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Journée nationale de promotion des céréales locales : la panification au cœur du débat

Le 19 juin s’est tenue, la « Journée nationale de promotion des céréales locales et des semences paysannes » à Thiès ; une rencontre organisée par la FONGS, en partenariat avec l’ONG SOL. Abdoul Moutalib Ndiaye, Ingénieur d’études à l’ISRA BAME a pris part à la cérémonie d’ouverture présidée par M. Nadjirou Sall, président du CNCR. Étaient présents M. Abiboulaye Sidibé, DRDR de Thiès, M. Ousmane Ndiaye, directeur de l’ASPRODEB, M. Aziz Badji, secrétaire général de la FONGS, M. Ouedraogo de ROPPA, M. Iba Mar Diop de la Dytaes, M. Gildas Butte de l’ONG SOL ainsi que les représentantes du ministère de la Famille et des Solidarités et du conseil départemental de Thiès.

M. Abdoul Moutalib Ndiaye

M. Ndiaye a participé au panel intitulé « Freins et leviers à la mise à l’échelle de la filière et réflexions communes sur les axes de renforcement ». Son intervention s’est articulée autour de trois points essentiels:

D’abord, partant du projet d’accompagnement des boulangeries artisanales, il a souligné l’obstacle réglementaire posé par l’interdiction de l’usage du bois en boulangerie et l’interdiction de la production de pain artisanal dans les agglomérations de plus de 10 000 habitants.

Partant des résultats de ses travaux, il a ensuite proposé des leviers pour assurer la pérennité et l’autonomie du modèle : la mise en place d’un financement intégré inspiré du modèle « tomate industrielle » (banque–producteurs–industriels), l’instauration d’un mécanisme de prélèvement sur les revenus générés par la filière pour créer un fonds de services, et le recours au warrantage pour sécuriser stocks et crédits. Il a souligné dans son intervention l’importance du plaidoyer et de la communication, sensibilisation des consommateurs et le développement du marché institutionnel ainsi que sur le rôle clé de la recherche, notamment via un partenariat renforcé avec l’Institut de Technologie Alimentaire pour diversifier et valoriser les produits.

M. Ndiaye a enfin replacé ces propositions dans la dynamique nationale d’import-substitution blé/céréales locales, en rappelant le travail sur l’actualisation du décret 79-665 bis qui rend obligatoire l’incorporation du mil dans la fabrication de pain. Il aussi a suggéré la création d’un programme national de pains composés mutualisant les initiatives existantes (FONGS, FNBS, etc.) et piloté par une plateforme réunissant recherche agroalimentaire (ISRA, ITA), décideurs, société civile et secteur privé, avec des mécanismes d’incitation et un système de suivi partagé.

Cérémonie d’ouverture

Cette activité du FONGS s’inscrit dans le cadre du projet “Promotion de la souveraineté alimentaire par la valorisation des ressources locales au Sénégal” qui pour objectifs de renforcer la souveraineté alimentaire au Sénégal et d’accroitre les revenus et réduire le chômage en milieu rural.

Actualités-BAME, Notes politiques

Nouvelle Note politique | Dialogues de politiques publique

Le travail décent en agriculture : l’appréhender au prisme de l’organisation familiale du travail et des modèles productifs en Afrique

Juin 2025 – N° 72 | AFD Département de la recherche

Cette note est issue des travaux qui ont fait suite à la Conférence internationale sur le futur du travail et de l’emploi dans le secteur agricole en Afrique de l’Ouest qui s’est tenue les 14 et 15 janvier 2025 à Dakar.

Note à télécharger ici.

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, le Rapport de la Conférence

 

Actualités-BAME, Appel à proposition

Offre Thèse de doctorat | PHD en économie Agroécologie et Systèmes alimentaires

Voici une offre de thèse proposée dans le cadre du Pole AEB (Agriculture, Environnement, Biodiversité) – PTL2 (Agroécologie et Systèmes alimentaires) et de son projet structurant Afrique de l’Ouest. La thèse est portée par l’UMR MoISA, co-encadrée en collaboration avec UMR SELMET, Aida, Hortsys et l’ ISRA BAME. Elle porte sur le rôle de l’ancrage écologique et socio-économique des filières au sein des territoires pour la TAE, avec des terrains prévus au Sénégal.

🗓️ Date limite de candidature : 15 juin

👂🏻Auditions pendant la semaine du 16 juin

La thèse sera gérée par l’Ecole Doctorale EDEG et fera l’objet d’une inscription à l’Université de Montpellier avec un accueil physique et scientifique au CIRAD (Montpellier) et des des séjours longs au Sénégal chaque année de thèse.

Appel à candidature pour une thèse en économie juin 2026

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Projet ARISER : atelier de restitution à mi-parcours

Après un atelier de présentation du projet ARISER (Modalités d’accès à la diversité cultivée et résilience des agroécosystèmes des zones semi-arides) qui s’est déroulé du 20 au 22 mai 2025 à l’hôtel Keur Vénus de Kaffrine, le BAME a accueilli ce lundi 26 mai 2025 la restitution sur les résultats des deux (02) premières années d’enquêtes. 

 

Ce projet (2022-2027), vise à mieux comprendre les mécanismes qui conditionnent l’accès des paysans

et paysannes à la diversité des cultures, et les implications de cet accès pour la résilience des systèmes agricoles face aux chocs, en particulier climatiques.

Le projet se déroule simultanément dans trois pays d’Afrique à savoir le Sénégal, le Maroc et le Madagascar. ARISER vise à fournir la première évaluation systématique de la relation entre les modalités de circulation des informations et des semences, la diversité des cultures, et la stabilité de la production agricole dans les zones arides africaines soumises à une forte variabilité climatique.

Au Sénégal, les enquêtes se focalisent dans la région de Kaffrine et cibles principalement des ménages pour une durée 4 afin de procéder à la restitution sur les résultats des 2 premières années d’enquêtes.

 

 

 

Mêlant élevage et agriculture familiale pluviale, les agriculteurs et agricultrices des 11 villages avec lesquels nous travaillons, mettent en terre des cultures vivrières comme du mil, du maïs, du niébé, ainsi que des cultures de rentes telle que l’arachide.

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La caravane nationale de l’agroécologie dans les Living labs du projet Santés & Territoires

L’étape “Lac de Guiers” de la caravane nationale de la DyTAES, organisé du 14 au 15 mai, a été l’occasion de lancer le processus de construction d’une Dynamique pour une Transition Agroécologique Locale (DyTAEL). Elle a commencé par une journée de visite des initiatives agroécologiques. Répartis en deux groupes, les caravaniers ont été dans les localités de Mbane et de Keur Momar Sarr où se trouvent les deux Living labs du projet Santés & Territoires. 

A Mbane, la journée a commencé sous un soleil chaud avec la visite des parcelles d’un producteur local d’agrumes intercalés à des cultures d’arachide. Ensuite, la caravane s’est dirigée vers le village de Ndiakhaye, pour visiter les parcelles des productrices Arame et Ndama Diop. Ces dernières cultivent en bordure de fleuve une diversité de légumes, céréales et autres fruitiers. Après un passage aux bassins piscicoles de Mbane, le périple de la caravane a été bouclé à la ferme Tawfekh. Cette dernière est très proche de l’idéotype construit avec les producteurs en 2022 dans le cadre du projet Santés & Territoire, et a permis aux participants d’avoir une illustration concrète de ce à quoi cette ferme pourrait ressembler. Sur 25 ha, cette exploitation est une mosaïque de parcelles aux usages diverses :

  • Prairies fourragères pâturées par moutons, chèvres, vaches et chevaux
  • Rizières et autres cultures de rente (arachide, …)
  • Productions maraichères et multiplication de semences paysannes
  • Pépinière
  • Volaille et pigeons de races rustiques

Le tout ceinturé et parsemé d’arbres aux fonctions variées: fruitiers, fourragers, fertilitaires, brise vent.

« Le projet Santés & Territoires nous a formé aux pratiques agroécologiques. Depuis nous essayons d’inclure ces pratiques dans la production agricole. Nous avons également de meilleurs rendements, raison pour laquelle j’invite les autres producteurs à suivre ce pas » ; a confié Aissa Daro Fall, Membre du réseau des producteurs en revenant sur l’accompagnement du projet pour une transition agroécologique dans la zone.

A Keur Momar Sarr, la caravane a visité la parcelle de Abdou Karim Sow qui s’engage déjà dans la transition agroécologique. Les caravaniers ont aussi rencontré des femmes du groupement d’intérêt économique (GIE) dirigé par Aissatou Touré. Ce GIE compte plus de 100 femmes qui s’activent dans le Maraîchage et la foresterie. Il s’en est suivi un passage aux parcelles de Allé Ka. Cet agriculteur se distingue par la production de raisin destiné à l’exportation.

La journée a été ponctuée de riches échanges de connaissances et d’expériences entre producteurs sur les différentes pratiques agroécologiques expérimentées dans la zone, de l’agroforesterie aux biopesticides, en passant par la réalisation de compost.

Vers une DyTAEL « Lac de Guiers »

A la suite des visites des pratiques agroécologique dans la zone, la caravane DyTAES 2025 a organisé le lendemain 15 mai 2025 un atelier, pour échanger avec les acteurs notamment sur la stratégie nationale agroécologique. Les participants ont été repartis en groupes pour émettre des propositions visant à renforcer le plaidoyer pour l’élaboration de la stratégie. Cheikh Ahmed Khaly Fall, Directeur de la délégation du Lac de Guiers à la SAED, a exprimé la volonté des acteurs locaux à créer une Dynamique pour une Transition Agroécologique Locale (DyTAEL). « C’est une rencontre très importante. Les caravanes de la DyTAES sont des opportunités d’échanges pour les acteurs de la transition agroécologique. La zone du Lac de Guiers est pour nous un laboratoire pour expérimenter les pratiques liées à l’agroécologie. Nous nous sommes rendu compte qu’il y a dans la zone des pratiques qui peuvent assoir durablement l’agroécologie. Nous sommes dans la logique de mettre en place une dynamique pour une transition agroécologique locale (DyTAEL). » a-t-il plaidé.

Tout au long de cette seconde journée, les participants ont eu l’occasion de découvrir de l’exposition photos mobile “YAAY DUND – Régénérer le vivant” de Raphael Belmin et de débattre autour de la forme d’agroécologie à privilégier, abordant des thèmes tels que l’utilisation à l’échelle locale de pesticides et l’appauvrissement des sols. Les producteurs locaux ont notamment pu questionner les organisateurs de la caravane, en mettant en avant leurs vécus, leurs doutes et leurs solutions.

Organisée par la DyTAES en collaboration avec de nombreux partenaires, cette caravane recueille les remarques et pistes de réflexion des producteurs locaux afin de produire un plaidoyer fort à l’échelle nationale sur l’agroécologie. Ayant lieu tous les trois ans, l’édition 2025 de la caravane de l’agroécologie dure 20 jours et passe dans l’ensemble des 14 régions du Sénégal. Même si le terme d’agroécologie occupe une place importante dans les politiques publiques, toutefois, les mesures qu’elle prône tardent à être appliquées sur le terrain.

« L’agroécologie pour un Sénégal souverain, juste et prospère »

Par Amsatou Mbacké Ndiaye, Chargé de la communication du projet Santé et Territoires

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Communication scientifique au Colloque DYNAMIF-2P : l’ISRA BAME représenté

Ibrahima Diallo, sociologue du travail et chercheur à l’ISRA BAME a participé au Colloque international sur les Dynamiques familiales, le Travail, les Migrations, et les Politiques publiques en Afrique de l’Ouest (DYNAMIF-2P) organisé par l’Interlaboratoire en sciences sociales sur les sociétés africaines de l’université Gaston Berger (UGB). Il s’est déroulé du 20 au 22 mai 2025 à Saint-Louis du Sénégal. A cette occasion, des chercheurs décideurs et experts nationaux, régionaux et internationaux ont discuté des mutations sociales pour des politiques publiques inclusives et durables en Afrique de l’Ouest.

Communication de Dr Ibrahima Diallo a porté, mardi 20 mai, sur les « Profils et trajectoires des travailleurs agricoles saisonniers originaires d’Afrique subsaharienne en France »

Résumé de la communication

Cette proposition de communication porte son attention sur un groupe social encore peu étudié parmi les travailleurs agricoles saisonniers : les migrants subsahariens dans le sud de la France. La présence de ces derniers dans le secteur de l’agriculture a été documentée dans le contexte de l’Espagne andalouse et de l’Italie. Dans le contexte français, les Subsahariens apparaissent généralement dans la littérature sociologique sous la figure de l’ouvrier spécialisé de l’industrie, du manœuvre du bâtiment ou de l’employé du tertiaire (nettoyage, restauration) (Jounin, 2009), mais rarement sous celle du travailleur agricole saisonnier.

Aussi l’objectif de cette communication est double : d’une part, il est d’analyser les profils et les trajectoires migratoires des travailleurs agricoles saisonniers subsahariens du sud français en tenant compte de leur condition et de leur fréquence dans les travaux agricoles ; d’autre part, ce travail vise à examiner le rapport au travail des saisonniers subsahariens. En particulier, on se demande qui sont les travailleurs agricoles saisonniers ? Quelles sont leurs trajectoires migratoires ? Et comment ces ouvriers agricoles perçoivent le travail agricole ? Cette analyse repose sur divers matériaux d’enquête issus de ma recherche doctorale (photographies, entretiens, notes consignées dans le journal de terrain) que nous avons recueillis dans le cadre d’observations participantes. Celles-ci ont été menées dans les lieux de travail ainsi que dans les espaces de vie des saisonniers subsahariens (campings, appartements).

Pour répondre à ce questionnement, tout d’abord, je présenterai les profils et les trajectoires migratoires des ouvriers agricoles étudiées. Ensuite, je mettrai en évidence la manière avec laquelle cette catégorie de salaries perçoivent le travail agricole saisonnier.

Mots clés : Travail agricole saisonniers, migrants subsahariens, France trajectoires, profils

#ColloqueDynamif2pUGB

 

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Publication Scientifique | À quoi sert l’agroécologie ? Les récits prédominants sur l’agroécologie en Afrique

Voici un article de la revue Rural Studies produit par des chercheurs Américains, Français et Sénégalais autour de la question : “What good is agroecology? Predominant narratives about agroecology in Africa”.

Cet article documente les récits sur l’agroécologie tels qu’ils sont racontés par les principaux acteurs du système alimentaire : agriculteurs, éleveurs, travailleurs d’ONG, agents de vulgarisation, fonctionnaires et chercheurs.

Suivant ces récits L’agroécologie est :

1) un outil dans une boîte à outils

2) pour les agriculteurs pauvres

3) la meilleure voie.

Parmi ces auteurs figure Aïssa Ndiereby Sall , doctorante en sociologie à l’ISRA (BAME) inscrite à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar dont les travaux de thèse portent sur les liens entre agroécologie et pastoralisme, particulièrement sur les freins et leviers à une transition agroécologique en zone pastorale et la problématique de l’accompagnement pour une transition agroécologique des systèmes d’élevage pastoraux.

Article à télécharger sur le site web de l’ISRA BAME

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Mahdia : animation scientifique sur les projets de stage autour des produits d’intérêt territorial (PIT)

Ce 20 mai 2025, le BAME a organisé une séance de présentation des projets de recherche initiés dans le cadre du déroulement du Projet Mahdia au Sénégal. Au nombre de 8 (5 étudiants de l’USSEIN, 3 de l’IA de Montpellier et un de l’ENA de Meknès), ces étudiants travailleront des sujets qui valoriseront les PIT dans le département de Fatick.

Cette activité vise à recueillir des retours constructifs de la part de l’équipe encadrante et au-delà de l’équipe du projet Mahdia. Elle favorise une meilleure articulation entre les différents travaux afin de répondre de manière cohérente aux priorités et enjeux du projet.

Les chercheurs de l’Institut Sénégalais Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), de l’Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès (ENA), de l‘Institut Agro Montpellier et de l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima NIASS, impliqués dans l’encadrement ont aussi pris part à cette séance de présentation.

Présentations des étudiants dans les locaux du BAME

Les étudiants ont abordé les thèmes suivants avec comme terrain d’étude le Département de Fatick : l’eau productive en maraichage, les pratiques d’intégration cultures-arbres-élevages en lien avec les PIT, les innovations territoriales, la place du PIT mil dans la culture locale, la gestion du sel et la culture du riz, les PIT dans les cantines scolaires, la gouvernance territoriale des PIT et le travail dans les marais salants à Fatick.

Pour rappel, un PIT est selon la définition des experts du projet, «une denrée alimentaire issue de la production agricole locale. Il est communément échangé, transformé, cuisiné, consommé et apprécié par les populations locales. Il contribue à l’identité patrimoniale et à la réputation d’un territoire. Il est une source de revenus pour les acteurs de la production et de la transformation, et source de bénéfices nutritionnels et socioculturels pour les consommateurs. Son processus de production est adapté au socioécosystème du territoire et présente de multiples bénéfices du point de vue de la résilience hydrique et de l’usage durable des ressources agroécologiques. Son accessibilité physique et économique lui permet de contribuer significativement à la souveraineté et à la sécurité alimentaires des populations locales. »

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Lancement de la Caravane Nationale de l’Agroécologie 2025 : le projet MAHDIA cité en exemple dans la promotion des pratiques agroécologiques à Fatick (SÉNÉGAL)

Après son lancement officiel dans les locaux du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage (MASAE), à la Sphère ministérielle Ousmane Tanor Dieng de Diamniadio (Dakar) le vendredi 2 mai, la Caravane Nationale de l’Agroécologie 2025 a entamé son parcours dans les régions de Fatick et Matam, choisies comme premières étapes.

Ce choix n’est pas anodin : la DyTAEL de Fatick, partenaire d’exécution du projet MAHDIA au Sénégal, est aujourd’hui considérée comme une référence nationale en matière d’initiatives agroécologiques.

Une mobilisation locale réussie autour des PIT

La Dynamique pour une Transition Agroécologique Locale de Fatick (DyTAEL de Fatick) a accueilli la caravane les 5 et 6 mai 2025, avec un programme riche en activités : visites de terrainateliers participatifs, et une foire d’exposition mettant en valeur les produits d’intérêt territorial (PIT).

Le premier jour a été marqué par la visite de la boulangerie Diam Buggum, qui a réussi à introduire les PIT dans ses produits, notamment un pain composé de plus de 20 % de niébé (haricot) et de mil. La délégation a également visité la ferme-école agroécologique Kaay Daraa, un autre exemple concret d’innovation locale.

Le deuxième jour, une foire dédiée aux PIT s’est tenue dans l’enceinte du CEDAF de Fatick, avec la présentation de produits locaux transformés, principalement proposés par des femmes transformatrices. L’initiative a été saluée par les autorités administratives et locales présentes.

Selon Mame Birame Sène, coordinateur de la DyTAEL de Fatick, « Pour atteindre la souveraineté alimentaire, il est nécessaire de valoriser les produits d’intérêt territorial (PIT) et de créer des boutiques de référence dédiées aux produits agroécologiques à l’échelle du territoire. »

Une dynamique soutenue par des projets structurants

Active depuis plusieurs années dans la promotion de l’agroécologie, la DyTAEL de Fatick bénéficie de l’appui scientifique et technique de plusieurs projets structurants. Le projet MAHDIA, en particulier, a suscité une forte adhésion grâce à la mise en place d’une plateforme multi-acteurs dédiée à la valorisation des pratiques agroécologiques portées par les acteurs locaux.

Une caravane nationale au service d’un projet de souveraineté

Placée sous le slogan « L’agroécologie pour un Sénégal souverain, juste et prospère », cette édition 2025 s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse visant à :

  • Contribuer à l’institutionnalisation de l’agroécologie et de l’agriculture biologique ;
  • Co-construire des solutions à partir des réalités territoriales ;
  • Renforcer les dynamiques locales pour une transition agroécologique durable.

La caravane se déroulera du 5 au 25 mai 2025, et sillonnera les 14 régions du Sénégal, en mobilisant institutions, organisations paysannes, chercheurs, et communautés rurales.

Publiée : 05/05/2025 sur le site web du Projet MAHDIA

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Publication Scientifique | Systèmes d’information de marché Niébé

Voici un article scientifique de Dr Mor NGOM, chercheur à l’ISRA BAME qui évalue l’impact de l’utilisation des Systèmes d’information de marché sur les revenus des producteurs de Niébé du Bassin Arachidier Sénégalais.

Utilisant la méthode du Propensity Score Matching (#PSM), les résultats de l’effet du traitement sur les traités montrent un impact positif.

A lire ici…  Article Scientifique sur l’impact des SIM sur les revenus des producteurs de Niébé_Last version