouvent déjà aujourd’hui souvent sans emploi ; et
3.    préserver les écosystèmes (sols, eaux, biodiversité, etc.), adapter l’agriculture au changement climatique et contribuer à l’atténuer pour ne pas mettre en danger les capacités productives et la sécurité alimentaire du pays à long terme.

Pour faire face à ces défis, les orientations de la future Stratégie Nationale de Souveraineté Alimentaire (SNSA) préconisent une augmentation durable de la disponibilité d’aliments en quantité et en qualité suffisantes, une promotion de l’accessibilité physique et économique d’une alimentation diversifiée et nutritive aux populations, un renforcement du financement ainsi que des services de recherche-développement et de conseil. C’est dans ce cadre que l’initiative AgroEco2050 s’est inscrite pour aider le gouvernement du Sénégal à co-construire et quantifier des visions contrastées de l’agriculture sénégalaise à l’horizon 2050.

Quelle finalité pour AgroEco2050-Sénégal ?

« AgroEco2050-Sénégal est une prospective participative qui cherche à préciser les défis de l’agriculture sénégalaise à l’horizon 2050 en combinant les savoirs d’un groupe d’experts et un modèle biophysique et économique, Agribiom », expliquent Rémi Prudhomme, Marc Piraux et Bruno Dorin du Cirad, auteurs du rapport. Cette initiative AgroEco2050-Sénégal a permis de regrouper une vingtaine d’experts de divers horizons et aux intérêts variés : des représentants des agriculteurs, des chercheurs, des experts de ministères sectoriels de l’Agriculture et de l’Environnement, des représentants d’entreprises privées, des ONGs et d’agences gouvernementales. Elle cherche à mettre en regard, à quantifier et à faire discuter deux visions contrastées d’évolution possible de l’agriculture et de l’alimentation sénégalaises, à savoir le modèle industriel et le modèle agroécologique. L’exercice
interroge et interconnecte plus particulièrement trois dimensions clés – l’emploi, les usages des sols et le PIB – pour vérifier la cohérence de chaque scénario et discuter de leurs implications politiques.

AgroEco2050-Sénégal est une composante clé du projet mondial « Prospective sur les défis et les opportunités pour les systèmes alimentaires durables et la transition agroécologique », lancé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en 2022, en étroite collaboration avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) en tant que partenaire scientifique, et avec le soutien financier de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, au nom du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Le projet vise à renforcer le rôle des processus de prospective pour soutenir les transformations des systèmes alimentaires par le biais de l’agroécologie.

Deux récits pour une seule question : la forme de l’agriculture de demain pour le Sénégal

Dans un contexte de doublement de la population à l’horizon 2050, une intensification qu’elle soit écologique ou conventionnelle est nécessaire pour assurer un taux de couverture des besoins alimentaires satisfaisant.

« La principale différence entre ces scénarios est la mobilisation, dans le scénario agroécologique, d’une plus grande force de travail, des processus écologiques permettant de réduire les intrants industriels et de plus de terres en restaurant notamment des terres dégradées », précise Cheickh Sadibou Fall, chercheur à l’ISRA, et co-auteur du rapport.

Le scénario agro-industriel mobilise plus d’intrants industriels, permettant d’atteindre des rendements plus importants. Combiné à une augmentation des surfaces par agriculteur, ces augmentations de rendement bénéficient par contre à moins d’agriculteurs.

Dans les deux scénarios, le revenu des agriculteurs augmente, ce qui est une condition nécessaire pour avoir une agriculture viable et attractive pour les jeunes. Cette prospective a également permis de déceler un manque de connaissances nécessaires à la réalisation des visions AE et AI.

« Dans l’immédiat, ces travaux informeront l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale pour l’agroécologie et l’agriculture biologique au Sénégal, initiée par le gouvernement du Sénégal avec la participation des acteurs », précise Anne-Sophie Poisot du Bureau de l’Innovation de la FAO.

Une question qui est donc fortement d’actualité pour l’agriculture sénégalaise d’aujourd’hui et de demain.

* MASAE : Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage
** DyTAES : Dynamique pour une Transition Agroécologique au Sénégal

Ce rapport a été produit par le Groupe d’experts de l’initiative de recherche collective « AgroEco2050 Sénégal » constitué de représentants du ministère de l’agriculture (CT, DA), du ministère de l’environnement (DEEC, CSE), du ministère de l’économie (DGPPE), des agences nationales (ANSD, ANIDA, ANCAR, ANACIM), de la société civile (DyTAES), des organisations de producteurs (FONGS, CNCR), des ONG (AgriSud International, Enda ProNat), des centres de recherche (CIRAD, ISRA, UCAD, INP), des organisations internationales (IFPRI, FAO[1]Sénégal) et d’une entreprise privée (CSS Richard Toll).

Références

Prudhomme, R., Ahoun, V.D., Fall, C.S., Piraux, M. et Dorin, B. 2025. Analyse prospective de l’agriculture sénégalaise en 2050 : agro-industrie versus agroécologie ? Rapport sur la prospective « AgroEco2050-Sénégal». Paris, CIRAD, Dakar, ISRA-BAME et Rome, FAO. https://doi.org/10.4060/cd5033fr

Mardi du BAME du 16 avril 2024 / Note de Synthèse 29e “MARDI DU BAME” sur l’“Analyse prospective de l’agriculture sénégalaise en 2050 : agro-industrie versus agroécologie” https://www.isra-bame.sn/wp-content/uploads/2025/04/1-6.pdf

Lire ici le Communiqué de presse conjoint ISRA_FAO_Cirad_finalisé

Source : CIRAD
RETOMBEES PRESSE….
🗞️https://fr.apanews.net/news/senegal-deux-visions-contrastees-pour-lagriculture-a-lhorizon-2050/
🗞️https://lequotidien.sn/pour-un-taux-de-couverture-des-besoins-alimentaires-satisfaisant-a-lhorizon-2050-des-experts-estiment-necessaire-lintensification-de-lagriculture/
🗞️https://allforsciences.media/senegal-quel-avenir-pour-lagriculture-en-2050/
🗞️ https://www.sudquotidien.sn/senegal-2050-quelle-agriculture-pour-nourrir-employer-et-preserver/
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Forum sur les systèmes alimentaires de Dakar : une participation fortement genrée de l’ISRA BAME

L’ISRA BAME a le plaisir d’annoncer sa participation active au Forum sur les systèmes alimentaires de Dakar, qui se tiendra du au 31 Aout au 5 septembre 2025 au CICAD de Diamniadio. Trois de ses chercheurs seront impliqué dans  l’animation de panels, side event et d’activités en plénière.

Lors de ce grand rendez-vous qui réunit décideurs publics, chercheurs, entrepreneurs et autres acteurs clés du secteur, l’ISRA contribuera à travers ses équipes de chercheurs, ses partenaires et ses projets phares, aux réflexions stratégiques sur la transformation durable des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest. Cette participation s’inscrit dans une dynamique de mobilisation des savoirs scientifiques pour bâtir des systèmes durables, inclusifs et résilients.

Les interventions de nos chercheures porteront notamment sur les enjeux clés des systèmes alimentaires africains à travers des conférences, panels et parcours interactifs.

La directrice du BAME, Dr Astou Diao Camara, va modérer la cérémonie d’ouverture du Pavillon Sénégal, le panel sur la mettre à l’échelle les potentialités des exploitations agricoles familiales pour garantir des systèmes alimentaires durables en Afrique de la Dytaes et un Side Event de l’ILRI sur le rôle du pastoralisme dans la transformation des systèmes alimentaires.

Dr Ndèye Fatou Faye Mané, Economiste au BAME va modérer la Session thématique « Knowledge Hub Session -Aperçus du terrain » de l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) et organiser et modérer un panel au Pavillon Sénégal sur « Transformation des systèmes alimentaires : quel rôle des politiques publiques » avec la participation du Réseau africain des politiques agricoles (ANAPRI).

Dr Géneviève Dione, sociologue au BAME va tenir une communication à la session de clôture, en plénière, sur le thème « Champion et Investir dans l’avenir ».

Le BAME est également impliqué dans l’organisation des deux spécials events co-portés par l’ISRA, le CORAF et Africa Rice sur les semences  et d’une session thématique qui porte sur le rôle des femmes dans les systèmes alimentaires.

A l’image du BAME, d’autres centres de l’ISRA prendront part au Forum africain sur les systèmes alimentaires.

Le Forum africain sur les systèmes alimentaires se réunit chaque année sur différents thèmes et dans différentes régions d’Afrique. Il réunit chefs d’État, ministres, chefs d’entreprise, partenaires de développement, agriculteurs, jeunes, femmes et autres acteurs afin de collaborer à l’identification de mesures et de politiques visant à faire progresser l’agenda continental pour le développement des systèmes alimentaires. Durant cette période, le Forum africain sur les systèmes alimentaires s’est imposé comme une plateforme essentielle pour stimuler la croissance du secteur agricole africain.